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 Les poings sur les I ~ ft. Akeela

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Gaya
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Gaya
– clan : shisayo –
clan : shisayo
(#) Les poings sur les I ~ ft. Akeela  Les poings sur les I ~ ft. Akeela EmptyDim 3 Mar - 22:43


Les poings sur les I

Gaya & Akeela - Deàrrsadh 150


Is that your golden jail ?

Gaya balança son poing avec force, et éclata avec plaisir l'arcade sourcilière de l'abruti qui lui faisait face, l'envoyant s'écraser sur une table. Aussitôt, deux autres gars tentèrent de lui saisir les bras mais, vive comme l'éclair, elle en échappa un, et entreprit de briser méthodiquement le nez de l'un, puis d'enfoncer son coude dans la gorge de l'autre. Le quatrième lui fonça dessus et la saisit par la taille. La tête coincée sous le bras de la Shisayo, il finit sa course dans le mur, et des échardes volèrent tout autour de Gaya, qui en sentit plusieurs se planter dans ses épaules et au creux de ses reins. La jeune femme asséna une nouvelle fois son coude, cette fois-ci sur le dos de l'homme, puis le repoussa et enchaîna plusieurs rapides coups de pied, avant de lui décocher un violent coup de tête dans le ventre, puis de rouler à terre avec lui, et, au-dessus de sa victime face contre terre, de lui saisir le bras et de le tordre jusqu'à ce qu'il hurle de douleur. « Assez ! Madame, lâchez-le et écartez-vous ! Maintenant ! » Gaya releva les yeux vers les deux gardes de la Citadelle qui se tenaient dans l'embrasure de la porte, prêts à dégainer leurs épées. Froidement, ses yeux gris les analysèrent, puis elle esquissa un sourire léger : « Bien sûr. Avant ou après vous avoir écrasé la tête, les puceaux ? »

Vraiment, était-ce étonnant qu'elle se soit encore jetée la tête la première dans une bagarre ? Elle n'avait même pas commencé en plus ! C'était cet abruti qui l'avait regardée et abordée avec son soi-disant sourire charmeur. A quoi fallait-il s'attendre, avec Gaya, si ce n'est à ce qu'elle lui lance une vacherie, et pousse le bouchon jusqu'à ce qu'il craque et lui balance son poing à la figure ? A partir de là, elle avait explosé de joie, et s'en était donnée à cœur joie. Malheureusement, la bagarre n'avait pas duré longtemps ; déjà, parce qu'aucun des quatre compères n'avait fait le poids face à elle ; et ensuite parce que les gardes étaient arrivés très vite. Gaya lâcha le bras de sa victime, et se redressa, repoussa ses cheveux ondulés derrière ses oreilles. Elle avait la lèvre fendue, l'arcade sourcilière ébréchée sur la moitié du sourcil, et elle souriait. Dans ses yeux, la lueur prédatrice que ses hommes ne connaissaient que trop bien. Mais ici, à la Citadelle, on ne la connaissait pas. Bien dommage. Sinon ils auraient su qu'en l'abordant, c'était uniquement pour chercher la bagarre. En tout cas, c'était ce que certains faisaient, en Shisayo. Ils savaient parfaitement qui elle était, mais l'abordaient quand même, juste pour se confronter à elle. Bref, c'était une autre histoire.

« Votre nom et votre clan. » Le garde était assis à sa petite table, devant le long couloir des cellules. Devant lui, un parchemin, et dans sa main, une plume à la pointe tachée d'encre. « Gaya. Shisayo. Chef des guerriers. De tous les guerriers Shisayos, oui. » précisa-t-elle lorsque le garde releva la tête vers elle, et croisa son regard avec une moue amusée sur le visage. Moue qui devint vite hésitante, et Gaya lui sourit de toutes ses dents, se délectant bien trop de la situation. « Si vous ne me croyez pas, demandez à votre Ipa. On s'est déjà croisées quelquefois. » Elle eut le plaisir de le voir faire signe à un autre garde, derrière elle, qui abandonna son poste en lui lançant un regard noir. Les mains à présent détachées, Gaya fut placée dans une cellule, seule, et elle se laissa aussitôt tomber sur le pauvre lit placé dans un coin. La porte en bois se referma sur elle, et la lumière ne provint plus que d'une petite fenêtre au-dessus du lit. On pouvait même appeler ça une encoche, tant c'était petit. Gaya plia avec douleur ses doigts, et grimaça. Maintenant que l'adrénaline était passée, la douleur commençait à s'inviter. Elle fit mentalement l'inventaire : côté gauche du visage – avec l'arcade et la lèvre – et épaules, flancs – elle avait quand même encaissé quelques coups sur les côtes – et bas du dos, et les jointures de sa main droite, sa main dominante. Même à force de se battre, la douleur ne diminuait jamais. Ses doigts étaient éraflés, couturés de cicatrices, comme à peu près tout son corps. Tonique, affûté, c'était une arme dont elle usait souvent. Se battre dans les tavernes, c'était son moyen pour se dépenser. Il y avait une part de risque dans ces combats de rue qu'un entraînement ne comprenait pas.

Gaya soupira, puis étira ses jambes, et se posa contre le mur. Contrairement à ce qu'elle avait dit, elle n'avait pas attaqué les gardes. Elle flirtait souvent à la limite de la stupidité, mais elle n'était pas stupide au point de provoquer un incident diplomatique. Parce que si elle faisait ça, elle risquait de perdre son poste et son titre. Et elle avait de nombreuses raisons de ne pas perdre son poste : outre la disgrâce que ce serait et qui la détruirait, l'idée de ne pas pouvoir servir son clan au mieux de ses capacités la terrifiait. La jeune femme croisa les chevilles, et ferma les yeux, la tête contre le mur. Ce n'était pas son premier passage en cellule, et sûrement pas le dernier. Elle attendrait, comme toutes les autres fois, qu'on daigne lui ouvrir la porte et lui rendre sa liberté. Les paupières tombées sur ses prunelles gris-bleu, Gaya plia de nouveau ses doigts, et grimaça encore une fois. Elle se trouvait dans la pénombre, le bas des jambes éclairé par la lumière ténue sortant de la précédemment nommée encoche. N'étant pas en visite officielle, elle ne portait qu'un simple pantalon noir et un haut sans manche. Pas d'armure, et son épée était dans sa chambre à l'auberge. L'autre auberge, celle dans laquelle elle dormait. Pas celle dans laquelle elle s'était battue ; si elle devait se trouver une nouvelle auberge chaque nuit, ce serait une galère pas possible. Non, avec les années, Gaya était plutôt rodée à ce petit jeu. Ce n'était pas du goût de tout le monde, mais c'était sa vie, son corps ; elle en faisait ce qu'elle voulait. Et elle était ravie de voir que son bras blessé lors de la fête de l'Alliance était guéri. Bref : elle avait un tas de raisons pour constamment chercher la bagarre ainsi. Que ça leur plaise ou non.

(c) Earth & Ashes

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