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 EOVAN (/!\ Attention contient sujets sensibles)

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Eovan
– clan : sengoli –
clan : sengoli
(#) EOVAN (/! Attention contient sujets sensibles)  Jeu 28 Juin - 0:05



– EOVAN –
Clan : Sengoli – Rôle : Tavernier de la ville de Moroni et guerrier amateur – Âge : 26 ans
Allégeance : Lui-même, la politique ne l'a, jusqu'à présent, jamais véritablement intéressé. Cela pourrait bien sûr changer dans l'avenir – Feat : Lorenzo Richelmy



Caractère & Physique :


Certains êtres se brisent, sans véritablement se réparer. Les âmes prennent des détours inattendus, leurs blessures invisibles. Si elles parlaient, on les verrait, leurs chevilles tordues, leurs membres désarticulés. Sur la route de la vie, certains vivent luxe et confort, d'autres naissent sous le chant des chiens qui hurlent, dans la crasse et l'oubli. Eovan fait partie de ceux-là qui se noient. Dont les pas s'entravent du boulet à leur suite, composé des douleurs du passé. Vous le verrez, laver un verre derrière son comptoir. Parfois, entre un sourire, entre deux bières, vous entreverrez l'ombre de ses yeux. Celle-là qui change le bleu-vert limpide de ses prunelles en le gris qu'a été longtemps sa vie.

Eovan se décrit bien comme un chien enragé. Piquez-le du bout du bâton, il explosera de cris et de poings, véritable bombe à retardement. Il peut renverser les tables, fulminer, injurier, frapper jusqu'à ce que ses poings ne soient plus que rouge. Il a longtemps été ainsi, agressif et blessé, prêt à tout pour se préserver. Le jeune homme a trop à perdre; le peu de ce qu'il lui reste il protège farouchement. Il n'a cependant jamais glorifié sa violence comme beaucoup d'autres à sa place. Le tavernier tente de trouver la paix dans la tempête constante de ses émotions toujours trop vives pour certaines, trop inhibées pour d'autres. Sa vie de carences l'ont rendu mal, et ce malaise s'exprime trop souvent par la colère et la frustration. Susceptible, dira-t-on. Heureusement, il a progressé en ce sens et parvient de mieux en mieux à apaiser ses crises, souvent par le retrait. Eovan n'aime pas les conflits, c'est un homme simple qui aspire à une vie simple. Donnez-lui à manger et à boire, un sourire et une amitié, il vous suivra loyalement. Mais osez le trahir et il mordra jusqu'au sang.

C'est un garçon taciturne, souvent dissimulé sous son épaisse chevelure bouclée et sombre, négligée. Non pas qu'il soit dépourvu de l'intérêt de socialiser, au contraire. Il se languit de l'autre, il vous suivra tel un chiot perdu pour un peu d'attention. Ses relations se caractérisent souvent ainsi : par une série d'absolus, de l'amour ou de la haine. Il ne sait pas aimer à demi-mesure, est souvent maladroit ou trop persistant. Il apprend, encore, mais cela prend du temps. Il s'agit d'un homme plutôt simple en apparence, contenté d'assez peu et prenant plaisir dans les petits détails insignifiants qui manquent aux autres. La vision candide d'un oiseau, lui apportant sagesse et protection, suffit à lui tirer un de ses rares sourires. Il a ce coeur un peu romantique, plein d'espérance et naïf malgré toutes les horreurs qu'il a pu vivre. Il se penche souvent sur les plus pauvres, tendant la main pour y déposer les quelques pièces qu'il a sur lui. Il est sensible, trop même, mais ne sait jamais comment conseiller ou appuyer les autres. Il se contente donc d'être là. À ses yeux, ce n'est jamais assez.

Il accorde difficilement sa confiance réelle. Une fois obtenue, elle semble intarissable et totalement dévolue. Il teste énormément les autres, vous rejettera rapidement s'il ne vous juge pas méritant de son attention. Il aimerait un jour aimer sainement, sans ses angoisses constantes, sans la peur de l'abandon et des abus qui lui pèse encore, sans se craindre aussi. Chaque rencontre avec le sexe opposé le jette dans une grande anxiété. Suite à ses expériences, il a une sexualité très difficile, non assumée. Ces choses de la chair le dégoûtent; Eovan se juge indigne de toucher le corps d'une femme et revoit sans cesse les mauvais traitements sexuels infligés à sa mère lorsqu'on lui fait des avances. Il peut devenir prompt pour repousser celles qui insistent parfois, car il est vrai qu'il n'est pas laid garçon (lorsqu'il se donne la peine d'avoir une hygiène acceptable). Il espère tout de même se marier un jour, ardemment. Il veut s'assurer d'être un bon mari avant, de ne pas répéter la violence qui a laissé ses traces sur sa vie.

Eovan est difficile à déchiffrer, surtout car il ignore comment réagir devant la majorité des situations. Il est habituellement plutôt passif, parlant peu et haussant régulièrement les épaules. Il ne connaît pas grand chose, il n'est pas toujours intéressé non plus. On dira qu'il est bête, ce n'est peut-être pas faux. Le tavernier a appris à agir, pas à réfléchir. Il lit et écrit, mais mal. L'intellectuel le fait sentir idiot. Il aime bien qu'on lui fasse la lecture néanmoins ou qu'on lui raconte une belle histoire. Il aime se perdre dans l'ailleurs, même pour quelques instants fugaces.

Physiquement parlant, Eovan atteint difficilement le mètre 78, en faisant un homme d'une taille plutôt moyenne. Il n'est pas particulièrement musclé, mais vaut mieux ne pas s'y fier : le jeune homme a suivi un entraînement de guerrier qu'il actualise encore par des entraînements réguliers bien que moins assidus que les véritables soldats. De toute manière, Eovan ne fera jamais partie d'une armée à proprement parler. C'est un chien, vous l'ai-je dit, sauvage et indiscipliné. Son style de combat est imprévisible, tout autant que lui, il se bat grâce à sa rage depuis ses premiers combats dans les rues. Il frappe dur et a beaucoup d'endurance, mais la finesse et la technique ont rapidement raison de lui. Il porte souvent des vêtements plutôt sombres ou du moins sobres, ne le distinguant pas parmi la foule.


Ce qui s'est passé dans ma vie :


/!\ Cette histoire traite de sujet comme la maltraitance et la négligence des enfants, la violence conjugale et les agressions sexuelles. À lire en toute connaissance de cause /!\

Il est né chien parmi les chiens. Pendant longtemps il a cru que ça ne changerait jamais. Il y croit probablement encore. Que son existence ne mène à rien d’autre qu’à la simple survie, qu’elle ne possède ni poids ni valeur.

C’est vrai qu’Eovan a eu un départ rude. Sa mère n’avait rien. Que la jeunesse, que ses sourires au charme qui s’éteindrait vite. Sans ambition et sans éducation, jetée dans le monde de manière prématurée, elle a fait ce qu’elle pouvait. Survivre, tout comme son fils après elle. Elle s’appelait Julia, surnommée dans les rues Jul. À pratiquer le métier le plus ancien du monde, ou se pendre au bras d’un homme à la recherche de protection. Parfois, le tavernier pense à sa génitrice, toujours partagé entre mépris et compassion. Elle a fait ce qu’elle put. Oui, mais le jeune homme sait désormais, il sait que ce n’était pas assez. Il se souvient sans mal de la vie rude de la pauvreté, de la négligence, de toutes ces fois où il a eu faim. Julia le traînait à sa suite entre deux amoureux. Eovan n’a pas su toute de suite ce que signifiait le mot «maison» tant ils ont erré lui et sa mère, souvent en silence. C’était un enfant très taciturne, un peu étrange, qui n’inspirait pas la confiance de ses camarades. Qui aurait voulu de ce môme aux vêtements troués et au regard hagard de toute manière? Le garçon se fichait de son manque de popularité. Hormis l’inconfort, sa vie de vagabond auprès de sa mère lui plaisait. C’était lorsqu’ils se posaient chez l’un ou l’autre des amants de ses amants que l’enfer survenait.

Encore aujourd’hui, les cris de sa mère le hantent. De toutes ces fois où «non» n’a pas suffi, n’a pas été compris. Que les coups ont fusé, que bataille était engagée, bataille que jamais Julia n’a gagnée. Eovan était trop petit pour comprendre, mais il a compris ce qui s’est passé derrière les portes closes. Parfois, il était victime lui aussi. C’était différent de pour sa mère, certes. Sauf que les poings des amants de Julia ont laissé des traces indélébiles sur son âme. De petit garçon introverti, il s’est totalement inhibé, confus et agressif. Il n’est pas instruit, il n’a que la peau sur les os. Et il souffre en silence, revivant souvent les agressions que lui et sa mère subissent. Il se dégoûte de l’autre, il se referme. Il en veut au monde entier. En grandissant, son œil se tourne sur la femme qui l’a mis au monde. Il y voit la faiblesse. Chaque fois qu’elle ouvre la bouche, il la discrédite, il s’en prend verbalement à elle. Dans ses cris et ses colères, elle ne l’entend pas toujours dire «pourquoi tu ne m’as pas protégé?». Et elle, souvent, elle se demande comment elle fait pour encore l’aimer, cet enfant désorganisé, blessé, de plus en plus pourri par la vie qu’ils mènent.

Entre eux, il ne subsiste qu’une petite parcelle d’espoir et de rêve. Parfois, Jul tire Eovan contre elle et lui raconte l’histoire de son père. Elle l’a rencontré dans un bar, par le fruit d’un hasard. Aujourd’hui chef de leur clan, hier guerrier avide de faire sa marque dans ce monde, il a posé les yeux sur elle et ils savaient tous les deux comment se termineraient cette histoire. Le garçon n’est même pas sûr de croire sa mère lorsqu’elle lui raconte être le fils de Sendakan, mais il aime voir dans ses yeux la chaleur qu’elle perd de plus en plus. La femme dresse alors un portrait flatteur de cette personne, de son géniteur. Le petit se laisse charmer, il aime penser qu’il est plus que la vermine qu’on le condamne à être. Ces instants sont de malheureusement de courte durée. Bientôt, les abus et l’amertume assombrissent de nouveau leur vie. Eovan parcourt les rues, accumulant les batailles avec les racailles du coin et les bleus qui viennent avec. Mais il se plaît à se disputer avec les garçons des ruelles. Il est fort malgré sa maigreur. Il a la hargne de son côté. Il aime qu’on le craigne, il méprend cette émotion pour de l’amour. Il en a tellement besoin.

Peut-être est-ce un autre sinistre tour du destin qui l’a finalement mené vers un chemin plus noble. Eovan est trop jeune pour réaliser les états de sa mère. Il l’entend parfois, dire des choses étranges. Il voit, sur sa peau, les plaques rouges d’une maladie invisible. Julia se plaint souvent de malaises, mais le garçon a d’autres chats à fouetter que les faiblesses d’une mère dont il se détache de plus en plus. Il est loin de se douter que ce qui l’afflige cause des dommages irréversibles à son cerveau et son cœur. Celui-ci, de toute manière de trop nombreuses fois brisé, flanche finalement alors que le garçon n’a que dix ans. Il retrouve sa mère chez l’un de ses amoureux, inerte, après avoir passé la journée à trembler contre elle-même dans un coin de la demeure. Eovan ne cille même pas devant la vision de sa mère décédée. Peut-être s’y attendait-il. Cette journée-là il prend ce dont il a besoin et disparaît dans les rues.

Le garçon n’aime pas tendre les mains. Il n’a jamais apprécié la charité. Il déteste poursuivre les passants, amaigri et désespéré; il déteste le mépris dans leurs yeux. On dit qu’il n’existe pas d’orphelins en terre sengoli. Pourtant l’enfant de Lund, sans parents et sans avenir, a erré quelques jours avant d’être repéré par un regard compatissant. On l’a poursuivi dans les rues. Le chiot a eu peur, il s’est réfugié derrière une cheminée. Sauf que parmi ses instincts, celui de la survie l’a emporté sur sa crainte de l’autre. Il a accepté de suivre ceux qui lui ont offert ses premiers sourires et une miche de pain comme il n’en avait jamais mangé. Ce soir-là, il s’est endormi dans la charrette les menant à Moroni où on lui trouverait une famille. Une qui voudrait bien de lui.

Ilsa et Gyorg n’ont pas tout de suite su que faire de cet enfant sale au regard blessé. Combien de temps avant qu’il ne pipe mot? Ce couple de taverniers a espéré longtemps une grossesse qui n’est jamais venue. Pourtant, devant le défi qu’Eovan représente, ils se sentent reculer. Le garçon a construit une forteresse autour de lui, un mur infranchissable pour ceux qui s’obstinent à l’aimer. Il goûte pour la première fois à une vie confortable bien que modeste, une vie où il a sa propre chambre, un lit propre, des vêtements convenables et des repas sains et surtout réguliers. Il apprend ce qu’est la routine, les habitudes et les moments partagés. Pourtant, il ne se sent pas sécurisé. L’enfant évite consciencieusement le contact de ses parents adoptifs, ne leur offrant que quelques bribes de paroles à l’occasion. Il vole dans le garde-manger, entasse toutes sortes de victuailles sous son oreiller malgré tous les discours de Gyorg pour le rassurer : il n’aura plus jamais faim. Les semaines, les mois passent ainsi, des mois prudents. Ilsa et son mari sont déterminés et patients. Parfois, Eovan fait des crises, particulièrement lorsque vient l’heure du bain, il refuse de se laver et devient violent avec ses parents adoptifs. Alors Gyorg l’immobilise de ses bras et le berce. Le garçon finit toujours par se calmer. À chaque crise, il abandonne un peu plus ses défenses. Elles se font de moins en moins fréquentes. L’atmosphère se détend. Le couple a compris qu’il ne sert à rien de précipiter les choses.

Eovan en profite pour reconstruire. Dans son cœur renaît une sensation qu’il croit avoir oublié : l’espoir. La régularité, la patience et la dévotion de sa famille d’accueil ont raison de ses réserves, petit à petit. Puis il est curieux. Il veut apprendre. Rapidement, il prend des responsabilités dans la taverne, spontanément. Il débarrasse les tables, nettoie le comptoir, balaie l’allée. Rien ne lui est demandé, mais l’enfant, maintenant redevable, a crainte de toute perdre. Parfois, le petit retourne dans les rues. Elles l’appellent malgré lui. Les disputes, les batailles reprennent pour lui, sa réputation s’inscrit progressivement. Sauf qu’il retourne toujours chez ses parents, le nez ensanglanté, pour se pencher sur une leçon de lecture en compagnie de Gyorg ou de chant avec Ilsa. Il s’applique, mais c’est difficile : il n’a jamais été stimulé de cette manière et lettres et chiffres semblent se moquer ouvertement de lui!

Eovan a pris du retard par rapport aux autres enfants. À sa dixième année, il aurait dû suivre une formation, mais certaines choses ne sont pas si simples. Il faut du temps pour le garçon de se poser, d’apprivoiser sa nouvelle vie et peut-être aussi la douleur de son lourd passé. Dur et prompt, on le regarde passer, son petit cœur en bandoulière et le poids de l’amertume à chacun de ses pas. Il progresse, certes, toujours un peu à contre-cœur, toujours dans la peur de chuter de nouveau. On le dira toujours prêt à mordre, susceptible et explosif, sauf que peu comprennent qu’il a simplement peur. Que de guérir n’a rien de facile, même qu’il y est toujours quinze années plus tard. Ainsi, sa onzième année déjà bien avancée, ses parents le jugent enfin prêt à prendre la décision importante devant définir une bonne part de sa vie future : son métier. La question plonge le petit dans une grande perplexité. On ne lui a jamais demandé son avis jusqu’à présent, pourquoi maintenant? Visiblement, l’enfant n’est pas en mesure de répondre malgré toutes les avenues qui se présentent à lui. Il se sent si jeune, démuni devant un monde qu’il peine à comprendre… alors comment espérer définir son identité alors qu’il n’est qu’un gamin taciturne et un peu étrange?

Il ne se souvient pas bien qui l’aura suggéré. Toujours est-il qu’il finit apprenti cuisinier dans un restaurant de bonne réputation du coin. Eovan a cru que l’art culinaire apporterait quelque chose de plus à la taverne, qu’il reprendra un jour par conformisme plus que par réelle vocation. Mais son travail auprès de ses parents adoptifs lui apporte un sentiment qu’il n’a pas vécu souvent dans sa vie : la fierté. Le travail dur, le résultat ensuite… Voilà une motivation suffisante pour lui. Il apprécie rapidement son choix, même si ses débuts s’avèrent quelque peu difficiles pour lui. On lui demande de rester très tard au restaurant, de bien s’habiller et même de sourire. Il se brûle et se coupe un peu tous les jours, apprenant aussi la gestion difficile d’une cuisine et l’art ardu du timing. Puis le reste de son temps, il le partage à plusieurs occupations. En grandissant, il devient plus costaud, plus grand aussi. Ses combats dans les rues changent, deviennent plus violents mais aussi plus payants. Il aime parier, gagner prix et gloire même si cela signifie de rentrer avec un œil au beurre noir. C’est lors de l’un d’entre eux qu’il est remarqué par un homme en armure, impressionné par sa hargne.

Eovan se méfie d’abord de lui, tandis qu’il l’approche pour lui proposer de lui enseigner quelques notions de combat. Le garçon n’a que treize ans, il est arrogant. Il se plaît à lui dire qu’il n’a pas besoin de lui. C’est un chien. Montrez-lui qui est le maître et vous gagnerez son respect pour toujours. L’homme, nommé Hensen, le provoque en duel et bien sûr l’adolescent ne fait pas long feu contre lui. Pendant plusieurs jours ensuite, l’apprenti-cuisinier boude, son ego en miettes. Ilsa et Gyorg s’en amusent quelque peu, soulignant tout de même à ceux qu’ils ont appris à aimer tel un fils que cet homme n’a peut-être pas tort. Mettant de côté son orgueil, Eovan va à la rencontre du guerrier quelques jours plus tard, lui réclamant ce fameux entraînement. L’adolescent s’y applique sitôt le soleil levé, ponctuel et appliqué. Hensen lui apprend les rudiments de l’épée, du combat à mains nues et de la lance. Ils s’exercent aussi à l’arc à flèches mais il ne s’y découvre aucun talent. Le jeune homme se sent bien auprès de son maître, au caractère aussi trempé que son enseignant de cuisine, mais avec un meilleur sens de l’humour. Sa bonne nature l’apaise. Leurs moments ensemble sont parfois interrompus par les campagnes militaires d’Hensen. À son retour, Eovan l’attend toujours à Moroni, ne regrettant pas la vie de son maître improvisé. Il sait qu’il n’aurait pas aimé cette existence de soldat, qu’elle l’aurait alourdi. Malgré toute la violence en lui, il préfère porter ce fardeau que de la répandre contre le monde.

Hensen lui enseigne surtout le contrôle de soi et la discipline. Eovan découvre la méditation et le travail acharné. Dans les cuisines du restaurant, il développe aussi ses talents, sa créativité. Il travaille en plus, à chaque moment libéré, à rendre la tâche plus facile à ses parents à la taverne. Les années font leur chemin. Le façonnent lentement à devenir un homme, un homme complexe, émotif et toujours un peu sauvage. Sa formation terminée, le jeune homme se concentre tout entier à la taverne, qu’il désire prendre en réputation et en qualité. Pendant ses années d’apprentissage, il a connu les alcools raffinés et les plats plus élaborés. Bientôt, la taverne accueille différents clients. Le petit garçon des rues a réussi son pari. La taverne s’emplit progressivement, toujours animée et chaleureuse. Et Eovan, derrière son comptoir, a le sentiment d’avoir accompli quelque chose, quelque chose de modeste mais de noble.

Il connaît un nouveau défi au moment où Hensen ne rentre pas de sa campagne, un beau jour. Depuis un moment déjà, les deux hommes ont cessé de se considérer tel maître et apprenti, désormais amis. Eovan apprend sa mort entre deux conversations au bar, comme s’il s’agissait d’une banalité. Les semaines suivantes, il se referme, retourne aux rues, aux combats, aux paris. Ça lui fait du bien. Il est en colère contre ceux qui lui ont pris, mais encore pire, il lui en veut à lui, à sa voie du guerrier. Le tavernier est décidément trop simple pour toutes ces guerres, toute cette politique. Il n’a pas connaissance qu’au loin une paix se forme, que l'on nomme Alliance. C’est trop tôt encore, à cette époque, pour les Sengolis. De toute manière Eovan se fiche de qui le regarde de haut. Il ne ressent pas même un pincement au cœur en apprenant le renversement de pouvoir au sein de son clan, l’assassinat de Sendakan et de tous ses alliés au profit de Skylar. Il préfère se mêler de ses oignons. Maintenant que ses parents vieillissent, le jeune homme a pris la responsabilité de la taverne presque en entier et il y a fort à faire. Parfois, il a tout de même souvenir de cette vieille histoire que lui contait sa mère, de cet homme si beau et fier et grand, cet homme qu’elle a aimé une nuit. Puis il s’ébroue, se concentre sur ses tâches quotidiennes. De toute manière, ce ne sont que des fabulations. N’est-ce pas?

La fête de l'Alliance a dû le faire sortir de ses horizons habituels. Ses réticences habituelles envers l'inconnu s'en sont trouvées malmenées devant la diversité offerte par cet événement. Oh, ce n'est pas du tout son idée mais plutôt celle de ses parents qui l'encouragent à découvrir autre chose que sa vie simple en terre Sengoli. De plus, quelle occasion rêvée de faire un peu de publicité pour la taverne et d'aller y vendre quelques uns de leurs alcools particuliers! À contre-coeur, Eovan s'y rend. Il participe peu aux festivités et se mêle timidement aux conversations. Il apprend un peu, goûte à des saveurs qui viendront plus tard agrémenter ses plats. Puis survient l'attaque. Le jeune homme n'a pas fui, l'instinct ne lui pousse plus depuis longtemps. Devant les guerriers armés se précipiter à lui, il a dégainé son arme et il s'est battu comme il l'a toujours fait : pour survivre. Il ne s'est pas demandé quelles couleurs portaient ses assaillants. Il a simplement riposté contre ceux lui cherchant du mal. Ce n'est que trop tard qu'il a réalisé avoir poignardé de part en part un homme de son épée, qu'il a vu celui-ci s'écrouler avec horreur. Eovan a toujours su qu'il savait mordre, mais pas ainsi. Après cet événement, il a cherché issue à la bataille, défendant les plus faibles sans véritable vocation justicière : il fallait bien que quelqu'un le fasse. Il reste aussi quelques jours pour aider aux blessés, se faisant lui-même traiter pour quelques coupures mineures issues de ses combats. Ce n'est pas son corps qui est meurtri après cet événement mais son âme.


Les possessions de mon personnage :


Une épée, offerte par son maître, ainsi qu'une taverne dont il est maintenant co-propriétaire.


Pour aider le staff :


▬ L'avenir de mon personnage si je viens à partir/disparaître du forum : je refuse qu'on touche à mon personnage (ça se négocie évidemment, mais je préfère qu'on m'en parle avant)

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LORENZO RICHELMY <span class="pris">▬</span> pris(e) par <a href="http://www.earth-and-ashes.com/t1154-eovan-attention-contient-sujets-sensibles#14226" class="nomduclan">Eovan</a>

Pour la liste des métiers :
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Pour la liste des prénoms :
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Dernière édition par Eovan le Jeu 28 Juin - 23:46, édité 1 fois
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(#) Re: EOVAN (/!\ Attention contient sujets sensibles)  Jeu 28 Juin - 17:50

Re-bienvenue parmi nous !

Il a l'air intéressant ce gamin
Alors ta fiche est nikel, j'aimerais juste une petite précision sur l'endroit où il se trouvait lors de la fête de l'Alliance ; s'il y a participé ou non et si oui, s'il a combattu ou pas, été blessé ou non =). Voilà, juste ça, le reste est correct =).

Préviens à la suite quand tu auras rajouté l'info coeur

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(#) Re: EOVAN (/!\ Attention contient sujets sensibles)  Jeu 28 Juin - 19:24

Encore un rouge ! Yeah \o/ krkr
Re-bienvenue parmi nous ! J'ai adoré lire ta fiche. Je viendrais probablement te proposer un petit lien perv

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(#) Re: EOVAN (/!\ Attention contient sujets sensibles)  Jeu 28 Juin - 23:48

J'avais totalement oublié la fête de l'Alliance, shame on me! En vérité, je ne voyais pas trop l'intérêt qu'il soit allé mais en y réfléchissant je me suis dit que ce serait génial pour son avancée de personnage. J'ai donc ajouté un paragraphe entier pour décrire de quelle manière il a participé à la fête et aux combats.

Et merci Niallàn, ce sera avec plaisir pour le lien ^^ Faut se serrer les coudes entre Sengolis :B
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(#) Re: EOVAN (/!\ Attention contient sujets sensibles)  Ven 29 Juin - 2:28

Rebienvenue choupinette <3 On se trouvera des liens

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Akeela
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(#) Re: EOVAN (/!\ Attention contient sujets sensibles)  Ven 29 Juin - 21:53

Re !

Merci d'avoir modifié, c'est nikel ! Je te valide donc et te rajoute ta couleur rouge de Sengoli ! J'espère que tu te plairas avec ce petit personnage coeur. Amuse-toi bien avec Eovan !

canard



Félicitations, tu es validé(e) !


Tu vas maintenant pouvoir venir jouer avec nous ! Si jamais tu le souhaites, tu peux aller poster ta fiche de liens mais aussi voir celles des autres personnages. Tu trouveras aussi la zone "demandes de rps" pour te lancer dans le jeu. Si tu souhaites pimenter un peu tes rps, tu peux aller "réclamer un défi" à faire en jeu mais tu peux aussi "demander un pnj" pour l'intégrer dans l'un de tes sujets ! Un peu plus bas sur le forum, tu trouveras les "lieux d'échange" où tu pourras retrouver les autres personnages venant de ton clan. N'hésite pas à aller ouvrir des sujets ou poster dans ceux qui existent déjà

Tes armes et possessions sont à acheter dans l'arsenal avec les points que tu gagneras en postant un peu partout sur le forum. Pour l'instant nous te faisons crédit, mais il faudra acheter tout cela plus tard =]. N'oublie pas qu'il existe une chronologie au sein du jeu mais aussi une carte de l'univers, ainsi que des distances à prendre en compte si tu voyages.

N'hésite pas à contacter le staff - ou à poster en "zone invité" - si jamais tu as un souci ou une question. Tu peux aussi nous rejoindre sur la Chatbox ou même sur le serveur Discord que tu trouveras par ici ! Nous te souhaitons un bon jeu avec ton petit personnage coeur

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Eovan
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(#) Re: EOVAN (/!\ Attention contient sujets sensibles)  Ven 29 Juin - 22:05

Oh yay, du rouge danse
Et avec plaisir Ligeia ^^
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EOVAN (/!\ Attention contient sujets sensibles)
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