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 Visite de courtoisie

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Annabeth
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(#) Visite de courtoisie  Sam 5 Mai - 12:29

La guerre est terminée depuis quelques jours et nous nous remettons de nos blessures, doucement, chacun sur ses terres. Priam étant blessé, je me suis permise de retourner en terres Askhadis rendre une visite à mes alliés. Besoin de petites mains, je les ai aidé à reconstruire et à effacer les traces de cet incident, qui malgré tout restera gravé dans les mémoires.

Après cela, j'ai décidé de reprendre les routes mais cette fois ci en direction de Moroni. Me voila donc sur ma brave monture, galopant à travers les vastes plaines, seule en train de penser et d'imaginer le futur. Oui, j'imagine toutes les possibilités qui s'offrent à nous dans un avenir proche, mais aussi lointain. L'attaque le jour de la fête de l'Alliance n'était à mon avis, qu'un début. Si j'avais été à leur place, j'attaquerai en mangeant du terrain petit à petit, attaquer lorsque tout le monde était regroupé été une grave erreur. Mais tant mieux qu'ils l'est faite, nous les avons vaincu et ils ne reviendront pas de si tôt. Mais je sais qu'ils reviendront.

Parfois je me demande ce qu'il a au delà des frontières de Kelowna, ou d'Orkta et de Sengoli. Le monde ne s'arrête pas après ces terres, il y a forcément d'autres gens qui ont survécu ! On pourrait peut être en faire des alliés... à moins que.... ceux ci aussi ne vivent que pour la guerre... Faut il prendre le risque de s'y aventurer ? Le jeu en vaut il la chandelle ? Finalement non. Je préfère ne pas prendre le risque, enfin si j'étais chef et qu'on me demandait mon avis, voila ce que je répondrai.

Bon, j'ai tout de même 3 jours de voyage à cheval, alors je ménage ma monture et choisis une allure moyenne qui lui permet de ne pas trop se fatiguer. Je m'arrête de temps en temps pour faire pipi mais aussi pour donner un peu d'eau à mon compagnon de route. C'est une belle bête, un beau mâle en pleine force de l'âge qui parfois tente de se rebeller contre moi. Mais j'ai appris par le passé, qu'il ne fallait jamais montrer de doute avec cet animal, que même s'il pèse plus que moi, si je lui montre que j'ai le pouvoir alors il m'obéira. Qui m'a appris tout cela ? Et bien c'est ma vieille amie Niallàn, à qui je vais rendre visite en Sengoli. Elle parle aux chevaux et aux oiseaux, c'est juste fantastique ! Elle m'impressionne cette fille ! Moi je ne sais parler qu'avec une arme, je suis faite pour tuer c'est évident, mais elle, comme mon amie Hécate que j'ai retrouvé il y a peu, elle peut empêcher la mort de prendre des vies. J'éprouve énormément de respect pour ces gens là, je prie les Dieux pour ne jamais en tuer un, même s'il est de la dissidence.

Il ne me reste plus qu'une journée de voyage et j'ai hâte d'arriver. J'ai mal aux fesses, j'ai envie de manger quelque chose de bon, de boire autre chose que de l'eau sans gout, et de prendre une douche ! Je crève de chaud ces terres me sont quasi inconnues et je ne suis pas rassurée de trainer ici toute seule. Vivement que j'arrive. En tout cas, on voit bien que je suis bientôt arrivée, car lorsque je lève les yeux au ciel, je peux apercevoir un grand nombre d'oiseaux, symbole de ce pays. Ils sont beaux, j'aimerai en avoir des comme ça par chez moi, mais je n'ai que des mouettes alcooliques qui avalent tout ce qu'on leur donne.

Je suis tirée de mes rêveries par un bruit étrange. Une sorte de grognement, comme un chien, ou devrais je dire un coyote. Par ici on en trouve pas mal, mais en général ils n'attaquent pas les grosses proies, préférant s'en prendre aux rongeurs par exemple. Alors quand je vois sortir de nul part devant moi une de ces bêtes, je ne panique pas. Je stoppe mon canasson, et fixe l'animal. C'est bizarre qu'il soit seul... Ah non, mince, ils sont plusieurs en fait. L'avantage, c'est qu'ils attaquent de face, c'est le genre à griffer et mordre le visage pour affaiblir leur proie. Je ne sais pas ce que je dois faire : rester sur mon cheval, descendre, les attaquer ou pas ? Ils ne m'ont pas l'air très commodes quand même, ca ne m'annonce rien de bon. Mais pourquoi ils s'en prennent à moi ?

Je décide de descendre et de prendre mon bâton de combat, une arme qui me sert à me défendre sans tuer. Je me place devant ma monture pour la défendre et doucement je me prépare. Mais j'ai à peine le temps de le faire que j'ai déjà un coyote qui me bondit dessus. Puis deux, puis trois ! Tout se passe très vite, j'en touche à plusieurs reprises au niveau des flancs pour les envoyer valdinguer, les repousse à coup de pied et quand j'entends mon compagnon de voyage hennir et donner des coups de sabots, je sens une montée d'adrénaline en plus me parcourir. Je me précipite vers lui, lâche mon bâton et attrape avec mes deux mains, le col de l'animal. Un pivot pour me donner de l'élan et je balance la pauvre bête de toutes mes forces. Elle atterrit en vrac dans un petit couinement. Je reprends mon bâton et leur ordonne de s'en aller en faisant de grands gestes pour les effrayer. Les coyotes s'en retournent. J'ai gagné.

Mon cheval semble calmé mais en revenant vers lui, je vois qu'il a été blessé. Je caresse sa robe grise foncée qui ressemble à une souris, doucement, en cherchant d'autres blessures qui pourraient être plus graves. Je donne de petites tapes sur son encolure, lui, frotte son nez contre moi. Bon, je suis bientôt arrivée, il va tenir le coup jusque là, il le doit. Je grimpe sur son dos et le lance à une allume plutôt rapide pour arriver le plus vite possible. Je ne veux pas que les blessures s'infectent ou prennent des saletés je dois donc me dépêcher. Des morsures et des griffures, ce n'est jamais bon.

A l'entrée de la ville, je ne perds pas de temps. Je me présente même si depuis près de 4 ans je suis connue comme la garde du corps de Priam. En général, on fait plus attention au chef de clan, à son chef de guerre et toutes ses " maîtresses ". Je passe très souvent inaperçue mais quand même, après autant d'années, je commence à marquer les esprits avec mes yeux bizarres et ma cicatrice sur le visage.

" Bonjour. Je viens voir Niallàn, la guérisseuse de chevaux. Dites lui que c'est de la part de Annabeth, garde du corps de Priam, du clan Pankara. "

Je suis à terre, ils me font patienter pendant que quelqu'un va la chercher. Si vous saviez comme j'ai hâte de la revoir, depuis la guerre de la fête de l'Alliance je suis un peu inquiète. En attendant mon amie, je ressens une douleur sur mon bras. Aie, je constate alors que moi aussi j'ai été blessée, rien de grave, juste une belle morsure. Oui bon ok, ce n'est pas une simple égratignure mais je m'inquiète plus pour Izmir et quand Niallàn en aura terminé avec lui, elle s'occupera de moi après.   
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Niallàn
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(#) Re: Visite de courtoisie  Mar 8 Mai - 22:51

Parfois, Niallàn se demandait quelles étaient les raisons qui l’avaient poussée à s’installer à Moroni. Ses parents avaient en toute logique renoncé à revenir dans la ville qui leur avait causé tant de malheurs. Moroni, malgré sa beauté, sa familiarité, ce sentiment d’appartenance fort, respirait la souffrance. Jamais plus Ingvald et Lexia ne remettrait les pieds dans cette cité, ils se l’étaient juré. Niallàn ne se souvenait plus de sa vie d’avant le départ pour Galene. Elle n’avait que six ans à l’époque. Elle ne comprenait pas tout. Et du reste, elle s’en moquait. Aujourd’hui, pourtant, il lui arrivait de regretter cette absence de souvenirs. Elle aurait voulu honorer la mémoire de son frère et de sa sœur mais, hélas, elle ne parvenait pas même à se remémorer leur visage, ni leur voix et encore moins leur ragoût préféré. Il y avait pire cruauté que de tuer des innocents… Il y avait le fait de les oublier.

Niallàn aimait Moroni. Contre toute attente, elle ne préférait pas Galene ni les autres villes visitées au cours de son apprentissage, pas même la Citadelle. A la vérité, aucune cité n’avait sa préférence. Mais Moroni occupait une place particulière dans son cœur. Ce n’était pas seulement son lieu de naissance, ni non plus seulement un lieu de devoir mémoriel à l’égard de sa fratrie massacrée… Il s’agissait surtout d’un chez soi, au moins temporaire. La jeune Sengoli avait conservé le goût de l’itinérance et de l’aventure, une chose qu’Eurydice avait su cultivé durant sa formation. Elle s’était donc installée à la capitale de son Clan de naissance, sur le lieu de ses origines, comme s’il s’agissait d’un retour aux sources, d’un pèlerinage. Peut-être également un moyen de se pardonner à elle-même des choses qu’elle était bien incapable de comprendre à l’heure actuelle. C’était surtout une halte, plus ou moins longue, avant de reprendre la route. Lorsqu’elle jugerait le temps venu, Niallàn repartirait en errance. Elle saurait reprendre son envol, une fois ses plaies guéries.

Des coups frénétiques toqués à sa porte manquèrent la faire sursauter. Niallàn s’éloigna de la fenêtre, où elle s’était perdue dans la contemplation de l’effervescente activité de la cité. Ingwë croassa depuis son perchoir. Les coups redoublèrent d’intensité. Sans doute un client. Ou un garde trop zélé. Ingwë pesta de plus belle. La Sengoli lui jeta un regard noir avant de se diriger en traînant les pieds vers la porte.

- C’est bon, j’arrive !

Devant la porte patientait effectivement un jeune homme de la garde de Moroni. Donc ce serait la seconde option.

- C’est pour quoi ?
- Vous devez me suivre aux portes de la cité. La garde du corps de Priam, chef des Pankara, vous y attend.

L’étonnement ne dura pas longtemps. En un rien de temps, Niallàn rassemblait ses affaires, verrouillait sa porte et partait à la suite du garde. La joie remplaçait peu à peu la mélancolie dans son cœur. Elle allait revoir son amie d’enfance ! Certes, elle l’avait revue il y a peu, quelques jours à peine mais chaque occasion était trop belle pour être écartée ou ne pas susciter de l’enthousiasme. Niallàn pressa le pas.

- Annabeth ! Ça fait plaisir de te revoir si tôt !

Elle courut se jeter dans ses bras. Les démonstrations d’affection, chez la soigneuse d’animaux, n’étaient pas prohibées, bien au contraire. Mais rares étaient les gens qui pouvaient y prétendre. Niallàn était ainsi : extrême dans ses sentiments quoiqu’il arrive. En serrant son amie contre elle, la Sengoli sentit néanmoins une résistance. Sous la sueur et la poussière, elle reconnut la vague odeur doucereuse et métallique du sang séché. Elle avait appris très tôt à l’identifier. C’était essentiel dans son métier. Niallàn s’écarta d’Annabeth pour l’examiner d’un rapide coup d’œil de bas en haut.

- Qu’est-ce qui t’es arrivé ?

Fronçant les sourcils, prête à demi s’amuser aux dépends de la jeune femme comme de la sermonner, elle porta son attention sur le cheval. Aussitôt, elle écarquilla des yeux catastrophés et se précipita vers la monture. Elle flatta doucement l’encolure de l'animal, le laissa renifler sa main avant de lui caresser la joue aussi calmement, aussi naturellement que si elle l’avait connu toute sa vie. Les traces de griffures firent échos à la marque de morsure encore fraîche sur le bras d’Annabeth.

- Toi, tu as eu des ennuis en chemin…

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- Une cage. Rester derrière des barreaux jusqu'à ce que l'usure et l'âge les acceptent et que toute forme de courage ait disparu irrévocablement. "
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Dernière édition par Niallàn le Jeu 10 Mai - 12:16, édité 1 fois
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Annabeth
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(#) Re: Visite de courtoisie  Jeu 10 Mai - 11:51

J'attends, que puis je faire d'autre. Le garde me regarde avec un sourire, comme s'il attendait que je fasse la causette, à moins qu'il ne se moque de mes blessures et de mon apparences déplorable. Dans tous les cas, peu importe, je ne lui parlerai pas. Et si c'est une technique de drague il est vraiment pas doué. J'en profite pour caresser mon cheval et le rassurer. Il doit souffrir je suppose mais c'est un guerrier dans l'âme alors il ne dit rien.

J'entends mon prénom, crié par une voix de femme. Je me retourne et PAF ! Un poids se jette sur moi en enroulant ses bras autour de mon cou. Je reconnais l'odeur de ses cheveux blonds et surtout sa manière de faire, c'est Niallàn ! J'enroule à mon tour mes bras autour d'elle et la serre fort contre moi. Je suis contente de voir qu'elle va bien après ce qui s'est passé. Et entre nous, les élans de ce genre, j'adore mais je n'ai personne avec qui le faire, sauf elle ! Je me vois mal le faire avec Priam... enfin si je me vois très bien le faire, même plus d'ailleurs mais c'est surtout que lui, préfère le faire avec d'autres ! Sans le vouloir, cette étreinte me lance une douleur dans le bras, plus vive que je ne l'aurai voulue. Mon amie recule et me scrute de haut en bas.

- Qu’est-ce qui t’es arrivé ?

Ah ben ça, encore quelque chose d'imprévu comme d'habitude de toutes manières ! Ca n'arrive qu'à moi. J'allais lui répondre quand elle se jette sur ma monture encore plus inquiète. Je n'aime pas quand elle fronce les sourcils de cette manière, c'est souvent mauvais signe.  

- Toi, tu as eu des ennuis en chemin…

" Et bien oui... d'ailleurs, je ne pensais pas que les coyotes attaquaient les Hommes... surtout aussi proche de la ville... c'est bizarre quand même.... "

Je suis persuadée que quelque chose les a poussé à venir chasser dans les parages. Soit il n'y a plus de nourriture à chasser sur leur territoire, soit un prédateur plus gros a volé leurs terres pour y faire son nid. Parfois, l'activité humaine peut forcer les animaux à changer leurs habitudes, mais je me demande quand même ce qui les a poussé à m'attaquer moi.

" Je te présente Izmir, mon nouveau fidèle compagnon. Il est un peu caractériel, mais il est adorable. Il s'est bien battu et n'a pas fuit le combat. "

Il se laisse caresser sans problème lorsque Niallàn s'approche de lui pour flatter son encolure. De toutes manières, aucun cheval ne dit non quand c'est elle qui s'approche, comme s'ils pouvaient sentir qu'elle est là pour eux. Cette fille, je vous le dis, communique avec eux.

" Bon allé, j'espère que tu m'as fait un bain chaud et que tu m'as préparé un bon repas ! Je n'ai pas mangé de viande depuis un moment ! "

Je lui offre un large sourire, d'une oreille à une autre, avant de m'engager dans le village. Non en effet, je ne sais pas ou je vais, mais j'y vais ! J'ai vu mon amie quelques jours auparavant à la fête désastreuse de l'Alliance et pourtant, je suis heureuse de la voir comme ci cela faisait des mois que je ne l'avais pas vu ! Elle m'a manqué avec sa longue chevelure blonde, ses yeux cernés de noir, son sourire plein de lumière... Pourquoi a t elle quitté Galène !
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Niallàn
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(#) Re: Visite de courtoisie  Lun 14 Mai - 16:21

Avec ses lumineux yeux vairons, la cicatrice zébrant son visage, son franc parlé, Annabeth ne ressemblait à nulle autre. Il était rare de croiser des gens comme elle, quelqu’un qui était exactement ce dont elle avait l’air, une femme forte et indépendante, au cœur bon et qui ne dissimulait pas ses pensées, au risque d’être regardée de travers. Niallàn s’était souvent félicitée d’avoir une amie pareille. La retrouver, c’était comme rentrer chez soi après un long voyage fatigant. Curieux, de la part d’une créature comme Niallàn qui ne se sentait à sa place nulle part et partout à la fois.

- Des coyotes… Oui il y en a de plus en plus dans le coin...

Le froncement de sourcils de Niallàn s’accentua. Ces canidés sauvages se permettaient de rôder plus en plus près des habitations ces derniers temps. Des rumeurs inquiétantes circulaient en ville. Il n’y avait pas encore eu de communiqué officiel de la part du pouvoir en place, aussi la jeune femme refusait de porter trop de crédit aux ragots. Cependant, il devenait de plus en plus difficile d’ignorer les faits. De multiples petits détails, des événements qui se recoupaient dans les différentes rumeurs, tendaient à prouver l’existence de sans-clans, de rôdeurs et de bannis sans foi ni loi qui se manifestaient aux frontières de Sengoli.

- Il est beau, dit-elle en caressant l’encolure d’Izmir. De quelle origine est-il ? Je suppose que ce sont aussi les coyotes qui l’ont griffé ? C’est superficiel mais il faut à tout prix empêcher un empoisonnement du sang.

Niallàn aurait aimé posséder sa propre monture. Cela simplifierait ses déplacements. Et elle aimait s’entourer de plein d’animaux. Elle se sentait à son aise parmi eux, souvent bien davantage qu’au milieu d’autres êtres humains. Son professionnalisme avait rapidement pris le pas sur ses rêveries. Son sérieux vola néanmoins en éclat à la déclaration d’Annabeth.

- Tu ne manques pas d’air ! répliqua une Niallàn hilare. Tu ne m’avais pas prévenue de ton arrivée, friponne ! Estime-toi heureuse que j’aie été dans les parages à ton passage à Moroni. D’ailleurs, tu restes longtemps ?

Sans prendre la peine de le masquer, l’espoir vibrait dans sa voix. Les récents événements lui avaient fait reconsidérer la valeur d’une vie, le fait d’être entouré de l’affection de ses proches. L’idée de revoir ses parents bientôt lui traversa l’esprit mais elle n’avait pas envie de voyager toute seule jusqu’en Pankara. Pas si tôt après le désastre de la fête de l’Alliance. Les griffes de la mort avait manqué leur but mais elle en portait encore la marque dans son âme. Dans ses cauchemars, elle se souvenait de l’odeur rance du guerrier de la Dissidence qui avait failli la tuer. Elle secoua la tête, chassant les ombres de ses pensées et retourna un grand sourire à son amie d’enfance.

- Attend ! Tu ne sais même pas où tu vas ! Je vais t’emmener chez moi et là, on soignera ce bras et ces griffures. Peut-être même que tu auras droit à un bon thé bien chaud et quelque chose à grignoter !

Elle laissa Annabeth reprendre la longe du cheval puis glissa son bras sous celui valide de son amie pour l’entraîner dans les rues de Moroni.

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Annabeth
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(#) Re: Visite de courtoisie  Ven 18 Mai - 14:22

Je prends les rênes d'Izmir et l'entraîne à me suivre. Ce qui est bien avec ce brave compagnon, c'est que même s'il est têtu et parfois rebelle, j'ai l'impression que lui et moi nous sommes déjà lié. En même temps je passe beaucoup de temps à le chouchouter et à lui montrer toute l'affection que j'ai pour lui au point que même si je le lâche dans la nature, il ne s'éloigne jamais vraiment de moi.

" Je l'ai acheté lors d'un voyage à la citadelle, j'ai craqué quand nos regards se sont croisés. Les vendeurs étaient supers contents de s'en débarrasser parce qu'il a un caractère de cochon. Mais moi je l'aime bien mon cochon. Il s'est même défendu face aux coyotes au lieu de fuir. "

Je suis mon amie à travers les ruelles de Moroni admirant son large sourire dessiné sur ses lèvres. J'adore ses cheveux blonds, longs, qu'elle coiffe comme elle le souhaite, parfois en natte, parfois en queue de cheval ou parfois les deux aussi. A mes yeux, c'est une fille simple, qui accepte de me pendre comme je suis et qui n'émet aucun jugement sans preuve. Je me souviens encore la première fois quand elle a soigné notre cheval dans le désert... Si jeune, elle paraissait déjà si sérieuse.

" Je vais rester le temps que j'ai envie, ou plutôt, jusqu'à ce que tu me vires de chez toi avec un coup de pied aux fesses ! Ou alors, quand il n'y aura plus de thé à boire... "

Le thé, vous savez ce que c'est ? Et bien en fait, ce sont des feuilles que l'on fait infuser dans de l'eau bouillante. Autant vous dire qu'à Pankara, des feuilles d'arbre on en boit pas beaucoup. Mais ici, on trouve tellement de variété différentes de plantes et d'arbres, que les habitants sont parvenus à parfumer l'eau qu'on boit. Quand j'étais à Shisayo, on en buvait énormément pour aider le corps à supporter la chaleur. Combattre le chaud par la chaud. On achetait énormément de feuilles séchées qu'on buvait petit à petit. Ca va me faire du bien tien, ca va changer du rhum qu'on me propose en permanence sur mes plages Pankara.

Quelques minute plus tard, Niallàn s'arrête devant une petite maison forte mignonnette. J'ai tellement hâte d'entrer pour me poser sur quelque chose de plus confortable que ma selle de fortune... Je commence déjà à soulager Izmir de tout le barda qu'il porte sur son dos.

" Bon, faudra aussi me dire comme ça se passe ici depuis l'attaque de l'Alliance. Vous vous en remettez ? "
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Niallàn
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(#) Re: Visite de courtoisie  Sam 26 Mai - 23:00

Niallàn acquiesça au récit de son amie. Elle imaginait sans peine la diversité des marchés de la Citadelle, pour les avoir déjà vus à plusieurs reprises. On y trouvait véritablement de tout, venant des quatre coins des territoires connus et c’était un plaisir que de découvrir ces couleurs et ces parfums qu’on ne voyait nulle part ailleurs. Il y avait de la beauté en ce monde. La bêtise humaine la gâchait par des guerres et d’incessantes querelles. On se tuait pour des idées, des concepts si abstraits qu’ils en devenaient abscons. L’humain était le seul être vivant connu qui se batte pour des choses immatérielles. C’était à la fois empreint d’une forme de beauté irréelle autant que d’une stupidité incroyable.

- Je suis contente pour toi. Vous vous êtes bien trouvés, tous les deux, fit-elle en caressant la joue de l’étalon, tout en coulant un regard mi attendri mi amusé à Annabeth. On trouve vraiment de tout à la Citadelle !

Voilà une des raisons qui poussaient Niallàn à croire en les bienfaits de l’Alliance. On avait davantage à gagner en partageant les richesses de ce monde plutôt qu’en pillant les ressources des uns et des autres dans le désordre le plus complet. Parfois, elle se demandait à quoi ressemblerait Moroni si l’usurpateur Sendakan n’avait pas été tué ; et cette pensée l’emplissait d’effroi. D’autres fois, elle songeait au « monde d’avant » et essayait de l’imaginer. Si un jour on découvrait à quoi avait ressemblé leur monde avant tout ne disparaisse, elle pourrait confronter sa vision fantasmée à la réalité. Elle craignait d’être déçue, car les humains, qu’ils soient d’hier ou d’aujourd’hui, gardaient le même goût pour la violence.

Niallàn éclata de rire. Elle raffermit un instant sa prise sur le bras d’Annabeth, éprouvant sa chaleur, sa réalité, tout contre la sienne. L’ancienne Shisayo restait toujours fidèle à elle-même. Elle ne doutait pas que chacun de ses mots recelaient une part de vérité sous le vernis de la plaisanterie. Elle ne s’en offusquait pas, bien au contraire. Annabeth possédait un cœur plus fougueux que l’océan. La soigneuse l’avait toujours connue ainsi. Malgré le temps, malgré la distance, certaines choses ne changeaient pas.

- Ne me tente pas ! la menaça-t-elle en étirant un demi-sourire. Il y a tout ce qu’il faut chez moi. Je te garantis que nous ne manquerons ni de thé, ni de nourriture, ni de rien d’autre !

Le trio parvint à une petite maison d’architecture simple et typique de Moroni. Il n’y avait qu’un étage, uniquement constitué d’un grenier encombré, où s’entassaient ses souvenirs et sa collection d’objets fragmentaires issus du « monde d’avant ». Parfois, la soigneuse aimait à quitter sa chambre pour dormir dans ce grenier. Les pièces à vivre se trouvaient toutes au rez-de-chaussée. Une petite cour se trouvait à l’arrière, coincée entre les autres bâtiments du quartier, où poussaient des plantes médicinales. On pouvait toutefois y accéder par un porche étroit sur le côté de la bâtisse. Niallàn l’indique à son amie pour y attacher Izmir à l’abri. Elles entrèrent dans un décor relativement spartiate mais confortable.

- Mets-toi à l’aise. Je vais chauffer de l’eau pour le thé. Ça va te changer du rhum !

Le cœur battant à tout rompre, la jeune Sengoli s’activa devant le feu de l’âtre pour en rallumer quelques braises. La chaleur des flammes redonna un peu de couleurs à ses joues devenues blêmes. Elle n’avait pas ignoré la question d’Annabeth. Elle ne comptait pas l’éluder non plus. En vérité, elle ne savait pas comment y répondre sans trahir son émotion. Elle avait conscience que la question faisait référence à l’entière nation sengoli. Mais elle craignait de se laisser submerger par ce mélange de haine et d’angoisse qui lui empoisonnait l’âme depuis l’attaque. Elle ferma les yeux, prit une profonde inspiration puis lâcha d’une voix neutre légèrement tremblante :

- On s’en remet doucement. Les Sengolis sont des gens habitués à survivre en toutes circonstances. Nous sommes coriaces. Les guerriers ont subis des pertes mais, plus important encore, notre chef est en vie. Il y a des rumeurs qui circulent… Un brin inquiétantes. On aurait voulu tuer Skylar par traitrise durant l’attaque de la Dissidence. Et ce ne serait pas le fait d’un Kelownien… Mais rien n’a encore été dit officiellement.

Niallàn se retourna pour attraper un pot de feuilles séchées, sur une étagère, accordant un sourire fragile à Annabeth. Elle était incapable, à l’heure actuelle, d’en dire plus. C’était encore trop confus dans son esprit.

- Je te remercie de t’inquiéter pour moi.

Elle mit les feuilles à infuser dans l’eau en train de chauffer puis vint s’asseoir à côté de son amie, de façon à pouvoir examiner la marque de morsure d’un œil critique. Elle lista mentalement les ingrédients et les solutions qui se présentaient à elle face à cette morsure de coyote.

- Et toi, comment vas-tu ? Je ne t’ai pas revue après la fin de la trêve. J’ai à peine eu le temps de te dire au-revoir. Comment va Pankara ? Et Priam ? Des nouvelles de la Citadelle ?

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Annabeth
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(#) Re: Visite de courtoisie  Lun 28 Mai - 21:10

A peine entrées, que ma belle blonde part faire chauffer de l'eau pour du thé. Elle a raison quand elle dit que cela me changera du rhum et pour être franche, je dois être une des rares membres de la caste des guerriers à boire autant d'eau ! Mais le rhum à trop forte dose est mauvais pour la santé, j'en suis sûre ! Déjà, on voit flou après quelques verres, tout va au ralentit, ca fait vomir, tous nos sens sont brouillés et le lendemain c'est mal de crâne assuré ! Comment pouvons nous dire que le rhum est bon pour la santé après tout ça ? ! Je suis peut être une guerrière, une des meilleures de Pankara (merci Priam) d'ailleurs, mais j'aime l'eau, les thés et les fruits pressés.

Je sens Niallàn un peu crispée au moment ou elle s'affaire devant le feu. J'ai peut être dis quelque chose qu'il ne fallait pas ? Ou bien fait un truc de mauvais ? J'ai sali en entrant ? J'ai taché de mon sang un tissu ou autre ? Ou bien est ce parce que je suis devant Ingwë pour lui donner des caresses ? Au moment ou ses lèvres s'ouvrent pour me parler, j'entends un léger tremblement qu'elle tente de contrôler. Mon regard se pose directement sur elle en un éclair pour observer ses gestes. Ils ne trahissant rien, seule sa voix est différente de tout à l'heure.

- On s’en remet doucement. Les Sengolis sont des gens habitués à survivre en toutes circonstances. Nous sommes coriaces. Elle dit vrai, ils ont vu des choses bien difficiles au temps de l'ancien chef. Les guerriers ont subis des pertes mais, plus important encore, notre chef est en vie. Oui, Skylar, celle qui souhaite offrir une meilleure vie à son peuple est en vie. Moi je l'aime bien cette femme. Elle semble si froide d'apparence et dure, mais je pense qu'il ne s'agit que d'un masque. Il y a des rumeurs qui circulent… Un brin inquiétantes. Oula, ca devient sérieux tout d'un coup. On aurait voulu tuer Skylar par traitrise durant l’attaque de la Dissidence. Et ce ne serait pas le fait d’un Kelownien… Mais rien n’a encore été dit officiellement. Hum alors les chuchotements que j'ai entendu ce jour là disaient vrai ? Je ne veux pas que Niallàn s'inquiète, je ne veux pas qu'elle soit en danger, je ne veux pas qu'il lui arrive malheur. Elle m'adresse un fin sourire, comme pour me rassurer sur son état, mais je vois bien qu'elle est perturbée par la situation en Sengoli.

Elle met les feuilles dans l'eau, alors je cesse de m'occuper du corbeau et viens m'assoir. Elle me rejoint enfin et pose son regard expert sur mon bras, que je lui tends sans broncher.

" Tout va bien à Pankara. Priam se remet de sa blessure mais il n'écoute jamais les guérisseurs alors il fait n'importe quoi. Mais il va bien. Il m'a dit que Karrah se remettait bien aussi, qu'elle prenait beaucoup de repos. La pauvre doit se sentir mal. Je pense qu'elle souhaite vraiment changer les choses. Et concernant la citadelle, je suppose que ca va aussi. "

Je marque une petit pause avant de reprendre avec une voix plus douce.

" Tu sais Niallàn, on trouve des traîtres partout. Personne n'est à l'abri. Si jamais une révolte naît ici, je te demande de tout faire pour rester en vie. Tu as des dons de guérisseur, ca peut te sauver la vie. " Je passe une main dans sa nuque et tire doucement son visage vers le mien et colle mon front contre le sien. " Si cela arrive, je viendrai te chercher. En attendant, croyons en Skylar et en l'Alliance."

Si jamais il venait à lui arriver quelque chose, j'en serai profondément atteinte. Je n'ai pas beaucoup d'ami, seulement 2 ou 3. Hécate, plus connue sous le nom de Skel et Niallàn. Etrangement, elles se ressemblent toutes les deux, elles soignent, sont disponibles pour les autres, sont attentives, généreuses et en même temps elles pourraient crever des yeux avec un brin d'herbe si on venait à trop les ennuyer ! Je les adore ces deux là !

Je décolle mon front et lui offre un large sourire avant de reprendre un nouveau sujet.

" Alors, c'est grave docteur ? Parce que ca pique quand meme ! "
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Niallàn
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(#) Re: Visite de courtoisie  Jeu 31 Mai - 15:52

Ingwë vint se poser sur la table, tout près des deux jeunes femmes. Il les fixa en penchant la tête de côté, d’un œil noir et brillant de jalousie, ayant été autant délaissé par Annabeth qui lui caressait les plumes quelques minutes plus tôt que par sa propre maîtresse. Niallàn ne lui accorda pas un regard, trop occupée à détailler la marque de morsure. Elle prêta en revanche une oreille attentive au récit d’Annabeth. Son amie la rassura sur à peu près tous les sujets. Niallàn sentit son rythme cardiaque s’apaiser légèrement. Un froncement de sourcils marquait un pli dur sur son visage concentré, sans qu’on sache qu’il était dû aux explications de la Pankara ou à la plaie qui cicatrisait mal sur le bras de celle-ci.

Peut-être était-elle naïve, ou même idiote, de se laisser ainsi envahir par la colère et le ressentiment. La Dissidence ne représentait qu’une partie du peuple kelownien. Karrah ne voulait pas d’une guerre contre l’Alliance, elle l’avait prouvé ; et sa propre rencontre avec Losran, des mois auparavant, avait suffis à la convaincre que tous les Kelowniens n’étaient pas des barbares. En tant que Sengoli, issue d’un clan longtemps porté sur la guerre, ayant subis la tyrannie d’un être méprisable et cruel, elle aurait dû conserver du recul sur la situation. Car elle avait déjà vu les ravages d’une mauvaise gestion politique. Cependant, même si elle était née à Moroni, avait réappris rapidement les us et coutumes de son clan de naissance, elle n’avait rien connu personnellement du règne de Sendakan. Elle perdait en lucidité dans son jugement. Mais elle ne pouvait rien y faire. Sa rancœur se portait à l’ensemble des Kelowniens depuis l’attaque. Même si la majorité d’entre eux était pro-Alliance, ils feraient mieux de résoudre leurs propres problèmes avant de les faire partager aux autres clans. Tout était de leur faute.

Niallàn serra les dents et ne laissa rien filtrer de ses sentiments. Elle s’apprêtait à se lever pour enlever le thé du feu quand Annabeth saisit son visage entre ses mains. Ses paroles l’enveloppèrent toute entière, alors qu’elle fermait les yeux et posait son front contre celui de son amie. Leur souffle s’accorda d’une même cadence. Plus que le message d’espoir qu’elle souhaitait lui transmettre, Niallàn reçut ces mots comme un ordre impérieux, celui de rester en vie. Annabeth s’inquiétait pour elle et c’était légitime. La jeune soigneuse savait se défendre mais elle n’avait rien d’une guerrière expérimentée. De plus, elle avait tendance à s’attirer des ennuis à cause de son fort caractère. Quelque chose qu’Eurydice n’avait jamais pu assagir chez elle – bien au contraire.
Qu’Annabeth s’inquiète autant pour elle la touchait au cœur. Niallàn réprima un brusque sanglot. Une digue se brisa en elle. Ses mains posées sur les épaules de son amie, elle s’y accrocha un instant, presque à s’en mal, telle une naufragée. Elle avait eu si peur… Pour ses amis, pour le clan, pour l’Alliance, pour sa propre vie. Tellement de peur, depuis ce jour-là. Elle pouvait le reconnaître maintenant.

- Je resterai en vie. Je ferai tout ce qu’il faut pour survivre et je compte sur toi pour en faire autant. Je te le promets.

Lorsqu’Annabeth relâcha sa prise, Niallàn se redressa du même mouvement. Un poids venait de quitter son cœur. Elle sourit, d’un vrai sourire cette fois. Elle sortit des gobelets de terre cuite, y versa le thé, prit un peu de matériel et revint avec le tout à la table.

- Bois un peu, ça te fera du bien. Attention, c’est très chaud ! Et ne bouge pas, s’il te plait.

Niallàn s’affaira à nettoyer la plaie pour commencer. Armée d’un linge propre et humide, elle enleva poussière, sang et saletés du bras de son amie.

- Ce n’est pas grave, en soi. Ça pique parce que la blessure n’est pas propre du tout. Mais si tu ressens encore la douleur, des heures après que le coyote t’aie mordue, c’est bon signe. Ton bras est toujours fonctionnel.

Tandis qu’elle appliquait un onguent sur les lèvres de la plaie, ses pensées partirent en vagabondage. Annabeth l’étonnait chaque jour davantage, depuis leur première rencontre dans le désert. Forte en gueule comme en muscles, pour cacher un cœur grand comme la mer, il n’y en avait pas deux comme elle. Et la Sengoli ne pensait pas seulement à son physique atypique pour la décrire ainsi. C’était ses cicatrices, son mental d’acier, qui sublimaient la personnalité de la guerrière. Aux yeux de Niallàn, même si son opinion était loin d’être objective, Annabeth était belle, extraordinaire, unique. Un être vivant comme on rencontrait rarement. Sans la regarder, toujours affairée sur la blessure, Niallàn assena :

- Ne te mets pas inutilement en danger, toi non plus. Le monde devient plus chaotique de jour en jour. Tu as intérêt à rester en vie, friponne, ou je te jure que tu auras à faire à moi.

Niallàn noua un linge propre autour du bras d’Annabeth. Puis elle se leva et planta ses prunelles d’ambres dans celles, d’azur et de jade, de la garde du corps, un léger sourire mutin aux lèvres.

- Voilà ! Veille à reposer ton bras, change le linge régulièrement jusqu’à ce que ça cicatrice correctement. Sinon n’hésite pas à aller voir un guérisseur. Et un vrai, cette fois ! Je te rappelle que je soigne mieux les animaux que les humains. Bien ! Allons voir Izmir !

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(#) Re: Visite de courtoisie  Ven 1 Juin - 18:26

Niallàn me rassure, je crois ce qu'elle me dit alors je sais qu'elle fera tout pour rester en vie. Et en ce qui me concerne, bien sûr que j'en ferai de même ! Morte, je ne servirais à rien voyons ! Je me contente de lui sourire en attrapant mon thé bien chaud. Lorsqu'elle examine ma plaie, le nez collé dessus, elle s'applique à retirer tous les petits cailloux, les grains de poussière, des trucs et des machins que je suis incapable de voir. Puis, elle dépose un baume.... à moins que ce soit un onguent.... enfin bref, un truc un peu pâteux tout autour de ma plaie et là, je commence à glousser. Elle me fait des chatouilles tellement elle est délicate ! Je n'ai pas l'habitude de ça alors ca fait des guiliguilis. Cest ridicule je sais. Quand elle enroule le linge propre pour protéger ma blessure , elle se met à me menacer ! Non mais dis dont ! Je rêve ! Je ne vais pas me laisser faire comme ça !

" Je suis bien obligée de rester en vie, sinon tu vas t'ennuyer de moi, de mes histoires fantasques et de mes bobos ! "

Oui, c'est ainsi que je me fâche contre elle... on a tous une faiblesse hein, et bien moi, ce sont mes proches ! Là, elle me sourit en fixant mon regard et je crois que je la désespère... Mais tant qu'elle n'a pas froncé ses sourcils et serré sa mâchoire, je ne risque rien.

- Voilà ! Veille à reposer ton bras, change le linge régulièrement jusqu’à ce que ça cicatrice correctement. Sinon n’hésite pas à aller voir un guérisseur. Et un vrai, cette fois ! Je te rappelle que je soigne mieux les animaux que les humains. Bien ! Allons voir Izmir !

- Animaux ou être humain, c'est un peu la même chose. On est juste plus idiot... mais promis, j'irai voir un guérisseur d'humain si ca ne se guérit pas bien.

Oui c'est vrai, les animaux sont quand même plus intelligents que nous au point de parvenir à vivre en harmonie les uns avec les autres, tandis que nous, on passe notre temps à se faire la guerre au lieu de profiter de la vie. Franchement... Je me redresse en même temps qu'elle en avalant quelques petites gorgée du thé, qui au passage, me réchauffe tout le corps. A l'extérieur, nous retrouvons Izmir qui est en train de se prélasser paisiblement, sans stresse, sans pression.... Ce cheval est jeune et complètement fou. On dirait qu'il ne se soucis jamais de son état, un peu comme moi en fait. Quand je l'appelle, il lève la tête, dresse ses oreilles, se retourne et là, il me snob.... MON CHEVAL SE FOUT DE MOI ! C'est une tête de mule ! C'est une bourrique !

" Oh le sauvage ! Je te rappelle qui passe son temps à te faire des papouilles ! "

Cependant, il s'avance vers Niallàn d'un pas serein et penche la tête quand elle s'approche de lui. Il réclame des caresses de sa part.

" Mais quel traitre celui là ! Je rêve ! Faut pas lui faire confiance en fait, c'est un opportuniste et un manipulateur ! "

Je pense qu'il comprend ce qu'il fait, qu'il le fait exprès, qu'il n'est pas seulement un animal mais qu'il est doté d'une intelligence qu'on ne soupçonne pas. Pour moi, les animaux ont une conscience et surtout les espèces qui nous côtoient au quotidien. Comme ce cheval par exemple...  
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(#) Re: Visite de courtoisie  Lun 25 Juin - 16:54

Niallàn souriait en gagnant le porche où elle avait attachée Izmir. Les remontrances factices d’Annabeth provoquaient toujours son hilarité, quoiqu’il arrive. Cela faisait partie des constances dans leur relation. Apparemment, sa monture possédait un caractère tout aussi affirmé. L’animal se prélassait à l’ombre du porche, secouant doucement sa crinière pour chasser les mouches. Il dressa les oreilles dans la direction des deux jeunes femmes. Contre toute attente, il ne fit pas un geste vers sa maîtresse mais préféra derechef se diriger vers la soigneuse. Soit il avait beaucoup d’humour, soit il espérait davantage de caresses et de nourriture de la part d’une étrangère attendrie. Niallàn rit en s’approchant.

- Oh oui, quel traître, en effet !

Elle flatta le museau et l’encolure d’Izmir, appliquant la méthode que son mentor appelait volontiers « le toucher apaisant » et dirigea son regard vers les traces de griffures sur ses flancs.

- Il ne recherche que l’affection, le calme… Et va sans doute réclamer un peu de nourriture. Je dois avoir encore un peu de foin dans un coin. J’irais lui en donner. Vous pouvez passer la nuit ici, tous les deux.

Niallàn releva les yeux sur Annabeth. L’espoir vibrait dans sa voix. Sa tirade ressemblait à une prière muette. Elle ne voulait pas voir son amie repartir aussi vite. Elle savait que celle-ci était venue expressément la revoir suite à l’attaque sur l’Alliance et que donc, conformément à ses habitudes, elle comptait rester dans le coin un bon moment pour épuiser les réserves de patience – et de thé – de la Sengoli. Elle espérait qu’en ne passant pas la nuit seule, chez elle, les cauchemars ne reviendraient pas la hanter.

- Ces traces de griffures sont superficielles. Bien moins graves que ta blessure. Je vais nettoyer tout ça.

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(#) Re: Visite de courtoisie  Dim 8 Juil - 18:23

Toujours aussi douce et patiente cette femme. Elle caresse Izmir, le calme, l'apaise comme le fait avec moi avant de regarder de plus près les griffures qui parcours son pelage. Rien de grave visiblement et tant mieux, je préfère prendre les coups à sa place, je guéris bien en général et je supporte plutôt bien la douleur. En plus, je suis capable de mesurer ma douleur et tout, alors qu'un cheval... il ne peut pas nous dire en fait.. c'est compliqué alors vaut mieux que ca soit moi.

" Si tu lui donnes à manger, il ne voudra plus repartir non plus. Tu es sure de vouloir le faire ? "

Elle sait que je plaisante, qu'elle peut lui donner ce qu'elle veut parce que je lui fais entièrement confiance. Mais histoire de tirer les traits de son visage en sourire, je fais ma blague pourrie quand même. Elle a les dents blanches, impeccablement bien alignées, à part peut etre un minuscule défaut mais, ca la rend encore plus naturelle à mes yeux. Je peux vous assurez que si j'avais été un homme, je me serai mariée avec elle ! A moins qu'elle me trouve trop lourd... chiant.... bagarreur... intenable... Casse cou.... Moche... Une chose est sure, je l'aurai aimé et protégé comme il se doit, comme personne ne le fera probablement jamais d'ailleurs. Si seulement elle venait vivre à Pankara, je pourrais lui assurer une vie paisible. Je m'approche d'elle et tends mes bras. Je les enroule autour de son cou.

" Oui on va rester là tous les deux ! Tu ne seras pas seule ce soir ne t'inquiète pas ! "

Du fait que je sois une femme, Niallàn est comme une soeur pour moi et je ferai tout ce qu'elle me demande si cela peut l'aider ou juste lui faire plaisir. Bon, il faut dire en vrai que je suis venue ici pour lui rendre visite et que franchement cela m’ennuierai beaucoup de repartir tout de suite pour plusieurs jours de route. Un toit, un bain, un bon repas me ferait le plus grand bien.

" Je ferai tout ce que tu me demandes, tu le sais bien. On peut même aller boire un verre chez le tavernier du coin. J'espère jusque qu'ils sont sympas ici. "

A Pankara, le tavernier est comme de la famille, en fait, Pankara est ma famille donc bon, mauvais exemple. Autre chose qu'il ne faut pas oublier, je reste la garde du corps de Priam, et si au détour d'un voyage comme celui la je peux apprendre quelques petites choses, entendre des rumeurs qui pourraient avoir des conséquences sur Pankara, autant en profiter. Ce n'est pas de l'espionnage, juste des précautions.
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(#) Re: Visite de courtoisie  Mar 24 Juil - 18:42

Sans quitter Izmir des yeux ni cesser de lui caresser le museau, Niallàn sourit. Tant et si bien qu'un éclat de rire lui échappa.

- Mais c'est le but ! S'il ne repart pas d'ici, toi non plus, répliqua la soigneuse en esquissant un sourire retors.

Le piège de l'effroyable sorcière se refermait sur la malheureuse Annabeth, victime de sa propre malice et d'une affection entièrement partagée. Elle avait voulu ce guet-apens. Et Niallàn n'allait certainement pas s'opposer à sa volonté. Compte tenu des circonstances - et malgré sa fierté qui lui refusait toute faiblesse -, l'idée de ne pas dormir seule, dans sa petite maison perdue au milieu de la grande ville, les sens aux aguets, interprétant chaque grincement du bois, chaque sifflement de vent aux fenêtres, pour enfin fermer les yeux d'épuisement et servir de festin aux cauchemars... Cette idée-là l'enchantait, bien plus qu'elle ne l'avouerait. La terreur sourde et paralysante, ressentie lors de l'attaque en Askhadi, la laissait encore pantoise. Elle s'était crue plus forte que la peur de mourir. Terrible erreur.

Et s'il existait quelqu'un en ce monde chaotique qui soit capable de la protéger, c'était bien Annabeth. Dans un esprit encore naïf, elle représentait un rempart inébranlanble, que cela soit contre des songes malins ou contre la trop réelle cruauté des humains. La Pankara apparaissait inébranlable, invincible, bien que faillible.

- Je te kidnappe pour aussi longtemps que tu le voudras ! Et je pourrai bichonner ce beau prince des plaines tout mon soûl...

Niallàn ferma les yeux, colla brièvement son front contre la joue de l'animal, laissant celui-ci lui renifler les cheveux au point d'en attraper quelques mèches volages. Niallàn rit de nouveau, attendrie. Ce bougre d'étalon ressemblait beaucoup à sa maîtresse. Ils faisaient la paire ! Repoussant doucement l'équidé qui s'avérait être un ventre sur pattes, elle inspecta une dernière fois d'un œil critique les marques de griffes sur ses flancs.

- Oui, je sais, tu as faim ! Ça va venir. Laisse-moi d'abord nettoyer ta plaie.

Une fois qu'elle eut fini de laver le pelage d'Izmir autour de ses blessures et qu'elle y appliqua un onguent protecteur, elle entreprit de lui apporter un reste de foin. Il ne se fit pas prier pour commencer son repas.

- Il y a bien quelques tavernes sympas dans les environs. Tu sais, en Pankara ou ici, elles se ressemblent toutes, ajouta-t-elle en haussant des épaules à l'attention de son amie. Évite de parler politique et religion trop fort et ça ira. Les Sengolis ont le sang chaud, en général.

Et pas des moindres... Niallàn était bien placée pour le savoir. Sans qu'elle ne s'en aperçoive, elle participait activement à cette réputation. Non pas qu'elle le veuille : il s'agissait souvent d'un acte involontaire. Elle était une fille du feu et de l'eau, une itinérante dans l'âme qui apprenait au jour le jour à vivre en société, elle qui gardait toujours un pied dans la nature libre et sauvage. Créature paradoxale, comme tant d'autres de ses pairs, il arrivait cependant fréquemment que Niallàn succombe à ses mauvais penchants, ceux d'une animalité jamais totalement révolue, qui aimait s'insurger contre tout et n'importe quoi, pour peu que cela en vaille la peine.

- Je vais pouvoir te montrer un peu la cité ! Certes, tu me diras que ça ne vaut pas Galene et je te comprend. Mais Moroni a une belle âme et j'espère bien te faire tomber sous son charme. Par contre, tu vas devoir te rendre utile, renchérit la Sengoli tandis que son précédent sourire rusé revenait ourler ses lèvres. Il faut me payer pour mes services. Tu m'aideras à cuisiner le repas de ce soir ! Marché conclu ?

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(#) Re: Visite de courtoisie  Dim 12 Aoû - 17:47

Mon imbécile de cheval est pansé avec le plus grand soin de Niallàn et en plus de cela, il va se remplir le bide comme une vache ! A mon tour de me faire plaisir ! Allons gaiement vers la taverne ! Et si certains ont le sang chaud, qu'ils viennent se frotter à moi, je vais leur montrer qui a le sang chaud ici. Non mais oh. Je parle de ce que je veux moi... oui mais non... si Niallàn se prend un coup par malheur, ou si elle a des ennuis à cause de moi, soit je vais voir rouge, soit je m'en voudrais, et dans les deux cas, ce n'est pas bon. Je vais me tenir à carreau, pour elle.

" Bonne idée,fais moi visiter la magnifique ville ou tu vis pour le moment, on sait tous que tu reviendras en Pankara tôt ou tard... "

Je glisse un regard sur le côté, sourire en coin, comme pour la taquiner un peu. Encore. Toujours. Je me penche vers elle, l'attrape par le bras et commence à marcher dans les ruelles de Moroni.

" Allé, viens par là et fais moi visiter tout ça ! "

Je ne sais pas ou je vais, j'avance, tout droit, les yeux qui partent à droite, à gauche, en haut, en bas pour ne rien rater. Par chez moi, tout est plutôt...plat. Je veux dire que le bord de mer est riche en plages, en crique, quelques falaises, dunes de sables... mais Sengoli c'est tout l'inverse. Il y a de l'eau non loin, mais cela n'a rien à voir. Ici, les montagnes dominent, tout est haut, tout est immense. Et même le vent est différent. Chez moi il a l'odeur de la mer, ici euh... l'odeur de.... frais. Ou froid. Je ne sais pas comment expliquer en fait. Les maisons sont construites autrement aussi, un peu comme les gens. Enfin, ils sont construis pareils, mais pas habillés de la même manière. En fait, ici c'est vraiment le bout du monde. Pour le moment du moins, car si les rumeurs sont vraies, alors il y a des âmes qui vivent derrières les frontières et le bout du monde est donc bien encore après.

" Au fait, pour faire la cuisine ce soir c'est d'accord. J'ai de quoi nous faire plaisir sur moi, alors si tu veux manger quelque chose de spécial, c'est l'occasion. "

Etre à la place que je suis me permets d'avoir quelques privilèges plutôt intéressants. Je n'en profite pas beaucoup, je préfère vivre simplement. Mais si de temps en temps je peux me servir de ça pour le partager avec mes proches, alors là, je n'hésite plus non. D'ailleurs, elle ne le sait pas encore, mais je ne suis pas venue les mains vides, ce n'est pas grand chose, mais j'espère que cela lui fera plaisir. Elle aura sa surprise au moment du repas. Comme ça, si elle a un coup de mou, elle pourra s'en servir pour se rassurer.  

Au loin, je crois apercevoir ce qui ressemble à une taverne. Elle me paraît glauque, sombre, peu accueillante.

" C'est une taverne ça ? "

Ca se voit que je suis peu rassurée ?

Spoiler:
 
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