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 long time no see. (priam)

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Crédits : noralchemist.
Célébrité : ivana baquero.
Madaline
– à la Citadelle –
à la Citadelle
(#) long time no see. (priam)  Lun 7 Mai - 18:14

long time no see.
priam & madaline.

Le tumulte de la ville t’étreint, euphorie dansante, caresse mordante d’une citée survoltée. De toute part les éclats de voix t’assaillent, les regards se croisent, les sourires s’échangent – le commerçant braille la fraîcheur de ses plus beaux produits tandis que l’on s’adresse politesses et civilités entre les délégations venues de toutes les terres de l’Alliance. Les clans se sont rassemblés, et avec eux le vacarme assourdissant de retrouvailles fébriles s’est niché dans les entrailles de la capitale. Péniblement tu te frayes un chemin, jouant des épaules à travers cette masse de corps frissonnants, longeant les ruelles d’une Citadelle suintant de vie. Bien qu’autant en joie que le commun de la populace à l’idée de recroiser regard amical, tu te sens oppressée, comprimée par le capharnaüm ambiant – tes doigts cherchent le contact rassurant de tes lames, et tu resserres les sangles de cuir autour de tes cuisses, sur tes gardes. Accueillir tant de monde en ville ne fait qu’accroître ta vigilance, car c’est bien dans les effusions d’euphorie que se trament les pires drames.

Flanquée de deux de tes gars armés jusqu’aux dents, tu écumes les ruelles, piétinant sur les pavés, bousculée de-ci, de-là, interpelée d’un sens puis dans l’autre. La sueur perle à ton front, dégouline le long de tes tempes et t’as le souffle rauque, la gorge sèche. Un regard jeté à tes hommes, un simple hochement de tête, et vous faites demi-tour au cœur d’une artère principale pour faire route jusqu’à une place étroite au détour d’une allée – là, tu jauges l’enseigne de bois gravée avant de pousser les lourdes portes de l’auberge blindée. L’air y est moite, étouffant, chargé des effluves d’alcool qui, après les années, ont imprégné le bois tendre du mobilier – les jacasseries des uns et des autres te vrillent les tympans, beugleries désinhibées, éclats de voix gras entre deux gorgées mousseuses, et tu fronces les sourcils pour essayer de ne pas y prêter attention. Tes prunelles d’onyx se faisant à la semi-obscurité ambiante de la taverne, tu te coules entre les tables, évitant les corps brûlants et titubants, pour venir t’accouder au bar poisseux, agitant les doigts dans l’espoir d’attirer l’attention du patron. Un soupir agacé échappe à tes lippes, et tes iris se perdent dans la contemplation de la salle, dévisageant les trognes rougies par l’alcool des clients, ces ivre-morts bavant dans leur barbe et braillant quelques paroles dénuées de sens. Il en fallait si peu pour que tout dégénère et que, soif étanchée, les soûlards en viennent aux poings – d’autant avec la venue de tous les clans et les enjeux politiques à peine masqués, un mot avait vite fait de dépasser un autre, une pensée rattrapait vite une parole et les divergences d’opinion alimentaient si bien les bastons. Tu priais en silence pour que chacun reste à sa place le temps des négociations entre chefs, et que rapidement tout redevienne calme et paisible dans la Citadelle. Et t’aurais pu rester un long moment, ainsi perdue dans les méandres tortueuses de tes pensées – le patron du bar ne s’étant toujours pas pointé, de surcroît – si ton regard n’avait pas croisé celui d’un visage familier.

Un sourire étire tes lèvres – « Rafraîchissez-vous l’gossier les gars, c’est ma tournée. » que tu leur lances sans même leur jeter un coup d’œil, t’éloignant à grandes enjambées en direction de l’ami aperçu plus tôt. Arrivée à sa hauteur tu tires la chaise d’une table voisine à grand fracas, t’octroyant d’un regard furibond de ton voisin auquel tu n’accordes aucune importance, et te laisses tomber dessus, prenant appui négligemment sur le dossier. « Tu pensais pouvoir te pointer à la Citadelle sans m’croiser Priam ? » tu grinces tout sourire, dardant tes prunelles sombres dans l’azur des siennes. « Ca fait un baille. Scellons nos retrouvailles par un rhum, qu’en dis-tu ? »
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