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 Against distress, in the presence of our enemies - Horyön, Aslaug

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Aslaug
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(#) Against distress, in the presence of our enemies - Horyön, Aslaug  Sam 5 Mai - 23:27


Against distress, in the presence of our enemies
Horyön & Aslaug (flashback)

L'horizon se déclinait en couleurs chaudes, le crépuscule tombait sur le champ de bataille, la nuit avançait et bientôt les environs allaient être plongés dans l'obscurité. Les guerriers rentraient, pour ceux qui étaient en vie, dès l'aube le combat allait sans doute reprendre du moins si il y avait encore assez d'hommes pour se battre. Aslaug retira son casque tout en soupirant doucement, le nez tourné vers ceux qui rentrait et essayait de retrouver le regard de ses frères et sœurs d'arme. Qui avait survécu, qui avait péri ? Le moment était venu de compter les morts. La jeune femme essuya son visage taché de sang d'un revers de manche, se demandant s'il s'agissait du sien ou celui de quelqu'un d'autre. A priori elle n'était pas blessée, si l'on ne comptait pas les courbatures menaçant de l'empêcher de dormir correctement. La journée avait été longue, très longue.

Un de ses camarades vint lui donner une tape à l'épaule, elle l'avait défendu un peu plus tôt et lui avait évité la mort. Pas de remerciement, c'était chose banale lors d'un combat, se soutenir les uns les autres, c'était important à ses yeux. La rouquine détourna les talons de ce champ rouge comme un champ de coquelicots et se dirigea vers le campement établi à quelques minutes de marche plus loin. Les guerriers avaient faim, la soupe commençait déjà à chauffer sur le foyer central et l'on entendait le bruit caractéristique du métal alors que les armures étaient rangés et les armes entreposées. Aslaug fit de même, détâcha son plastron, retira ses protections et laissa sa cote de maille. Aussitôt elle se sentait plus légère, et c'était vivifiant. Elle usa d'un bac d'eau pour se rincer le visage, retirer toutes les traces de sang séché qui tachait son visage et abandonna l'idée de faire ses cheveux. Une amie les avait tressés en une coiffure assez complexe pour qu'ils ne la gênent pas pendant le combat et ça allait sans doute lui durer plusieurs jours encore.

Là elle pu sentir les quelques écorchures sur son visage mais n'en fit pas tout un plat, c'était chose habituelle, rien de grave de toute façon. Il y avait un vague brouhaha dans le campement, parfois cela lui donnait l'impression que le combat n'avait jamais eu lieu. On entendait des rires, de joyeux bavardages, les Kelowniens étaient réputés pour aimer la guerre et c'était dans ces moments là qu'on pouvait mesurer cela. Aslaug elle n'en pensait pas moins, il n'y avait ni tristesse, ni réjouissance, elle faisait là son devoir et protégeait les frontières de son clan, protégeait ses deux filles. En parlant d'enfants, elle avait commencé à se sentir étrange quelques semaines auparavant et se demandait si elle n'en avait pas un dans la bedaine. C'était peut être pour cette raison qu'elle se sentait plus fatiguée et plus sensible que les précédents conflits, qu'on ne l'accuse pas d'avoir vieilli ! C'était bien sa veine, dans quelques mois elle serait trop grosse pour combattre et on l'écarterait du front et que ces douleurs dorsales deviendraient trop insupportables. La jeune femme suivit d'autres consœurs à la rivière, où elles se baignèrent et discutèrent longuement. Elles étaient souvent en train de parler de l'avenir de Kelowna, comment est ce qu'elles imaginaient les choses, ce qu'elles voulaient voir évoluer quand d'autres se réjouissaient surtout des combats du lendemain. Aslaug ne prenait pas position et participait aux conversations quand ça ne parlait pas politique, mais plus de banalités. Et puis revêtue d'une tunique propre, Aslaug se dirigea vers l'endroit où l'on servait la soupe, elle demanda deux rations, l'une pour elle et l'autre pour le commandant. Ces derniers temps c'est ce qu'elle avait pris l'habitude de faire, parce qu'elle aimait bien discuter avec lui. Ils partageaient souvent les mêmes points de vue et cela la rassurait, elle avait bien moins envie de déserter.  

Les deux rations dans les mains et deux morceaux de pain dur dans son tablier, la jeune femme se dirigea vers la tente d'Horyön et entra après avoir passé son minois entre les pans de tissus pour vérifier si elle pouvait entrer. Son regard croisa celui du commandant, elle lui adressa un fin sourire et entra sans plus de politesses.

« A table » Fit elle tout en déposant le bol sur son bureau à ses côtés avec son morceau de pain.

Aslaug prit place sur la banquette, s'y affala presque pour soulager son dos et ne perdit pas plus de temps pour manger. Elle avait faim, constamment et rêvait de pouvoir manger des patates chaudes avec de la viande mais devait se contenter de la soupe de champignons une énième fois et peut être avec un morceau de viande. Dans ces moments là, elle ne le considérait pas comme son commandant, mais plus comme un ami, un très bon ami, c'était pour cela qu'après la bataille, elle se permettait d'être plus familière avec lui mais cela n'effaçait en rien le respect qu'elle avait pour lui.

« Alors ? Belle journée ? »

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Horyön
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(#) Re: Against distress, in the presence of our enemies - Horyön, Aslaug  Dim 6 Mai - 7:15


« Tuez les tous ! » Tels furent les mots qui résonnèrent à Sengör lorsque Laëth su que les frontières kelowniennes avait été franchises par plusieurs équipages pankara. Le peuple des mers avait posé le pied sur le sable froid des terres du nord, ce qui signifiait qu'ils avaient réussit à vaincre les patrouilles sur les côtes. En plus de ça, ils avaient osés attaquer un village de pêcheur et s'y étaient installés afin de charger leurs navires et reprendre des forces. Laëth envoya un bataillon dès qu'elle fut mise au courant. Ce fut donc à Horyön que revint la tâche d'être le bourreau de ses effrontés. Laëth était une femme sanguinaire mais très organisée. Les troupes s'organisèrent très rapidement et partirent en moins d'une heure après que la nouvelle soit parvenue à Sengör.

Le groupe d'Horyön fondit sur les équipages Pankara en un éclair dévastateur. Ils avaient chevauchés pendant plusieurs heures et étaient quand même prêt à se battre, comme tout kelowniens qui se respectent. Le combat fut rude et la terre sablonneuse se teinta d'un pourpre sombre symbolisant ainsi la barbarie qui avait eut lieu. « Aucune pitié, aucun prisonnier, uniquement le châtiment. » Les paroles de Laëth résonnaient dans la tête d'Horyön, sa lourde masse éclatant des crânes sans même que ses opposants ne puissent réagir. Leurs lames se brisaient sous les coup puissants des kelowniens. « Pitié ! Arrêt... » Criait un des pankaras effrayé par toute cette sauvagerie, sa gorge fut tranchées avant même qu'il ne puissent finir ses derniers mots. Le massacre dura longtemps...

La fin de la journée n'était que rouge et fraîcheur. Des couleurs chaudes tapissaient le ciel ainsi que la terre et pourtant il faisait froid. Quand les cris et les bruits de ferrailles qui s'entrechoquaient se turent, Horyön s'arrêta un moment, les yeux tournés vers l'horizon ou la mer rencontrait le ciel. Son visage et sa crinière blonde étaient maculés de sang, sa masse dégoulinante de la même substance était posée à même le sol. Des douleurs particulières ? Son corps le faisait souffrir, la fatigue et les coups qu'il avait reçu, combinés ils formaient un tout auquel Horyön était habitué depuis longtemps. Ce moment après une bataille était une minute précieuse, car on pouvait apprécier la vie elle même. Le silence tomba sur la côté Kelownienne, les équipages pankaras avaient été complètement décimés. Comme Laëth l'avait ordonnée, pas de pitié, pas de prisonnier, uniquement le châtiment. Mission accomplie, cette endroit de Kelowna avait été purgé de ses envahisseurs. Mais l'étaient-ils vraiment ?

Horyön avait donné ces ordres après la bataille. Les morts kelowniens  devaient être comptés. Les bûchers devaient être construits. La fête pour honorer les morts devait être préparée avant de brûler les défunts. Les pankaras aussi devaient être comptés pour le rapport de guerre. Leurs navires allaient être fouiller, piller puis amenés au Port-Victoire afin de grossir la flotte kelownienne. Une chose était certaine à propos des pankaras, leurs capacités nautiques et leurs navires étaient les plus efficace de tout les peuples connus, autant ne pas gâcher de la qualité. Un état des lieux devait être fait à propos du village côtier afin de constater les dégâts et les pertes. Puis enfin bien sûr le camp devait être monté. Les kelowniens s'exécutèrent sans poser de question.

Horyön suivit ces hommes pour voir ce qu'il restait du petit village. Les pankaras avaient été respectueux des lieux, ils n'avaient commencés à entreposer dans leurs navires uniquement les richesses et la nourriture. Les habitants eux n'avait pas l'air d'être trop blessés ou choqués. Il n'y a eut aucun bain de sang, les seuls morts sont ceux qui ont opposés une résistance. C'est un point qui différenciait grandement le peuple des mers avec celui du nord. Les pillages "propre" n'était pas dans les mœurs des kelowniens. Un bon raid est marqué par le sang, la douleur et les richesses ; la compassion n'avait guerre sa place sur un champ de bataille. Horyön en était conscient et faisait parti de ceux dont la folie intérieur se manifestait lors des combats? Tout ce qu'il gardait au fond de lui se déversait brutalement sur ces adversaires, que ce soit des hommes, des femmes, des enfants ou même des animaux, il n'y avait aucune différence. Bien qu'il soit devenu un chef de guerre en ôtant la vie à son prédécesseur, ce grade était un honneur qu'il n'avait jamais convoité. Mais en tuant un chef de guerre, on endosse ses responsabilités, c'est comme ça que ça marche ici. Pourtant, il n'avait jamais entaché son noble statut et avait gagné un respect qui n'avait jamais voulu de lui.

Il pénétra alors dans sa tente, posa son arme au sol et se lava le visage dans l'eau fraîche. Il se dévêtit et observa les marques que lui avaient laissés les coups des pankaras. Rien de bien important... Il passa une tunique et une longue et lourde cape sombre. Son estomac lui rappela qu'il n'avait pas manger depuis un moment. C'est à ce moment qui vit la magnifique chevelure flamboyante d'Aslaug passée l'entrée de la tente. « A table » dit elle en rentrant, le visage illuminé par un sourire. « Alors ? Belle journée ? » Fit elle en s'installant sur la banquette de fortune. Horyön s'avança vers son bureau et saisit le bol en croquant dans le morceau de pain. « Ça dépend pour qui. Il y a au moins une bonne... » Il marqua une pause, le temps de lire sur un des rapport le nombre de victime pankara. « ...quarantaine à qui la journée n'a pas été favorable. » Il prit place à ses côtés en avalant le reste de son pain. Quarante et un mort chez Pankara, deux navires confisqués, un village sécurisé et vingt-cinq morts à Kelowna ; tel était le rapport qu'aurait Laëth. Bon ? Mauvais ? Elle était la seule à en décider, Horyön n'avait pas son mot à dire. Il n'y avait pas de prisonnier, ils avaient tous été tués, les ordres avaient été respectés à la lettre. Le nombre de mort que comptait les kelowniens était toujours une chose triste mais pour Horyön cela voulait dire que ces hommes et femmes on commit une erreur pendant leur combat qui leur à été fatale. En aucun cas il se sentait responsable d'eux. Il était loin de les considérés comme de la chair à canon, pour lui ils étaient tous égaux et chacun devrait savoir se protéger seul. « Tu sembles fatigué, ce n'est pas dans tes habitudes. Qu'est ce qu'il y a ? » Horyön connaissait Aslaug beaucoup trop bien, il savait comment elle combattait et son état d'esprit après les batailles. Quelque-chose avait changé...


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(#) Re: Against distress, in the presence of our enemies - Horyön, Aslaug  Dim 6 Mai - 10:53


Against distress, in the presence of our enemies
Horyön & Aslaug (flashback)

Horyön avait l'air tout aussi usé qu'elle, que ce soit physiquement ou mentalement, elle savait que ce qu'il se passait ces derniers temps lui faisait éprouver quelque lassitude. Ce devait être d'autant plus dur pour lui qui avait des responsabilités, et qui devait voir chaque jour combien de morts est ce que leurs conflits avaient engendrés. Depuis qu'elle savait qu'ils partageaient les mêmes idées concernant l'avenir et la folie sanguinaire de Laëth, Aslaug se sentait moins seule, alors c'était tout aussi normal qu'elle soit là pour un soutient moral, sans forcément mettre des mots dessus. Aslaug n'était pas la meilleure personne pour réconforter et donner des conseils, mais elle savait écouter, elle savait entendre. Alors voir Horyön soupirer face à son rapport, c'était devenu un spectacle habituel.

Une quarantaine...Aslaug soupira doucement tout en haussant les sourcils, se demandant si un jour les massacres pourraient cesser, car elle ne voulait pas faire cela toute sa vie et ne voulait pas non plus que ses filles vivent cela. Aslaug songeait d'ailleurs à les orienter vers un métier tout à fait banal en plus de leur apprendre à se défendre, mais sur le front et voir sa vie rythmée par le nombre de morts, non, elle voulait leur offrir une meilleure vie. La jeune femme ne fit pas de commentaire sur les rapports, qu'aurait elle pu dire ? Il n'y avait pas de mot assez précis pour décrire l'horreur ressentie. Alors si la nécessité de protéger leurs frontières résidait, il y avait une autre solution et tout le monde le savait. L'Alliance, c'était la promesse d'un avenir paisible, mais les Kelowniens n'étaient pas prêts à cela, eux qui depuis de nombreuses générations avaient été façonnés pour aimer le sang et la guerre, comme si cela était l'unique but de leur existence. C'était peut être pour cela que la poignée de personnes souhaitant changer les choses restaient discrets sur leurs propos. Un jour peut être viendraient où ils auraient l'occasion de changer la tendance et c'était peut être trahison de penser comme ça mais Aslaug voyait déjà Laëth comme un problème à ce à quoi elle aspirait.

La jeune femme observa Horyön venir prendre place à ses côtés et ils mangeaient tous les deux comme ils l'avaient fait un bon nombre de fois. C'était ce genre d'instants là qui avaient don de lui redonner un tant soit peu de motivation, parce qu'Horyön avait une bonne âme et qu'elle lui était reconnaissante d'avoir la capacité de se soucier d'autrui.

« Tu m'as pas l'air plus en forme, Horyön » Répliqua t-elle. Aslaug porta sa main sur l'épaule de son ami, venant pincer un muscle qu'elle sentait encore pris par les assauts « t'es complètement crispé regarde ça. »

La jeune femme lui adressa un sourire taquin avant de prendre une nouvelle cuillerée de soupe. Elle savait où cela aurait mené si elle lui avait dit pourquoi est ce qu'elle était plus fatiguée qu'à l'accoutumée ; Tant que son ventre ne gonflait pas elle voulait rester se battre. Cela pouvait être dangereux, elle en avait conscience, mais la dernière y avait bien survécu, et puis il y avait des frères et des sœurs d'arme qu'elle ne voulait pas laisser derrière elle au profit de son petit confort. Elle ignorait si Horyön allait la renvoyer chez elle si elle le lui disait, mais pour le moment elle ne voulait pas prendre le risque.

« Après plusieurs jours de combats tu sais ce que c'est, t'as l'impression d'avoir pris 20 ans dans la figure. »Aslaug se réinstalla correctement, la tente du commandant avait beau être plus confortable que la sienne, elle ne pouvait pas rester en place. « Une bonne nuit de sommeil et aux aurores on sera remis d'aplomb ! » Ou pas, elle était plus fatiguée jour après jour, mais elle prenait sur elle et une fois sur le champ de bataille, c'était comme si son corps était anesthésié de toute douleur dans l'engouement. 

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(#) Re: Against distress, in the presence of our enemies - Horyön, Aslaug  Ven 18 Mai - 1:55


Le goût de la soupe était à la fois fade et savoureux. Ce mets paradoxal portait un nom ici à Kelowna : le säpre. Un repas que les guerriers kelowniens prenaient après une bataille, c'était en général peu goutteux mais cette tradition leur rappelaient qu'ils étaient encore en vie de plus elle étanchait la faim et la soif. Un simple bouillon dans lequel des carcasses d'animaux des alentours ont été cuites. Ce soir c'était poisson. C'était plutôt approprié vu la provenance des vaincus de la journée. Horyön prenait plaisir à respecter et à faire respecter chaque tradition de kelowna aussi petite soit-elle. La chaleur du bouillon s'écoulait dans son corps et le réchauffait. Dehors il entendait les rires et le chahut de ses hommes qui fêtaient leur victoire ainsi que leurs morts.

Aslaug lui fit remarquer qu'il n'avait pas l'air plus en forme qu'elle. Elle marquait un point, Laëth l'avait envoyé au combat alors qu'il était à peine rentré d'un combat à la frontière Orketa. Bien entendu il ne s'en plaindra pas, il avait un devoir et des responsabilités envers Kelowna qu'il devait respecter. Il devait être à la hauteur de la tâche que la première loi kelownienne lui avait donné. Il sentit les doigts fins d'Aslaug parcourir son épaule et trouver l'un de ses muscles contractés. Le froid ? Le stress ? La fatigue ? Y avait-il vraiment un raison à ses symptômes ? Son regard ce tourna vers elle pour se plonger dans son regard vert. Il lui retourna un tendre sourire avant de se pencher à nouveau sur son repas du soir.

20 ans ? « Tu me donne vraiment une cinquantaine d'année ? T'as pris un coup trop fort ? » Dit-il en souriant. « Tu as beau avoir l'air fatigué, la vieillesse est encore loin. » La vieillesse... Un luxe ou une malédiction ? Tout le monde se bat pour survivre et c'est la fin du parcours. Les maladies, la faiblesse et l'attente... Même les richesses de tout les pillages kelowniens ne pourraient remédier à ça.

« Tu as raison, le repos nous fera du bien à tous. » Horyön pris une position plus confortable, posant sa tête sur le dossier, les yeux sur le plafond de la toile tendu de sa tente. Il posa son assiette d'un geste lasse sur le sol. Les bruits festifs commençaient à se dissiper laissant place aux sons nocturnes typique d'un bord de mer.

« Dis moi, tu as une fille. Pourquoi tu te bas ? La plupart des parents s'occupent de leur progéniture avant tout il me semble. » La curiosité de Horyön frappa à nouveau, encore et toujours. Même si elle avait éludé sa première question avec adresse, le guerrier n'était pas dupe et savait quant une personne qu'il connaissait comme Aslaug lui cachait quelque chose. Il n'était pas du genre à insister. Il pensait qu'aucun secret ne restait secret, il fallait juste attendre. Aslaug intriguait grandement le guerrier et ce dernier comptait bien assouvir sa curiosité pendant un tel moment de tête.

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(#) Re: Against distress, in the presence of our enemies - Horyön, Aslaug  Ven 18 Mai - 17:51


Against distress, in the presence of our enemies
Horyön & Aslaug (flashback)

Le calme après la tempête, elle se souvenait les premières fois qu'elle avait entendu cela, a quel point ce silence là, cette retombée de vacarme l'avait perturbée. Et pourtant la paix revenait dans leur camp, la nuit serait silencieuse jusqu'à l'aube où l'on se remettrait en route pour une attaque. Ils s'étaient tous battus, cela durait depuis plusieurs jours déjà alors le repos n'était pas du luxe bien que certains soient encore debout pour monter la garde. Ou d'autres comme Horyön et Aslaug qui parlaient tranquillement à l'abri dans cette tente. Quand l'un avait relevé la fatigue de l'autre, Aslaug avait vite fait de le lui retourner et c'est un sourire qu'il lui arracha par cette réponse bien retournée.

« Même a cinquante ans tu seras un grand guerrier, moi je serai dans ma ferme avec mes chèvres idiotes et mes enfants râleurs à ramasser la merde des cochons. » Plaisanta t-elle tout en continuant de manger sa soupe. La tension du combat retombait doucement, c'était aussi pour cela qu'elle aimait la compagnie d'Horyön, ça lui permettait de se changer les idées, retrouver un tant soit peu d'humanité et penser à d'autres choses que les camarades qu'ils ont perdus, ou les victimes en général de cette folie. Le commandant attira d'ailleurs son attention avec une question qui la fit sourire. Il ne la lui avait jamais posée celle là, mais elle-même n'avait pas de véritable réponse, c'était un tout.

« Ah c'est encore pire, j'en ai deux de filles. » Fit elle en étouffant un rire. Quelle mère indigne faisait elle hein ? Sur le champ de bataille plutôt que d'élever ses filles. Mais Aslaug avait été façonnée pour la guerre, et puis elle les élevait seule, elle avait besoin de montrer à ses filles comment rester forte en toutes circonstances et c'était sa manière à elle d'être un exemple.

« Et bien...C'est une manière pour moi de protéger mon foyer, ma famille, d'apprendre à mes filles ces valeurs là, j'aimerais qu'elles soient fortes et braves. »

Ça ne lui dirait sans doute rien comme ça, mais puisqu'elle n'était pas mariée, et seule responsable de son foyer, elle devait prouver à tous et surtout à elle même qu'elle était capable de faire cela sans autre aide. Elle savait qu'on la critiquait parce qu'elle n'était pas chez elle, et ce serait encore pire après la venue de celui qui poussait au chaud à ce moment là dans son ventre. Et en tant que père il en aurait dit quoi lui hein ? La jeune femme détourna son regard d'Horyön, se rappelant la fierté pour elle que cela avait été de retourner se battre au nom de sa famille en plus de son peuple. Elle vivait pour cela, et tant que les conflits n'étaient pas apaisés, qu'il n'y aurait pas d'autre solution, elle continuerait de les protéger de cette façon.

« J'ai quand même attendu qu'elles soient assez grandes pour les laisser à ma sœur, j'ai un devoir de mère mais je suis aussi une guerrière. »

C'était parfaitement idiot de penser ainsi,Aslaug est une femme, et comme toutes elle est capable de concevoir. Seulement elle avait eu l’insouciance de penser que ça ne lui arriverait pas parce qu'elle n'a pas de vie stable. Et puis les choses arrivent toujours quand on s'y attend le moins, c'est connu. Elle n'irait pas jusqu'à dire que ça tombe mal, ou qu'elle a la poisse, les choses venaient quand elles devaient arriver et si elle n'avait pas prévu de s'occuper d'un autre enfant elle le ferait quand même et avec grand plaisir. La jeune femme étira finalement un large sourire puis après avoir posé son plat, se redressa dans sa place tout en se tournant vers Horyön. « Seriez vous en train d'essayer de me convaincre de rentrer chez moi commandant ?» Demanda t-elle avec un brin de malice dans le regard.

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