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 Aftermath ~ ft. Uriah

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Gaya
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(#) Aftermath ~ ft. Uriah  Sam 17 Nov - 16:41


Aftermath

Gaya & Uriah - Deàrrsadh 150


There's a monster inside me, and it's hateful

Gaya fit bouger son bras gauche, doucement. Il allait beaucoup mieux. Les guérisseurs lui conseillaient de le garder en écharpe pendant encore quelques temps mais, bornée comme elle était, elle avait de temps en temps besoin de le bouger. Ses doigts s'agitèrent avec délice, empoignant une coupe de jus de fruits pour la porter à ses lèvres. Elle limitait les mouvements, mais entreprenait, petit à petit, de le rééduquer. Gaya avait beau être impulsive et impatiente, s'il y avait bien une chose qu'elle ne voulait pas perdre, c'étaient ses talents de combattante. Elle faisait donc très attention à ne pas trop solliciter son bras. Avant de le replacer dans l'écharpe de tissu enroulée autour de son cou, la jeune femme observa également l'état de la plaie, à l'endroit où l'os avait percé la chair. Elle y aurait une belle cicatrice, mais pour l'instant la plaie se contentait de cicatriser gentiment.

Gaya reposa le verre, puis récupéra le plastron léger qu'elle aimait à revêtir ces derniers temps. Dessous, sa poitrine était enserrée dans une bande de tissu, et recouverte d'un haut léger. Gaya passa avec précaution son plastron au-dessus de sa tête, puis le posa sur ses épaules. Elle n'avait jamais été aussi attentive en s'habillant. Elle laissa son épée longue bien au chaud dans son fourreau accroché aux montants de son lit, et récupéra à la place sa ceinture à laquelle étaient accrochées deux dagues bien effilées. Enfin, une fois toutes les sangles bien serrées, elle concéda aux guérisseurs de remettre son écharpe et son bras dans l'écharpe. La guerrière soupira de plaisir, se sentant bien plus à l'aise ainsi. Et une fois qu'elle aurait récupéré l'usage de son bras, elle se sentirait vraiment libérée.

Gaya quitta sa chambre, récupéra une belle figue bien juteuse dans sa cuisine, vérifia que sa porte d'entrée était bien fermée, puis sortit par la porte de derrière, qu'elle ferma également à clefs. Bien qu'elle fasse confiance à ses patriotes, elle restait paranoïaque et possessive. Quiconque toucherait son épée en serait par la suite passé au fil. La guerrière se dirigea tranquillement vers la maison d'Uriah, au centre d'un cercle de maisons et de baraquements. En bonne paranoïaque, Gaya avait réussi à mettre en place un système de défense pour son chef, tout en lui laissant une certaine liberté d'aller et venir. Ainsi, plusieurs maisons, habitées par des hommes de confiance, abritant des commerces également, et accueillant leurs invités respectables venus d'autres clans pour deux d'entre elles, entourées celles d'Uriah. Séparées par des ruelles étroites, facilement obstruables et défendables, elles formaient un îlot ceint de rues plus larges. Entre les toits plats des défenses étaient tendus des fils et des tissus, offrant un peu d'ombre et de fraîcheur aux passants. Gaya, elle, eut à traverser une ruelle ensoleillée, savourant le bref passage du soleil brûlant sur sa peau. Enfin, elle poussa la porte arrière de la maison d'Uriah, et retourna à l'ombre. Habituée au chemin, la jeune femme enchaîna les couloirs et parvint à sa destination. Comme à son habitude, elle entra sans toquer, envoya la porte claquer contre le mur et la referma derrière elle sans plus grande discrétion. Uriah l'attendait déjà dans leur salle de réunion. Sans broncher, Gaya tira sa chaise attitrée et se laissa tomber dessus, les pieds bien entendu sur la table, les dents dans la figue, ses yeux inquisiteurs mi-amusés mi-sérieux posés sur son chef. Elle le laissait ouvrir les hostilités. Ses années passées à se défendre contre les Sengolis l'avaient modelée ; en refusant d'engager le combat, Gaya se dédouanait toujours d'avoir porté le premier coup. Et elle ne pouvait s'empêcher d'agir de même avec Uriah, pourtant son ami.

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Uriah
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(#) Re: Aftermath ~ ft. Uriah  Mer 21 Nov - 8:30

An 150, mois 7

Uriah

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La salle du Conseil. Une pièce qui avait appartenu à son Père. C’était ici que son image était la plus forte, où son souvenir était encore dérangeant, lui donnant l’impression d’être un usurpateur. Tout transpirait encore de son aura majestueuse. Uriah le voyait encore se tenir les mains dans le dos devant la colonnade donnant sur l’atrium de la maison ou assis dans cette chaise qui ressemblait tant à un trône sculpté aux armes des Shisayo. Même ses propres épées croisées et accrochées sur le mur lui rappeler ce père aussi admirable que défunt.

Il le voyait encore lorsqu’il les lui avait tendues en guise de cadeau. C’était le jour de son entrée à Semara, le premier jour de son apprentissage. Elles étaient si belles qu’il en avait eu le souffle coupé. Une admiration qui avait fait naitre une étincelle de fierté dans les iris paternelles. Il avait su reconnaitre la qualité plutôt que l’esthétisme, un principe fondamental pour l’ancien chef. Un principe qu’il aimerait à son tour inculquer à son propre fils. Mais le pourra-t-il ? Avait-il ce droit ? Des questions qui lui firent froncer les sourcils et se lever pour rejoindre la fameuse colonnade.

De ce balcon, il avait une vue imprenable sur l’atrium, véritable oasis privée dans lequel il avait toujours aimé se réfugier ou accueillir ses hôtes. Aujourd’hui, il abritait les rires d’un autre garçon. Son garçon. Son fils… même si personne ne le savait. Un véritable crève-cœur.

Soudain, la porte vola et claqua contre le mur, annonçant comme à chaque fois la venue de Gaya. Tiré de ses pensées, il avait simplement tourné la tête vers la nouvelle venue. Après tout, il se savait en sûreté chez lui et puis, il n’y avait qu’elle pour faire autant de bruits. Aussitôt elle était entrée dans la pièce qu’elle s’installait sur une chaise et mit les pieds sur la table et les dents dans un fruit. Un geste qui eut le don de lui hérisser les poils. Il n’avait jamais supporté que l’on maltraite ce meuble dont les artisans de leur clan avaient mis tout leur savoir-faire. Sans compter le prix exorbitant que ses ancêtres avaient dus payer pour l’avoir. Il n’existait pas d’arbre assez fort ni assez épais dans leur désert.

Alors oui, il grinça les dents avant même de la saluer comme il le faisait à chaque fois, son regard fixé sur les bottes poussiéreuses et coupables. Sentait-elle cette ire qui lui montait doucement des tripes pour lui faire serrer les poings ? Cherchait-elle une fois de plus à le défier pour lui prouver qu’elle était bien la meilleure les armes à la main ? Une arrogance louable sur un champ de bataille mais déplacé dans une salle de réunion. Heureusement, Uriah connaissait bien trop les autres qualités de la guerrière pour ne pas en tenir compte.

Les sourcils toujours froncés, il lui tourna le dos pour faire mine de se concentrer sur le jardin intérieur. Néanmoins, elle pouvait toujours lire son agacement dans la ligne tendue de ses épaules et si elle n’avait pas compris le pourquoi de la chose, sa voix rendue plus sèche le lui expliqua clairement.

- Peux-tu enlever tes bottes sales de la table de mon Père… S’il te plait.

Une demande qui ressemblait plus à un ordre. Même s’il y avait mis une forme de politesse. Sans doute un égard vis-à-vis de leur amitié. Après tout, Gaya n’était pas n’importe qui. Elle était la cheffe de son armée, une camarade d’apprentissage, une amie et un soutien inébranlable. Mais il y avait des limites à sa patience. Il avait beau être un homme diplomate et de concessions, il n’en était pas moins homme.

Connaissant sa loyauté pour lui, il ne lui fit pas l’affront de vérifier si elle avait accompli son souhait et poursuivit sur un ton plus affable, reprenant le tic de son père, croisant les mains dans son dos.

-Dans un jour ou deux, je vais partir en Askahadi pour négocier avec Ménélas une nouvelle harde. Il est grand temps d’agrandir notre cheptel et d’y apporter du sang neuf. Il faudrait donc que tu désignes deux guerriers pour m’accompagner…


Sentant que Gaya allait ouvrir la bouche pour prétexter qu’elle devait être de son escorte au vu de l’attaque des Kelowniens rebelles, il se retourna pour plonger ses yeux dans les siens. Un geste marquant l’importance de la suite de ses paroles.

-De plus, j’ai une faveur à te demander… J’ai actuellement deux hôtes très importants pour moi. J’aimerai que tu veilles à leur sécurité. Fais comme s’ils étaient moi. Laissez-les vaquer à leurs occupations mais qu’il ne leur arrive rien pendant mon absence. Sois discrète mais efficace… Toi ou celui que tu désigneras…. Il s’agit de Brenna et de son fils, Aedan
, lui annonça-t-il d’une voix qu’il espérait détachée.

Il eut une respiration avant de conclure avec un petit sourire.

-Puis-je compter sur toi ?


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Gaya
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(#) Re: Aftermath ~ ft. Uriah  Mer 21 Nov - 17:50


Aftermath

Gaya & Uriah - Deàrrsadh 150


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Elle l'énervait. Par l'Âme du Désert, qu'est-ce qu'elle l'énervait ! C'en était drôle, comme toujours. Uriah avait des valeurs que Gaya avait depuis longtemps perdues. Le respect d'autrui, le respect des ancêtres et de sa famille, il y avait bien longtemps qu'elle n'avait pas eu à s'en préoccuper. Et elle ne voyait pas comment elle pouvait être une bonne guerrière et respecter autrui. Après tout, tuer était le manque de respect le plus extrême qui soit. Inutile de dire qu'elle avait passé des années à le faire, et qu'il paraissait qu'elle allait devoir le refaire. Uriah s'était retourné, pour regarder dehors, vers le petit patio de sa maison. Sa voix percuta bien vite dans l'espace. Gaya lui obéit sans broncher, habituée à cette demande. Elle reposa les pieds par terre, et se pencha en avant, grignotant délicatement sa figue pour ne pas en perdre une miette. Ou une goutte de jus, plutôt.

« Dans un jour ou deux, je vais partir en Askahadi pour négocier avec Ménélas une nouvelle harde. Il est grand temps d’agrandir notre cheptel et d’y apporter du sang neuf. Il faudrait donc que tu désignes deux guerriers pour m’accompagner… » Ca y est, il y venait. La véritable raison de leur réunion. Ils se ressemblaient sur ce point : ils n'aimaient pas perdre leur temps. Avant même que Gaya ne puisse dire un mot, Uriah s'était retourné et avait plongé ses yeux dans les siens. Gaya fronça les sourcils. Elle savait ce que ça signifiait : il avait dit, ou il allait dire, quelque chose d'important pour lui. Ca ne manqua pas. Elle le connaissait trop bien. « De plus, j’ai une faveur à te demander… J’ai actuellement deux hôtes très importants pour moi. J’aimerai que tu veilles à leur sécurité. Fais comme s’ils étaient moi. Laissez-les vaquer à leurs occupations mais qu’il ne leur arrive rien pendant mon absence. Sois discrète mais efficace… Toi ou celui que tu désigneras…. Il s’agit de Brenna et de son fils, Aedan » Gaya, sa figue finie, se renfonça dans son siège, croisa les chevilles et – tant bien que mal – les bras. Agacée par son écharpe, elle l'ôta et la posa d'un geste brusque sur la table, dévoilant le long bandage qui lui couvrait tout le bras. Puérilement satisfaite de pouvoir enfin croiser les bras, la guerrière reposa ses yeux sombres sur son chef. « Puis-je compter sur toi ? » Il souriait, maintenant. Fier de lui. De quoi, de la coincer alors qu'elle avait besoin d'action ? Une étincelle de colère pointa dans les yeux de la guerrière, qui, l'exception confirme la règle, ne se laissa pas emporter par son impétuosité pour cette fois.

Pendant un long moment, Gaya observa Uriah. Elle réfléchissait. Une partie d'elle, pragmatique, réfléchissait à quels soldats elle pourrait confier quelle mission. Sa mâchoire était crispée. Elle savait décoder Uriah ; elle savait qu'il la voulait ici, à Tipaza, à veiller sur la conteuse et son fils. Evidemment, qu'elle connaissait Brenna. Elle s'était déjà arrêtée quelques fois dans son auberge. Elle y avait fait du grabuge aussi. Enfin, elle en avait fait dans chaque auberge de Shisayo, mais c'était une autre histoire. En revanche, elle ne savait pas qu'elle avait un fils. Et l'une des choses que Gaya détestait vraiment, c'étaient bien les bambins. Les gosses, de tout âge. Alors si en plus elle devait se coltiner la protection d'un gosse, ce serait l'enfer. Un soupir profondément agacé lui échappa, et elle riva un regard noir sur Uriah. « Je n'aime pas du tout cette idée. Je sais que je ne suis pas la mieux placée pour te protéger durant ce voyage, mais mon bras va beaucoup mieux, merci de demander, commença-t-elle, déjà tranchante à souhait. Tu sais déjà que je ne serais pas discrète, si je les protège. Maintenant je vais t'apprendre quelque chose, je déteste les gosses. Alors courir après un bambin et me disputer avec la mère pour savoir comment les protéger, non merci. » Gaya se releva, et s'approcha du balcon, dépassant son chef au passage. « Il va falloir que tu sois plus convainquant. Beaucoup plus convainquant. Je suis la chef de tes guerriers, pas la mère-poule de tes aventures. Mon devoir de protection est envers toi. Et, d'ailleurs, j'ai un autre argument en ma faveur : si même moi je ne sais pas pourquoi tu veux les protéger à tout prix, alors comment quelqu'un d'autre le saurait ? » Finalement, passer du temps avec Uriah lui apprenait quelques petits trucs. Comme demander implicitement à son propre chef de lui avouer ses petits secrets. Gaya n'était pas stupide, loin de là. Et fonctionnait à l'instinct. Et elle doutait franchement que Brenna soit la sœur cachée d'Uriah et... Aedan, son neveu. Mais ça ne changeait rien au fait qu'elle ne voulait absolument pas rester ici à surveiller un gosse.

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(#) Re: Aftermath ~ ft. Uriah  Jeu 22 Nov - 17:21

An 150, mois 7

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Elle ne disait rien, se contentant de l’observer de son regard sombre comme la nuit. Un moment rare chez elle. Elle si impétueuse et si propre à l’action. La voir réfléchir autant le fit presque sourire un peu plus. Heureusement il réussit à se contenir pour ne pas la vexer. Après tout, il la savait aussi soupe au lait que lui. Patient, il s’assit à moitié sur la rambarde et croisa les bras sur sa poitrine, attendant son verdict.

Finalement, elle ouvrit la bouche pour désapprouver son voyage sans elle et se plaindre de son bras. Quoi ? Elle attendait réellement qu’il lui demande des nouvelles de sa fracture ? Ne faisait-elle pas comme si ce n’était qu’une estafilade en ne gardant pas son écharpe et en voulant à tout prix prouver qu’elle n’était pas diminuée ? Pour ne pas envenimer les choses, il se contenta de lever un sourcil circonspect et la laissa continuer.

Bientôt, le sourcil rejoignit son jumeau pour se froncer et donner un air contrarié au chef de clan. Contrarié, déçu… mais aussi surpris que Gaya choisisse quelques-unes de ses ruses pour connaitre le bien-fondé de sa soi-disant mission. Une lueur de satisfaction brilla dans ses prunelles alors qu’elles s’attardèrent sur l’effrontée. Finalement, elle retenait tout de même quelques leçons en restant auprès de lui… Néanmoins, il n’était pas encore temps que l’élève dépasse le maitre…. Même s’il aurait bien abandonné la bataille pour lui laisser cette récompense-là. Hélas, il n’était pas maitre de son secret.

Alors il prit un air un peu triste et hocha lentement la tête en signe d’assentiment.

-Je comprends, Gaya. Il est vrai que j’en demande beaucoup au général de mes armées. Tu as raison. Ce n’est pas ta fonction de garder à l’œil une femme et un enfant. Parfois, je l’oublie. Pardonne-moi, mon Amie, lui dit-il avec un sourire d’excuse, la suivant du regard et se retournant pour observer une nouvelle fois les plantes luxuriantes en contrebas.

-Il est vrai que peu connaissaient mon attachement à ces deux personnes. Mais la vie m’a appris qu’il n’y a pas que les ennemis qui peuvent tuer… Alors, s’il te plait, pour ma tranquillité d’esprit, désigne quelqu’un… Peut-être serait-ce une belle punition pour quelqu’un qui t’a offensé dernièrement… ou qui a besoin d’un rappel à l’ordre…

Les mains posées à plat sur la rambarde, il se pencha un peu pour observer les évolutions d’Aedan venu jouer dans ce jardin paradisiaque. Le coin de ses lèvres s’étirèrent imperceptiblement face à la joie de l’enfant, trop occupé à jouer avec l’eau de la fontaine.

-Par contre, je maintiens qu’il ne faut pas que tu viennes avec moi. Ton bras n’est pas encore remis et il est hors de question de le mettre à rude épreuve. De toutes façons, je ne serai pas absent longtemps. A peine une semaine… Et si d’aventure, je dois rester plus, je t’enverrai une missive pour que tu me rejoignes au plus vite… Cela te convient-il ?, lui demanda-t-il sérieusement. Même si au fond, il y avait peu de chance pour le faire changer d’avis… A moins qu’elle trouve de très bons arguments.


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(#) Re: Aftermath ~ ft. Uriah  Jeu 22 Nov - 18:49


Aftermath

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« Je comprends, Gaya. Il est vrai que j’en demande beaucoup au général de mes armées. Tu as raison. Ce n’est pas ta fonction de garder à l’œil une femme et un enfant. Parfois, je l’oublie. Pardonne-moi, mon Amie » Gaya, adossée au mur du balcon, tourna la tête vers Uriah. Ses yeux, auparavant plongés dans le vague, avaient repris leur éclat, et cherchaient à présent à percer Uriah. Elle avait gagné cette bataille, mais certainement pas la guerre. En fait, les discussions avec Uriah étaient toujours perdues d'avance. Et elle détestait ça, mais elle n'avait pas le choix. Il était son chef, son aîné, presque un mentor, bien qu'elle se refuse toujours à utiliser ce mot. Gaya n'était pas du genre à reconnaître sa dépendance. Elle lui préférait largement le terme de loyauté. Et peu importait à quel point elle pouvait être odieuse avec Uriah, elle lui était fermement loyale. Donc oui, elle savait qu'elle avait déjà perdu la guerre. Ce qui ne l'empêchait, jamais, de combattre.

« Il est vrai que peu connaissaient mon attachement à ces deux personnes. Mais la vie m’a appris qu’il n’y a pas que les ennemis qui peuvent tuer… Alors, s’il te plait, pour ma tranquillité d’esprit, désigne quelqu’un… Peut-être serait-ce une belle punition pour quelqu’un qui t’a offensé dernièrement… ou qui a besoin d’un rappel à l’ordre…[...] Par contre, je maintiens qu’il ne faut pas que tu viennes avec moi. Ton bras n’est pas encore remis et il est hors de question de le mettre à rude épreuve. De toutes façons, je ne serai pas absent longtemps. A peine une semaine… Et si d’aventure, je dois rester plus, je t’enverrai une missive pour que tu me rejoignes au plus vite… Cela te convient-il ? » La mâchoire de Gaya se crispa de nouveau. C'en devenait un tic. Elle ne se souvenait même pas d'au moins une situation où elle n'avait pas fait jouer sa mâchoire. Ca lui servait à tout : à réfléchir, à montrer son agacement. C'était à peu près tout ce qui caractérisait Gaya. Lorsqu'elle était joyeuse, elle avait plutôt tendance à montrer les dents. Littéralement. Son sourire, quelqu'il soit, dévoilait ses dents. Mais elle n'était que très peu d'humeur à sourire, et ce jour n'en faisait pas partie.

Le regard d'Uriah s'était fixé sur un point dans le patio, ce qui attira l'attention de Gaya. La guerrière plissa les yeux en apercevant le petit garçon. Plus vieux que ce qu'elle pensait. Peut-être moins embêtant, alors. Il avait l'air calme. Ayant grandie dans une famille nombreuse, avec cousins et cousines, pour Gaya, l'enfance c'était le tumulte. Des cris, des rires, des courses. Ce garçon ne connaissait rien de tout ça. Gaya soupira profondément, et croisa de nouveau les bras, encore une fois adossée au mur, tournée vers Uriah. « J'ai déjà perdu, pas vrai ? Et tu sais que maintenant que tu as piqué ma curiosité, je vais quand même garder un œil sur eux. » Gaya regarda à nouveau dehors, mais vers le ciel cette fois-ci. Un ciel bleu, brillant, tremblant de chaleur. Elle ne savait pas ce qu'elle pourrait y trouver. Elle était déjà à court d'arguments pour convaincre Uriah. Elle-même ne pensait pas que les Kelowniens ré-attaqueraient Askhadi. Ce serait inconscient. Un coup de force, s'ils réussissaient, mais comment sauraient-ils même qu'Uriah y allait ? Un coup de chance, s'ils attaquaient et tuaient deux chefs de l'Alliance. Non, Gaya n'y croyait pas. Les Kelowniens avaient besoin de reprendre des forces avant d'envisager un prochain mouvement. Une guerre ne se gagnait pas avec des hommes usés jusqu'à la moelle par les combats et les voyages. Evidemment, elle pouvait se tromper... Mais d'après ce qu'elle savait, l'ancien chef de guerre de Laëth et actuel chef de la dissidence était son semblable : un guerrier jusqu'au bout des ongles. Il n'y avait aucune raison qu'ils attaquent. Ils avaient déjà fait leur coup d'éclat. Gaya grogna, et secoua la tête : « En revanche, tu auras une escorte de 6 hommes. Je doute qu'ils attaquent de nouveau Askhadi, mais on n'est jamais trop prudent. Et depuis la paix avec Sengoli, on ne fait que protéger les caravanes des serpents et s'entraîner. » Grognon, elle avait quand même besoin d'une petite victoire. Gaya avait grandement apprécié la paix avec Sengoli, les premiers mois. Puis, une fois à nouveau fraîche et dispose, elle avait eu envie d'action. Elle savait que ses hommes aussi. Certains étaient partis renflouer les rangs des instructeurs à Semara, mais la jeune femme avait peur que les Shisayo s'appauvrissent en guerriers à cause de la paix, et qu'ils soient pris au dépourvu et en grande difficulté si des combats venaient à recommencer. Il était devenu difficile d'apaiser ses guerriers les plus fougueux, et les jeunes fraîchement sortis de Semara étaient perplexes. Des guerriers dans un clan sans guerre ? « Il a une éducation guerrière, le petit ? »
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