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 Mon royaume pour un cheval

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Uriah
– clan : shisayo –
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(#) Mon royaume pour un cheval  Mar 23 Oct - 13:08

An 150, Mois 8

Uriah

Brenna


Rien n’était plus plaisant que d’entendre des cris d’enfant dans une maison. Une maison qui était la sienne. Elle habituellement si vide et silencieuse. C’était à peine si on entendait les pas de ceux qui l’aidaient à la maintenir propre. Peut-être n’osaient-ils pas troubler sa quiétude ou son travail.

Quoiqu’il en soit, depuis quelques temps, elle abritait un enfant joyeux entre ses murs et pas n’importe lequel : son fils. Le joyau de sa vie. Celui sur lequel il n’avait aucun droit. Une blessure qui le torturait depuis huit longues années. Et l’entendre rire et s’amuser ne pouvait qu’élargir le sourire sur ses lèvres. Après tout, il n’y avait pas de témoin. Personne n’était là pour surprendre ces étincelles de joie si révélatrices qui pétillaient dans ses iris bleues ou ses pas qui se dirigeaient, à travers les couloirs, pour le rejoindre.

Ce ne fut qu’arrivant à l’atrium qu’il put enfin avoir une vision idyllique de la scène proposée. La mère et l’enfant jouaient ensemble, aveugle à sa présence et il en profita pour s’en régaler. Appuyant une de ses épaules contre une colonne entourant le petit jardin, il put apprécier l’agilité de son fils et la grâce de son ancienne amante. Qu’ils étaient beaux ensemble ! Une bouffée de tendresse lui monta à la gorge devant ce tableau rafraichissant. Une impression de retrouver sa famille flotta soudainement autour de lui. Etait-ce les Esprits qui tentaient de lui dire quelque chose ? Etaient-ils d’accord pour qu’il les prenne sous son aile ? Après tout, il n’avait eu aucun mal à convaincre Brenna de venir habiter avec lui après le massacre de la Fête de l’Alliance. N’avait-elle pas atteint son but ? Ne devait-elle pas revenir sur les terres de leur Clan ? Ne devait-elle pas trouver un nouveau but dans sa vie ? Et si c’était lui, son but ? Et si il s’était fourvoyé il y a huit années ? Etait-ce possible ?

Il n’eut pas le temps de trouver la réponse à ses questions car Aedan venait enfin de percevoir sa présence. Il reçut un poignard dans le cœur lorsque l’enfant se précipita dans les jupes de sa mère, sans aucun doute intimidé. N’aurait-il pas dû se jeter dans ses bras avec un rire de gorge ? Peut-être… S’il avait été présent dans sa jeune vie… Son sourire trembla légèrement alors qu’il se redressa pour envahir leur espace de jeux.

-Bonjour Aedan, dit-il à l’enfant sur un ton qui se voulait engageant. Tu fais déjà courir ta mère un si bon matin… Est-ce raisonnable ?

Pour souligner sa petite boutade, il fit un clin d’œil au garçon et secoua ses boucles de cheveux du plat de sa main en un geste totalement paternel.

-En même temps, je crois que je te comprends. Il est tellement agréable d’attraper une belle gazelle…


Cette fois-ci, son sourire se fit beaucoup plus charmeur et ne s’adressa qu’à la beauté Shisayo qui se tenait devant lui. Sans même qu’il ne s’en aperçoive, il avait déjà tendu ses doigts pour lui effleurer la peau douce de sa joue en une caresse intime.

-Bonjour à toi aussi, Fleur du désert.

Un petit surnom qu’il n’avait pas oublié et qui n’appartenait qu’à eux deux. Elle était aussi belle, aussi sauvage, aussi rare que cette fleuraison dans leurs paysages hostiles. Un doux répit dans sa vie harassantes de responsabilités.

Remarquant enfin son geste déplacé, il retira vivement ses doigts de cet épiderme tant désiré et se concentra plutôt sur l’enfant qui les regardait à présent avec de grands yeux tout ronds.

-Puis-je vous proposer une promenade à cheval jusqu’au marché. Nous venons de recevoir une nouvelle harde d’Askahdi… Et il est peut-être temps qu’Aedan est son propre cheval, non ?

Cette fois-ci ce fut bien deux paires de yeux qui fixaient ceux de Brenna en une supplique silencieuse. Allait-elle accéder à leurs envies ? Le laissera-t-elle faire un tel cadeau à son fils ? Verrait-elle qui ne s’agissait que d’une excuse pour se donner l’occasion de parler de leur futur ?
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Brenna
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(#) Re: Mon royaume pour un cheval  Lun 5 Nov - 13:11

Mon royaume pour un cheval
Ft. Uriah
« Maman ! Regarde ! »

Je tourne la tête vers Aedan qui court vers moi pour me montrer une pierre qu’il a trouvé plus loin. Cette dernière a une forme étrange, rappelant un peu une grenouille. C’est probablement ce qui l’amuse. Je ris avec lui, lui caresse tendrement la joue et le regarde repartir en sens inverse pour aller chercher je-ne-sais-quoi. Puis mon sourire se fane légèrement et je me redresse. Les derniers jours ont été difficiles. Depuis notre départ d’Askhadi, je dois dire que mon moral est à zéro. La perte de Danika, encore, m’a plus chamboulée que je ne souhaitais l’admettre, à tel point que j’ai été incapable de refuser l’invitation d’Uriah de venir loger chez lui quelques temps avec Aedan. Revenir en Shisayo n’était pas vraiment dans mes objectifs, mais j’ai ressenti ce besoin de retrouver mes terres, ma famille, de me reposer et d’arrêter de voyager encore et encore. Cela faisait plus d’un an que je n’avais pas remis les pieds sur les terres de son Clan et j’ai réalisé que cela m’avait manqué.

Alors qu’Aedan revient vers moi pour me faire jouer à chats avec lui, je sors dans mes pensées et me mets à courir vers lui en riant. Passer du temps avec lui me manque aussi. Même si nous avons toujours été ensemble lors de nos voyages, je sais que je n’ai pas pris assez de temps pour lui, pour jouer, pour lui donner une enfance normale. Je sursaute légèrement quand il se jette soudain dans mes jambes de lui même en regardant un point sur ma droite. Je tourne la tête et aperçoit Uriah en train de nous observer, appuyé sur une colonne de l’atrium. Je lui souris alors qu’il nous rejoint, s’adressant à mon – notre – fils sur un ton amusé avant de frotter ses cheveux avec tendresse. Ses cheveux si semblables aux siens. Cela me fait toujours étrange de les voir côte à côte. Ils se ressemblent tellement que j’ai toujours peur que quelqu’un s’en rende compte. D’ailleurs, par réflexe, mes yeux balayent rapidement les environs pour vérifier qu’il n’y a personne. Ils reviennent toutefois croiser ceux d’Uriah à son compliment déguisé en plaisanterie. Son sourire charmeur me fait sourire et ses doigts sur ma joue frissonner tandis qu’il prononce ce surnom qu’il m’a tant donné par le passé.

« Bonjour… »

Nos regards se plongent l’un dans l’autre pendant quelques secondes qui paraissent une éternité avant qu’il ne retire ses doigts. Je me sens bêtement rougir en détournant les yeux qui croisent ceux d’Aedan, curieux et intrigué. Heureusement, Uriah est le premier à changer de sujet, mentionnant le fait d’offrir un cheval au petit garçon.

« Han ! Un cheval ! Oh oui oh oui oh oui ! Maman dit oui ! »
« Quoi ?! »

Mais ma surprise se retrouve projetée contre deux regards suppliants, si semblables. Mon premier réflexe est de refuser, évidemment, je ne peux accepter qu’Uriah achète une monture à Aedan alors que j’ai toujours fait attention de garder une certaine distance entre eux. Mais… Je pose les yeux sur le chef Shisayo. Je dois avouer ne pas comprendre son attitude. Nous nous sommes toujours mis d’accord sur la façon de faire les choses et, pourtant, depuis que nous sommes là, j’ai l’impression qu’il tente de se rapprocher de son fils. Je peux le comprendre, je ne suis pas totalement sans cœur, mais… pourquoi maintenant ? Après un long moment de silence, je finis par soupirer.

« Bon… D’accord… »
« Ouaiiiiiiiiiis !!! »

Aedan saute de joie et part en courant dans le jardin. Je me tourne vers Uriah.

« Que fais-tu ? »
©️ Eurydyce

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Uriah
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(#) Re: Mon royaume pour un cheval  Lun 12 Nov - 8:05

An 150, Mois 8

Uriah

Brenna


Voir Aedan sauter de bonheur était un ravissement sans nom. La pièce manquante à sa vie. Naturellement, elle venait de se mettre en place, comblant un vide qui le torturait depuis bien longtemps. A tel point qu’il ne pouvait plus nier l’évidence. Pendant huit longues années, il n’avait été qu’une coquille vide, une figurine de cristal à l’effigie de son peuple. Aujourd’hui, plus que jamais, il se sentait homme, planifiant déjà une multitude d’activités à faire avec son fils, s’imaginant la suite de son apprentissage. En faire un guerrier, un diplomate hors pair, un gardien. Comme toujours lorsqu’il pensait à cet enfant, un sourire flottait sur ses lèvres.

Un sourire qui se perdit lorsque Brenna le tira de ses agréables pensées en posant la seule question perturbante. Que faisait-il ? Pourquoi perturbait-il cette vie qui était maintenant la leur ? Pourquoi maintenant et pas il y avait huit ans de cela ?

Nerveux, il passa ses doigts dans sa chevelure aux mèches folles et fuit ce regard de biche qui le captivait toujours autant. Après un petit soupire contenu, il lui prit la main pour l’inviter à s’assoir sur le rebord de la fontaine de l’atrium. S’installant à ses côtés, son genou frôlant le sien, il posa une de ses mains sur le poignard qu’il portait toujours à sa ceinture. Un cadeau de son dernier frère. Qu’il puisse lui donner la force de continuer !

Après quelques instants d’hésitation où il tourna ses mots sur sa langue pour trouver la meilleure approche, il finit par ouvrir la bouche, plongeant ses iris dans les prunelles sombres de cette femme ensorcelante.

-Je… J’aimerai que cette maison soit la vôtre. Aedan est mon fils et tu es la mère de mon fils. Vous avez le droit d’habiter ici tout autant que moi. Il y a huit ans, je pensais que je devais tenir une promesse de mon père mais aujourd’hui, après avoir été privé de vous pendant plus d’un an, je sais que je dois vivre ma vie et non celle des morts.


Devait-il rajouter qu’il avait eu un choc à la fête de l’Alliance ? De voir à quel point Aedan avait changé en un an. Un choc qui s’était transformé en colère brutale contre cet homme qui voulait prendre de force celle qu’il avait aimé. Peut-être pas… A moins de vouloir la faire fuir tout de suite.

-J’aimerai reconnaitre mon fils publiquement, Brenna… et j’aimerai que tu sois avec moi et non contre moi… J’en ai assez de vous cacher, de me cacher, de bafouer l’esprit de notre clan. Rien n’est plus important que la famille, n’est-ce pas ?


Encore une fois, il fit une pause pour qu’elle puisse digérer la nouvelle qu’il venait de lui annoncer. En même temps, ce n’était pas rien. Il jetait aux orties les convenances, les objections dues au rang mineur de Brenna. Cela allait tout changer dans leur vie à tous les trois et il comprenait très bien qu’elle puisse avoir des craintes, des doutes. Alors, il posa ses doigts sur ses lèvres pulpeuses et douces pour l’empêcher de répondre, connaissant trop bien son tempérament de feu.

-Ne dis rien pour l’instant. Réfléchis à tout cela et nous en discuterons un autre jour ou à un autre moment. Sache seulement que je suis ouvert à toutes tes inquiétudes et propositions.

Encore une fois, il eut ce sourire ensoleillé qu’il n’avait que pour elle. Un petit quelque chose dont il usait sans vergogne pour la faire fondre, pour l’amadouer ou l’emmener dans son lit… autrefois. Encore une fois, ses doigts se prélassèrent sur sa peau de pêche comme s’ils se souvenaient de leur place, d’un geste tendre perdu et retrouvé.

Sentant bien que ce n’était pas le moment d’être nostalgique, il se leva et lui prit la main pour l’aider à se relever, sachant pertinemment qu’elle était capable de le faire seule mais incapable de se détacher d’elle à cet instant précis.

-Viens… Aedan nous attend pour aller au marché
, lui murmura-t-il pour ne pas l’effrayer davantage.
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Brenna
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(#) Re: Mon royaume pour un cheval  Ven 23 Nov - 19:38

Mon royaume pour un cheval
Ft. Uriah
Il y a huit ans, lorsque j’ai découvert ma grossesse, j’ai eu peur. Peur de briser la vie de ce Chef pour qui j’éprouvais un profond respect depuis la première fois où je l’avais vu, alors que je n’étais qu’une enfant. J’ai eu peur de le mettre dans une situation délicate, mais je savais que je ne pouvais pas lui cacher une telle chose, surtout après ces trois mois passés ensemble. Alors je lui ai annoncé cette grossesse inattendue, en lui expliquant que je n’attendais absolument rien de lui, que je savais qu’il avait des obligations en tant que chef et que je saurai m’occuper seule de notre fils. J’ai bien vu à l’époque que ça lui avait de la peine, mais il a accepté car, malgré lui, c’était ce qu’il estimait aussi le mieux pour nous. Notre relation a pris fin de cette façon, après trois mois, et nous nous sommes mis d’accord pour ne jamais dévoiler sa paternité. C’était un accord tacite entre nous et j’ai tout fait pour le respecter, même face à ma propre famille qui me demandait qui était le père. J’ai préféré laisser sous-entendre que c’était un des nombreux hommes de taverne que j’invitais dans ma chambre, et le secret est resté tel quel.

C’est pour cette raison que je ne comprends pas l’attitude d’Uriah à cet instant. J’ai pris son invitation dans sa demeure comme une simple politesse pour nous reposer après les événements d’Askhadi. Soudain, ils m’apparaissent différemment, alors que le shisayo passe ses doigts dans mes cheveux avant d’attraper ma main pour m’inviter à m’asseoir sur le rebord de la fontaine. Suspicieuse, le cœur battant, je l’observe en attendant qu’il daigne m’expliquer ce qui lui passe par la tête. Finalement, il relève les yeux pour croiser les miens et prend la parole.

J’en reste littéralement bouche bée. Il m’exprime avec une telle sincérité son envie de reconnaître publiquement Aedan comme son fils que je perds littéralement la capacité de parler. Pour être honnête, j’ai imaginé de nombreuses fois, durant ces huit dernières années, Uriah annoncer à tous le lien l’unissant à notre fils, mais aussi à moi. Je l’ai imaginé mais c’est toujours resté un rêve illusoire parce que j’ai toujours su que c’était impossible. Nous ne sommes pas du même univers lui et moi. Il est chef de Clan, je ne suis qu’une simple conteuse, voyageant ici et là depuis plus d’un an, et s’offrant à certains par moment. Comment pourrais-je ne serait-ce qu’imaginer me retrouver à ses côtés de cette façon ? Ca n’a aucun sens. Pourtant, c’est bien ce qu’il souhaite et je m’apprête à lui répondre que ce n’est pas possible, mais ses doigts se posent sur mes lèvres pour m’en empêcher et les mots meurent dans ma gorge. Je me contente de l’observer, plongeant mon regard dans ses yeux gris que j’ai toujours apprécié voir posés sur moi, savourant son petit sourire si familier que j’aimais tant voir à une époque, promesse de tant de choses. Je finis par acquiescer doucement, promettant silencieusement que je vais réfléchir à tout ça, avant de me relever à sa suite.

« D’accord… »

Je dois avouer être totalement déboussolée. Aussi, je le laisse m’entraîner à sa suite dans les couloirs de sa demeure, si grande comparée à ce que j’ai toujours connu, et pourtant si familière des nombreuses fois où je me suis faufilée ici pour le rejoindre. Tout en marchant, j’observe le dos d’Uriah, si grand si fort, qui vient de me montrer une facette de lui que je pensais avoir oublié. Ce côté tendre et doux qu’il me montrait à cette époque. Huit ans déjà… Nous rejoignons Aedan qui attend impatiemment dans l’entrée de la maison, sautillant partout.

« Maman ! Uriah ! Dépêchez-vous ! J’ai trop hâte ! Dis Uriah, je pourrai avoir un cheval noir ? Non brun ! Ou blanc… Je sais paaaaas ! »

Je ne peux m’empêcher de sourire en le voyant attraper la main du Chef Shisayo en lui posant milles et une question sur les différents chevaux, comme un fils pourrait très bien le faire avec son père. Je récupère mon foulard posé sur un fauteuil pour m’en envelopper la tête afin de me protéger de la chaleur du désert et des rayons violents du soleil.
©️ Eurydyce

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Uriah
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(#) Re: Mon royaume pour un cheval  Ven 11 Jan - 8:54

An 150, Mois 8

Uriah

Brenna



Conformément à ses désirs, elle n'avait rien dit, gardant pour elle ses premières impressions et il n'avait aucune idée de si c'était une bonne chose. Etait-elle réceptive à l'idée ou au contraire s'était-elle refermée comme un des coquillages de Priam?

Heureusement, Aedan se jeta dans ses jambes comme un lion affamé et enthousiaste de connaitre sa première chasse, l'obligeant à abandonner ses pensées angoissées pour retrouver un sourire bienveillant. Ce dernier s'élargit un peu plus lorsque l'enfant mit sa main dans la sienne d'un geste naturel et il ne put résister à l'envie de la lui serrer chaleureusement en retour.
Bien vite, il fut noyé sous les questions du bambin et celui réussit presque l'exploit d'effacer la présence sensuelle de Brenna de son esprit.

- Peu importe la couleur de la robe de ton cheval, Aedan... Ce qui compte est ce qu'il a dans la tête car il sera ton compagnon pendant presque vingt années... Donc c'est important de bien t'entendre avec lui, non?
, lui répondit-il d'un ton très sérieux. Après tout, la question était d'importance pour son fils.

- Mais je t'accorde qu'en avoir un qui a de l'allure est important aussi. Après tout, il faut savoir aussi impressionner les autres, n'est-ce pas?, lui dit-il en lui adressant un clin d'oeil de connivence. Mais ne t'inquiète pas pour cela, je suis passé maitre dans ce genre de choses... et je peux te garantir qu'il n'y en a pas une carne dans le troupeau que m'a envoyé Ménélas... Après tout, j'ai fait le voyage moi-même pour m'assurer que m... Que le fils de Brenna ait une monture de qualité! Et c'est sans parler des chevaux de notre clan, ils sont tous taillés pour l'endurance et la vitesse... Donc n'ait aucune crainte. Tu pourras choisir celui qui te convient... et au pire, je serai là pour t'aider à faire ton choix...

Ce fut donc plonger dans les questions du bambin qu'il parcourut les rues de Tipaza jusqu'au marché, ne lâchant jamais la main de son fils. Peu importe ce que pouvaient penser les passants ou autres mégères pendues aux fenêtres de leurs maisons respectives. Il était simplement heureux de l'avoir après de lui et ne s'en cachait pas.
D'ailleurs, plus d'une fois, il se tournait à moitié pour jeter un coup d'oeil à la mère de son enfant pour lui sourire et s'assurer qu'elle était toujours avec eux. Il dut même se retenir plus d'une fois de ne pas lui tendre sa main libre pour l'inviter à marcher à ses côtés. Après tout, elle n'était peut-être pas prête à s'afficher ainsi avec lui devant leur peuple...

Enfin arrivés au marché, Uriah les entraîna vers le corral où attendait plus ou moins paisiblement la harde de chevaux. Après avoir aidé Aedan à gravir quelques barreaux de l'enclos, il s'y appuya également pour observer les montures potentielles d'un oeil expert. Ménélas ne s'était pas fichu de lui. Ils étaient vraiment magnifiques. Le choix allait donc être dur...

Voyant Brenna se mettre un peu à l'écart de leur couple père-fils, il tendit le bras et l'attrapa d'un geste aussi doux qu'impérieux.

- Viens donc nous aider à choisir... Après tout ne dit on pas que les femmes ont un instinct sûr?, lui murmura-t-il tout en gardant sa main calleuse dans le creux de sa taille. Juste avant de se rendre compte de son geste et de l'y déloger pour la laisser pendre contre son flanc. Après tout, il n'avait plus aucun droit sur elle.

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