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 Visite de courtoisie

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Annabeth
– clan : pankara –
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(#) Visite de courtoisie  Sam 5 Mai - 12:29

La guerre est terminée depuis quelques jours et nous nous remettons de nos blessures, doucement, chacun sur ses terres. Priam étant blessé, je me suis permise de retourner en terres Askhadis rendre une visite à mes alliés. Besoin de petites mains, je les ai aidé à reconstruire et à effacer les traces de cet incident, qui malgré tout restera gravé dans les mémoires.

Après cela, j'ai décidé de reprendre les routes mais cette fois ci en direction de Moroni. Me voila donc sur ma brave monture, galopant à travers les vastes plaines, seule en train de penser et d'imaginer le futur. Oui, j'imagine toutes les possibilités qui s'offrent à nous dans un avenir proche, mais aussi lointain. L'attaque le jour de la fête de l'Alliance n'était à mon avis, qu'un début. Si j'avais été à leur place, j'attaquerai en mangeant du terrain petit à petit, attaquer lorsque tout le monde était regroupé été une grave erreur. Mais tant mieux qu'ils l'est faite, nous les avons vaincu et ils ne reviendront pas de si tôt. Mais je sais qu'ils reviendront.

Parfois je me demande ce qu'il a au delà des frontières de Kelowna, ou d'Orkta et de Sengoli. Le monde ne s'arrête pas après ces terres, il y a forcément d'autres gens qui ont survécu ! On pourrait peut être en faire des alliés... à moins que.... ceux ci aussi ne vivent que pour la guerre... Faut il prendre le risque de s'y aventurer ? Le jeu en vaut il la chandelle ? Finalement non. Je préfère ne pas prendre le risque, enfin si j'étais chef et qu'on me demandait mon avis, voila ce que je répondrai.

Bon, j'ai tout de même 3 jours de voyage à cheval, alors je ménage ma monture et choisis une allure moyenne qui lui permet de ne pas trop se fatiguer. Je m'arrête de temps en temps pour faire pipi mais aussi pour donner un peu d'eau à mon compagnon de route. C'est une belle bête, un beau mâle en pleine force de l'âge qui parfois tente de se rebeller contre moi. Mais j'ai appris par le passé, qu'il ne fallait jamais montrer de doute avec cet animal, que même s'il pèse plus que moi, si je lui montre que j'ai le pouvoir alors il m'obéira. Qui m'a appris tout cela ? Et bien c'est ma vieille amie Niallàn, à qui je vais rendre visite en Sengoli. Elle parle aux chevaux et aux oiseaux, c'est juste fantastique ! Elle m'impressionne cette fille ! Moi je ne sais parler qu'avec une arme, je suis faite pour tuer c'est évident, mais elle, comme mon amie Hécate que j'ai retrouvé il y a peu, elle peut empêcher la mort de prendre des vies. J'éprouve énormément de respect pour ces gens là, je prie les Dieux pour ne jamais en tuer un, même s'il est de la dissidence.

Il ne me reste plus qu'une journée de voyage et j'ai hâte d'arriver. J'ai mal aux fesses, j'ai envie de manger quelque chose de bon, de boire autre chose que de l'eau sans gout, et de prendre une douche ! Je crève de chaud ces terres me sont quasi inconnues et je ne suis pas rassurée de trainer ici toute seule. Vivement que j'arrive. En tout cas, on voit bien que je suis bientôt arrivée, car lorsque je lève les yeux au ciel, je peux apercevoir un grand nombre d'oiseaux, symbole de ce pays. Ils sont beaux, j'aimerai en avoir des comme ça par chez moi, mais je n'ai que des mouettes alcooliques qui avalent tout ce qu'on leur donne.

Je suis tirée de mes rêveries par un bruit étrange. Une sorte de grognement, comme un chien, ou devrais je dire un coyote. Par ici on en trouve pas mal, mais en général ils n'attaquent pas les grosses proies, préférant s'en prendre aux rongeurs par exemple. Alors quand je vois sortir de nul part devant moi une de ces bêtes, je ne panique pas. Je stoppe mon canasson, et fixe l'animal. C'est bizarre qu'il soit seul... Ah non, mince, ils sont plusieurs en fait. L'avantage, c'est qu'ils attaquent de face, c'est le genre à griffer et mordre le visage pour affaiblir leur proie. Je ne sais pas ce que je dois faire : rester sur mon cheval, descendre, les attaquer ou pas ? Ils ne m'ont pas l'air très commodes quand même, ca ne m'annonce rien de bon. Mais pourquoi ils s'en prennent à moi ?

Je décide de descendre et de prendre mon bâton de combat, une arme qui me sert à me défendre sans tuer. Je me place devant ma monture pour la défendre et doucement je me prépare. Mais j'ai à peine le temps de le faire que j'ai déjà un coyote qui me bondit dessus. Puis deux, puis trois ! Tout se passe très vite, j'en touche à plusieurs reprises au niveau des flancs pour les envoyer valdinguer, les repousse à coup de pied et quand j'entends mon compagnon de voyage hennir et donner des coups de sabots, je sens une montée d'adrénaline en plus me parcourir. Je me précipite vers lui, lâche mon bâton et attrape avec mes deux mains, le col de l'animal. Un pivot pour me donner de l'élan et je balance la pauvre bête de toutes mes forces. Elle atterrit en vrac dans un petit couinement. Je reprends mon bâton et leur ordonne de s'en aller en faisant de grands gestes pour les effrayer. Les coyotes s'en retournent. J'ai gagné.

Mon cheval semble calmé mais en revenant vers lui, je vois qu'il a été blessé. Je caresse sa robe grise foncée qui ressemble à une souris, doucement, en cherchant d'autres blessures qui pourraient être plus graves. Je donne de petites tapes sur son encolure, lui, frotte son nez contre moi. Bon, je suis bientôt arrivée, il va tenir le coup jusque là, il le doit. Je grimpe sur son dos et le lance à une allume plutôt rapide pour arriver le plus vite possible. Je ne veux pas que les blessures s'infectent ou prennent des saletés je dois donc me dépêcher. Des morsures et des griffures, ce n'est jamais bon.

A l'entrée de la ville, je ne perds pas de temps. Je me présente même si depuis près de 4 ans je suis connue comme la garde du corps de Priam. En général, on fait plus attention au chef de clan, à son chef de guerre et toutes ses " maîtresses ". Je passe très souvent inaperçue mais quand même, après autant d'années, je commence à marquer les esprits avec mes yeux bizarres et ma cicatrice sur le visage.

" Bonjour. Je viens voir Niallàn, la guérisseuse de chevaux. Dites lui que c'est de la part de Annabeth, garde du corps de Priam, du clan Pankara. "

Je suis à terre, ils me font patienter pendant que quelqu'un va la chercher. Si vous saviez comme j'ai hâte de la revoir, depuis la guerre de la fête de l'Alliance je suis un peu inquiète. En attendant mon amie, je ressens une douleur sur mon bras. Aie, je constate alors que moi aussi j'ai été blessée, rien de grave, juste une belle morsure. Oui bon ok, ce n'est pas une simple égratignure mais je m'inquiète plus pour Izmir et quand Niallàn en aura terminé avec lui, elle s'occupera de moi après.   
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Niallàn
– clan : sengoli –
clan : sengoli
(#) Re: Visite de courtoisie  Mar 8 Mai - 22:51

Parfois, Niallàn se demandait quelles étaient les raisons qui l’avaient poussée à s’installer à Moroni. Ses parents avaient en toute logique renoncé à revenir dans la ville qui leur avait causé tant de malheurs. Moroni, malgré sa beauté, sa familiarité, ce sentiment d’appartenance fort, respirait la souffrance. Jamais plus Ingvald et Lexia ne remettrait les pieds dans cette cité, ils se l’étaient juré. Niallàn ne se souvenait plus de sa vie d’avant le départ pour Galene. Elle n’avait que six ans à l’époque. Elle ne comprenait pas tout. Et du reste, elle s’en moquait. Aujourd’hui, pourtant, il lui arrivait de regretter cette absence de souvenirs. Elle aurait voulu honorer la mémoire de son frère et de sa sœur mais, hélas, elle ne parvenait pas même à se remémorer leur visage, ni leur voix et encore moins leur ragoût préféré. Il y avait pire cruauté que de tuer des innocents… Il y avait le fait de les oublier.

Niallàn aimait Moroni. Contre toute attente, elle ne préférait pas Galene ni les autres villes visitées au cours de son apprentissage, pas même la Citadelle. A la vérité, aucune cité n’avait sa préférence. Mais Moroni occupait une place particulière dans son cœur. Ce n’était pas seulement son lieu de naissance, ni non plus seulement un lieu de devoir mémoriel à l’égard de sa fratrie massacrée… Il s’agissait surtout d’un chez soi, au moins temporaire. La jeune Sengoli avait conservé le goût de l’itinérance et de l’aventure, une chose qu’Eurydice avait su cultivé durant sa formation. Elle s’était donc installée à la capitale de son Clan de naissance, sur le lieu de ses origines, comme s’il s’agissait d’un retour aux sources, d’un pèlerinage. Peut-être également un moyen de se pardonner à elle-même des choses qu’elle était bien incapable de comprendre à l’heure actuelle. C’était surtout une halte, plus ou moins longue, avant de reprendre la route. Lorsqu’elle jugerait le temps venu, Niallàn repartirait en errance. Elle saurait reprendre son envol, une fois ses plaies guéries.

Des coups frénétiques toqués à sa porte manquèrent la faire sursauter. Niallàn s’éloigna de la fenêtre, où elle s’était perdue dans la contemplation de l’effervescente activité de la cité. Ingwë croassa depuis son perchoir. Les coups redoublèrent d’intensité. Sans doute un client. Ou un garde trop zélé. Ingwë pesta de plus belle. La Sengoli lui jeta un regard noir avant de se diriger en traînant les pieds vers la porte.

- C’est bon, j’arrive !

Devant la porte patientait effectivement un jeune homme de la garde de Moroni. Donc ce serait la seconde option.

- C’est pour quoi ?
- Vous devez me suivre aux portes de la cité. La garde du corps de Priam, chef des Pankara, vous y attend.

L’étonnement ne dura pas longtemps. En un rien de temps, Niallàn rassemblait ses affaires, verrouillait sa porte et partait à la suite du garde. La joie remplaçait peu à peu la mélancolie dans son cœur. Elle allait revoir son amie d’enfance ! Certes, elle l’avait revue il y a peu, quelques jours à peine mais chaque occasion était trop belle pour être écartée ou ne pas susciter de l’enthousiasme. Niallàn pressa le pas.

- Annabeth ! Ça fait plaisir de te revoir si tôt !

Elle courut se jeter dans ses bras. Les démonstrations d’affection, chez la soigneuse d’animaux, n’étaient pas prohibées, bien au contraire. Mais rares étaient les gens qui pouvaient y prétendre. Niallàn était ainsi : extrême dans ses sentiments quoiqu’il arrive. En serrant son amie contre elle, la Sengoli sentit néanmoins une résistance. Sous la sueur et la poussière, elle reconnut la vague odeur doucereuse et métallique du sang séché. Elle avait appris très tôt à l’identifier. C’était essentiel dans son métier. Niallàn s’écarta d’Annabeth pour l’examiner d’un rapide coup d’œil de bas en haut.

- Qu’est-ce qui t’es arrivé ?

Fronçant les sourcils, prête à demi s’amuser aux dépends de la jeune femme comme de la sermonner, elle porta son attention sur le cheval. Aussitôt, elle écarquilla des yeux catastrophés et se précipita vers la monture. Elle flatta doucement l’encolure de l'animal, le laissa renifler sa main avant de lui caresser la joue aussi calmement, aussi naturellement que si elle l’avait connu toute sa vie. Les traces de griffures firent échos à la marque de morsure encore fraîche sur le bras d’Annabeth.

- Toi, tu as eu des ennuis en chemin…

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" Que craignez-vous gente dame ?
- Une cage. Rester derrière des barreaux jusqu'à ce que l'usure et l'âge les acceptent et que toute forme de courage ait disparu irrévocablement. "
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Dernière édition par Niallàn le Jeu 10 Mai - 12:16, édité 1 fois
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Annabeth
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(#) Re: Visite de courtoisie  Jeu 10 Mai - 11:51

J'attends, que puis je faire d'autre. Le garde me regarde avec un sourire, comme s'il attendait que je fasse la causette, à moins qu'il ne se moque de mes blessures et de mon apparences déplorable. Dans tous les cas, peu importe, je ne lui parlerai pas. Et si c'est une technique de drague il est vraiment pas doué. J'en profite pour caresser mon cheval et le rassurer. Il doit souffrir je suppose mais c'est un guerrier dans l'âme alors il ne dit rien.

J'entends mon prénom, crié par une voix de femme. Je me retourne et PAF ! Un poids se jette sur moi en enroulant ses bras autour de mon cou. Je reconnais l'odeur de ses cheveux blonds et surtout sa manière de faire, c'est Niallàn ! J'enroule à mon tour mes bras autour d'elle et la serre fort contre moi. Je suis contente de voir qu'elle va bien après ce qui s'est passé. Et entre nous, les élans de ce genre, j'adore mais je n'ai personne avec qui le faire, sauf elle ! Je me vois mal le faire avec Priam... enfin si je me vois très bien le faire, même plus d'ailleurs mais c'est surtout que lui, préfère le faire avec d'autres ! Sans le vouloir, cette étreinte me lance une douleur dans le bras, plus vive que je ne l'aurai voulue. Mon amie recule et me scrute de haut en bas.

- Qu’est-ce qui t’es arrivé ?

Ah ben ça, encore quelque chose d'imprévu comme d'habitude de toutes manières ! Ca n'arrive qu'à moi. J'allais lui répondre quand elle se jette sur ma monture encore plus inquiète. Je n'aime pas quand elle fronce les sourcils de cette manière, c'est souvent mauvais signe.  

- Toi, tu as eu des ennuis en chemin…

" Et bien oui... d'ailleurs, je ne pensais pas que les coyotes attaquaient les Hommes... surtout aussi proche de la ville... c'est bizarre quand même.... "

Je suis persuadée que quelque chose les a poussé à venir chasser dans les parages. Soit il n'y a plus de nourriture à chasser sur leur territoire, soit un prédateur plus gros a volé leurs terres pour y faire son nid. Parfois, l'activité humaine peut forcer les animaux à changer leurs habitudes, mais je me demande quand même ce qui les a poussé à m'attaquer moi.

" Je te présente Izmir, mon nouveau fidèle compagnon. Il est un peu caractériel, mais il est adorable. Il s'est bien battu et n'a pas fuit le combat. "

Il se laisse caresser sans problème lorsque Niallàn s'approche de lui pour flatter son encolure. De toutes manières, aucun cheval ne dit non quand c'est elle qui s'approche, comme s'ils pouvaient sentir qu'elle est là pour eux. Cette fille, je vous le dis, communique avec eux.

" Bon allé, j'espère que tu m'as fait un bain chaud et que tu m'as préparé un bon repas ! Je n'ai pas mangé de viande depuis un moment ! "

Je lui offre un large sourire, d'une oreille à une autre, avant de m'engager dans le village. Non en effet, je ne sais pas ou je vais, mais j'y vais ! J'ai vu mon amie quelques jours auparavant à la fête désastreuse de l'Alliance et pourtant, je suis heureuse de la voir comme ci cela faisait des mois que je ne l'avais pas vu ! Elle m'a manqué avec sa longue chevelure blonde, ses yeux cernés de noir, son sourire plein de lumière... Pourquoi a t elle quitté Galène !
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Niallàn
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(#) Re: Visite de courtoisie  Lun 14 Mai - 16:21

Avec ses lumineux yeux vairons, la cicatrice zébrant son visage, son franc parlé, Annabeth ne ressemblait à nulle autre. Il était rare de croiser des gens comme elle, quelqu’un qui était exactement ce dont elle avait l’air, une femme forte et indépendante, au cœur bon et qui ne dissimulait pas ses pensées, au risque d’être regardée de travers. Niallàn s’était souvent félicitée d’avoir une amie pareille. La retrouver, c’était comme rentrer chez soi après un long voyage fatigant. Curieux, de la part d’une créature comme Niallàn qui ne se sentait à sa place nulle part et partout à la fois.

- Des coyotes… Oui il y en a de plus en plus dans le coin...

Le froncement de sourcils de Niallàn s’accentua. Ces canidés sauvages se permettaient de rôder plus en plus près des habitations ces derniers temps. Des rumeurs inquiétantes circulaient en ville. Il n’y avait pas encore eu de communiqué officiel de la part du pouvoir en place, aussi la jeune femme refusait de porter trop de crédit aux ragots. Cependant, il devenait de plus en plus difficile d’ignorer les faits. De multiples petits détails, des événements qui se recoupaient dans les différentes rumeurs, tendaient à prouver l’existence de sans-clans, de rôdeurs et de bannis sans foi ni loi qui se manifestaient aux frontières de Sengoli.

- Il est beau, dit-elle en caressant l’encolure d’Izmir. De quelle origine est-il ? Je suppose que ce sont aussi les coyotes qui l’ont griffé ? C’est superficiel mais il faut à tout prix empêcher un empoisonnement du sang.

Niallàn aurait aimé posséder sa propre monture. Cela simplifierait ses déplacements. Et elle aimait s’entourer de plein d’animaux. Elle se sentait à son aise parmi eux, souvent bien davantage qu’au milieu d’autres êtres humains. Son professionnalisme avait rapidement pris le pas sur ses rêveries. Son sérieux vola néanmoins en éclat à la déclaration d’Annabeth.

- Tu ne manques pas d’air ! répliqua une Niallàn hilare. Tu ne m’avais pas prévenue de ton arrivée, friponne ! Estime-toi heureuse que j’aie été dans les parages à ton passage à Moroni. D’ailleurs, tu restes longtemps ?

Sans prendre la peine de le masquer, l’espoir vibrait dans sa voix. Les récents événements lui avaient fait reconsidérer la valeur d’une vie, le fait d’être entouré de l’affection de ses proches. L’idée de revoir ses parents bientôt lui traversa l’esprit mais elle n’avait pas envie de voyager toute seule jusqu’en Pankara. Pas si tôt après le désastre de la fête de l’Alliance. Les griffes de la mort avait manqué leur but mais elle en portait encore la marque dans son âme. Dans ses cauchemars, elle se souvenait de l’odeur rance du guerrier de la Dissidence qui avait failli la tuer. Elle secoua la tête, chassant les ombres de ses pensées et retourna un grand sourire à son amie d’enfance.

- Attend ! Tu ne sais même pas où tu vas ! Je vais t’emmener chez moi et là, on soignera ce bras et ces griffures. Peut-être même que tu auras droit à un bon thé bien chaud et quelque chose à grignoter !

Elle laissa Annabeth reprendre la longe du cheval puis glissa son bras sous celui valide de son amie pour l’entraîner dans les rues de Moroni.

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Annabeth
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(#) Re: Visite de courtoisie  Ven 18 Mai - 14:22

Je prends les rênes d'Izmir et l'entraîne à me suivre. Ce qui est bien avec ce brave compagnon, c'est que même s'il est têtu et parfois rebelle, j'ai l'impression que lui et moi nous sommes déjà lié. En même temps je passe beaucoup de temps à le chouchouter et à lui montrer toute l'affection que j'ai pour lui au point que même si je le lâche dans la nature, il ne s'éloigne jamais vraiment de moi.

" Je l'ai acheté lors d'un voyage à la citadelle, j'ai craqué quand nos regards se sont croisés. Les vendeurs étaient supers contents de s'en débarrasser parce qu'il a un caractère de cochon. Mais moi je l'aime bien mon cochon. Il s'est même défendu face aux coyotes au lieu de fuir. "

Je suis mon amie à travers les ruelles de Moroni admirant son large sourire dessiné sur ses lèvres. J'adore ses cheveux blonds, longs, qu'elle coiffe comme elle le souhaite, parfois en natte, parfois en queue de cheval ou parfois les deux aussi. A mes yeux, c'est une fille simple, qui accepte de me pendre comme je suis et qui n'émet aucun jugement sans preuve. Je me souviens encore la première fois quand elle a soigné notre cheval dans le désert... Si jeune, elle paraissait déjà si sérieuse.

" Je vais rester le temps que j'ai envie, ou plutôt, jusqu'à ce que tu me vires de chez toi avec un coup de pied aux fesses ! Ou alors, quand il n'y aura plus de thé à boire... "

Le thé, vous savez ce que c'est ? Et bien en fait, ce sont des feuilles que l'on fait infuser dans de l'eau bouillante. Autant vous dire qu'à Pankara, des feuilles d'arbre on en boit pas beaucoup. Mais ici, on trouve tellement de variété différentes de plantes et d'arbres, que les habitants sont parvenus à parfumer l'eau qu'on boit. Quand j'étais à Shisayo, on en buvait énormément pour aider le corps à supporter la chaleur. Combattre le chaud par la chaud. On achetait énormément de feuilles séchées qu'on buvait petit à petit. Ca va me faire du bien tien, ca va changer du rhum qu'on me propose en permanence sur mes plages Pankara.

Quelques minute plus tard, Niallàn s'arrête devant une petite maison forte mignonnette. J'ai tellement hâte d'entrer pour me poser sur quelque chose de plus confortable que ma selle de fortune... Je commence déjà à soulager Izmir de tout le barda qu'il porte sur son dos.

" Bon, faudra aussi me dire comme ça se passe ici depuis l'attaque de l'Alliance. Vous vous en remettez ? "
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Visite de courtoisie
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