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 On ne va jamais aussi loin que lorsqu'on ne sait pas où on va.

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Muire
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(#) On ne va jamais aussi loin que lorsqu'on ne sait pas où on va.  Mer 5 Juil - 16:34



On ne va jamais aussi loin que lorsqu'on ne sait pas où on va


ft. Priam



Ah, la mer… Pourquoi commencer de cette manière la narration ? Malgré le fait que cela sonne bien, cela a également une odeur de cliché. Mais Muire, en voyant la mer bleue de Pankara pour la première fois avait dit : « ah, la mer ! »  Elle ne ressemblait en rien à celle qu’ils avaient en Kelowna et pourtant… Pourtant cela devait être la même ! Comme pour son voyage en Shisayo, elle s’était installée depuis une semaine près de la côte un peu au-dessus de Galene puisque c’était son nom.
C’était là, dans les coins reculés,  que se trouvait les Esprits, pas dans les villes, voilà quelque chose que Muire avait établi depuis plusieurs  années maintenant. De toute façon, le tourisme était dispendieux et ne l’intéressait pas. De Shisayo, elle était remontée sur Askhadi, où les Esprits se manifestèrent dans des grandes plaines. Ce fut bref mais intense. Elle avait passé un peu de temps avec une aubergiste qui lui semblait ne pas avoir la lumière à tous les étages, et elle s’était ensuite dirigée sur Pankara. Orketa et Sengoli, ça sera pour une prochaine fois, car après Pankara, il lui fallait rentrer vite pour aider Karrah à préparer sa rencontre avec l’Ipa.

Muire avait installé ses petites affaires dans une grotte relativement sèche. En contrebas, à quinze pas d’elle environ se trouvait la plage, deux rochers et un cocotier isolé, un peu comme si lui aussi explorait le monde et s’était perdu. Elle avait attaché ce palmier à son cheval, ou inversement. Uriah lui avait donné de bonnes idées ! Elle repensait souvent à lui d’ailleurs depuis son départ, elle était partie le matin sans lui dire au revoir car elle n’aimait pas trop l’idée de s’attacher à quelqu’un qui habitait aussi loin d’elle. Tant pis. Mais le désert (et Uriah) avait répondu à ses questions et elle avait pu trouver les Esprits dans la nuit. Maintenant, il était question de trouver les Esprits dans les eaux.
Mais là encore, quelques interrogations : les Pankaras ont des Dieux ! Des Dieux ! Sont-ce là des Dieux qui supplantent les Esprits ? Ou bien les Dieux sont-ils les envoyés des Esprits ? Il lui faudrait étudier l’océan en détail pour savoir de quoi il en retourne.

Ou éventuellement demander à cet homme aux cheveux longs qui était en train de s’approcher d’elle. Le coin était magnifique et isolé, sans s’en rendre véritablement compte, Muire avait peut-même piqué le coin à cet homme : c’était peut-être son coin et elle s’était installée dessus !  Il comprendrait bien vite qu’elle n’était pas du tout du tout du coin et qu’elle ne représentait absolument aucun danger, peut-être même qu’il serait  aussi accueillant qu’Uriah l’avait été ! Par contre, si lui encore c’était un chef de clan, Muire se lancerait définitivement dans une collection. Ou alors elle commencerait à se poser des questions du genre : était-elle un aimant à chefs de clan ?
Alors qu’il arrivait à son niveau, Muire, allongée sur la plage, lui fit un signe de la main.

« Hé ho matelot ! Quelles nouvelles du pays ? »

On était pas encore dans l’hypocoristique, mais c’était franchement familier. Pour Muire, c’était pourtant une formule de politesse comme une autre. Pour les autres, ça ressemblait à du charabia.
Il était du coin, cela ne faisait aucun doute à ce sujet, les Esprits le lui avait dit. Bien consciente de l’histoire entre Pankara et Kelowna, il lui sembla juste d’ajouter la précision suivante.

« Kelwona débarque encore sur les côtes Pankara, mais Kelowna vient en paix cette fois ! » fit-elle en souriant et en trempant ses pieds dans l’eau. Ça chatouille !


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(#) Re: On ne va jamais aussi loin que lorsqu'on ne sait pas où on va.  Dim 9 Juil - 15:37

J'avais décidé de quitter mes responsabilités durant quelques jours pour me recentrer sur des choses simples et ne faire qu'un avec la nature. En quittant Galène je n'avais pris qu'un couteau de chasse ainsi que de la poudre de craie. Cela faisait maintenant trois jours que j'étais livré à la faune Pankarienne et à la merci des dieux. J'avais construit un abri avec des branches de palmier et d'arbres en tous genres à la lisière de la forêt. Avec les branches trop courtes ou en trop je m’étais fabriqué une paillasse, recouverte de feuilles de palmiers, sur laquelle je pouvais dormir. Après m’être construit ce qui allait être ma demeure pour les jours à venir je m’étais taillé une lance ainsi qu’une sarbacane, à l’aide d’une branche morte que j’ai évidé. Les flèches miniatures que j’utilise avec cette sarbacane sont enduites de nectar de fleurs de Pavier, une substance toxique très utile pour neutraliser sans tuer à petites doses. Cependant, elle peut servir d’arme lorsqu’elle est utilisée à fortes doses, elle peut même tuer un être humain. Moi, je m’en sers plutôt pour chasser et pêcher.

Je fends l’eau de mes deux mains pour remonter à la surface, le soleil vient frapper mon visage de plein fouet. Je reprends ma respiration en gagnant rapidement le rivage. Une fois les pieds dans le sable, je rassemble mes quelques affaires, ma lance, mon couteau de chasse, une simple tunique courte bleue en tissu fin. Je remonte alors en direction de mon campement, à mi-chemin, en plein milieu de la plage, je me fais héler par une femme allongée dans le sable. Matelot ? Il est vrai que mon visage n’est pas connu par tous les Pankaras mais je souris, cela faisait longtemps que l’on ne m’avait pas abordé comme un simple habitant du clan. Cependant, je tique légèrement quand je l’entends se présentée en tant que Kelownienne. Je la jauge du regard en m’approchant, je considère rapidement qu’elle ne représente pas un grand danger. Ce ne n’est pas pour autant que je vais baisser ma garde, elle reste membre du clan du nord.

- Que fais-donc une Kelowienne aussi loin de chez elle ?

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Muire
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(#) Re: On ne va jamais aussi loin que lorsqu'on ne sait pas où on va.  Dim 16 Juil - 11:17



On ne va jamais aussi loin que lorsqu'on ne sait pas où on va


ft. Priam



Les pieds dans l’eau, elle scrutait le sol à la recherche d’un Dieu Pankara comme s’il allait apparaître entre ses doigts de pieds. En voyant que le marin ne sortait pas d’arme, elle en conclut qu’il avait remarqué qu’elle n’était pas dangereuse ou tout du moins pas belliqueuse. Peut-être que sur cette plage même, Kelowna et Pankara s’étaient affrontés un certain temps. Ah, l’histoire ! Le Shaman ne s’intéressait qu’assez peu au passé, il lui tarder de voir l’avenir et de voir sa prophétie se réaliser.
Muire invita à l’homme de s’assoir à côté d’elle. Il avait un visage moins doux que celui du chef de clan des Shisayo mais des cheveux plus longs. Pas sûr qu’avec ces informations-là elle irait bien loin. Mais la phrase interrogation ne commencerait pas tout de suite.

« Hein ? Une Kelownienne où ça ? Oh… Moi ! » répondit-elle à l’inconnu.

Elle souffla doucement et se passa la main dans les cheveux un peu mouillés. Muire adressa un regard complice à l’homme, tout en le pointant de ses deux index. Mais que faisait-elle aussi loin de chez elle ? La nature n’était-elle pas chez elle ? Donc partout dans la nature, c’était chez elle. Mais ça, c’était difficile à expliquer, surtout quand on est Kelownienne et qu’on parle à un Pankara. Lui devait plus se sentir chez lui que Muire ne se sentait chez elle partout. Cette pensée lui fit mal à la tête pendant environ 0,30 secondes. Elle prit une poignée de sable quelle retira hors de l’eau et qu’elle plaça très proche de son visage.

« Je voyage, fit-elle en faisant couler le sable mouillée le long de son bras. Pour voir la nature ailleurs. Pour voir la mer sans glace dessus… Pour voir tes Dieux ! Si je peux les voir… »

Le Shaman sourit en se frottant les mains et projette un peu de boue sur le visage de son interlocuteur. Confuse, elle place sa main devant sa mouche, mais avale un peu de sable qu’elle recrache alors immédiatement. Vilain le sable ! La mer en revanche, est douce et belle. Si les Esprits doivent se manifester quelque part, ça doit être à sa surface. Et si c’est en profondeur, et bien tant pis, elle n’irait pas. Il faudrait d’abord réinventer ces bateaux en forme de suppositoire qui pouvaient aller au fond de l’eau. Autant dire que ça ne serait pas pour tout de suite.

« Je m’appelle Muire, je suis Shaman et j’aime la confiture de groseilles qui provient d’Askhadi. Toi, comment t’appelles tu et que fais tu dans la vie, Ô noble batelier ? »






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(#) Re: On ne va jamais aussi loin que lorsqu'on ne sait pas où on va.  Dim 30 Juil - 11:22

Lorsque la femme m'invite à m'assoir à ses côtés, je plante ma lance de fortune dans le sol puis m’accroupis en dégageant mon couteau de ma ceinture avant de m'assoir en tailleur. Maintenant, que je suis plus près d'elle je remarque que certaines mèches de ses cheveux sont recouvertes de peinture blanche, son visage est lui aussi parsemé de tâches de peinture bleue. Une légère lueur de folie brille au fond de ses yeux lorsqu'elle me regarde. Je la regarde prendre du sable dans ses mains et le faire couler le long de ses bras, elle m'explique qu'elle est en voyage et qu'elle cherche à entrer en contact avec les dieux que je vénère. Je souris intérieurement, voire Neptune ? A moins de pouvoir respirer sous l'eau, elle ne le rencontrera jamais. Elle se frotte les mains et projette, sans le vouloir, du sable mouillé sur mon visage. Je m'essuie d'un revers de la main tandis qu'elle se présente enfin.

Shaman ? Voilà donc d'où vient la folie que j'ai pu lire dans ses yeux. D'après ce que l'on m'a dit les shamans ne sont jamais très terre à terre, ils cherchent continuellement à entrer en contact avec les Esprits. A Galene nous n'avons pas de Shaman mais un Messager de Neptune qui traduit et nous transmet les volontés du seigneur des mers, de temps à autre il entre en contact avec les Esprits des eaux que nous appelons des Nymphes mais c'est très rare.

- Je me nomme Priam, je suis un ancien pirate et garde du clan, j'aime la nature et fumer des algues sèches.

Pour lui montrer de quoi je parle je sors une trousse en peau contenant des algues séchées, différentes herbes et des petits rectangles de feuilles palmiers ou d'écorces.

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(#) Re: On ne va jamais aussi loin que lorsqu'on ne sait pas où on va.  Lun 28 Aoû - 19:23



On ne va jamais aussi loin que lorsqu'on ne sait pas où on va


ft. Priam



Sa voix n’est ni trop douce, ni trop dure. Lui-même n’est pas forcément trop souriant ou trop lugubre. Il vient s’assoir calmement auprès de Muire tandis qu’elle sourit sans le regarder. Elle continue de fixer l’horizon un instant, toujours pas lassée de la vue que lui offre les Esprits. Oh, elle ne pourrait pas s’installer là cependant : avec toute cette eau autour d’elle, elle avait eu l’impression de rouiller l’autre jour. Toute cette humidité lui était montée par les narines et lui avait embuée le cerveau, tout du moins, c’était comme ça qu’elle l’avait ressenti. Priam, puisque c’était son nom, se présenta à peu près de la même manière que le shaman. En une phrase, il s’était révélé, et Muire devint toute excitée avec tant d’informations. Un pirate ! Ils en avaient aussi à Kelowna. Muire se leva d’un bond, déploya ses bras de chaque côté de son torse et semblait avancer comme si elle se trouvait sur une poutre étroite.

« Parez à mouiller, gredins ! Hissez ho, forbans ! À la baille les boit-sans-soif ! cria-t-elle. Alors, je m’en sors comment ? » fit-elle en se rasseyant, presque comme si ce qui ne venait de se passer n’avait même pas eu lieu.

C’était donc maintenant au soldat du clan. Les Esprits avaient sans doute guidé ses pas vers une profession bien plus noble. C’était également un amoureux de la nature, comme Muire, ce qui pouvait expliquer sa venue dans ce coin reculé aux paysages somptueux.  Priam sursauta lorsqu’elle vint poser sa main sur son torse sans le prévenir. Son cœur battait au rythme de vague : c’était véritablement un homme de la nature. Impassible, Muire ne regardait jamais le Pankara dans les yeux, non pas qu’elle l’évitait, mais elle se concentrait sur son aura. L’autre avait probablement plein de question, mais Muire s’était levée et s’était placée dans son dos et commençait à masser l’ancien pirate.

« Trop de tension. Tu me vois encore comme un ennemi ? Je veux goûter les algues sèches ! Ça sera notre pacte de paix ! »

Muire devint encore plus tactile lorsqu’elle enlaça Priam et posa sa tête contre la sienne. Un geste qui lui semblait être normal, elle ne voyait pas en quoi le fait de ne se connaitre que depuis une dizaine de minutes ne permettait pas un tel rapprochement. Et tout d'un coup, elle ne toucha plus Priam et retourna se poser devant lui, plantant alors ses pieds dans le sable en gloussant.

« Et donc, comment je communique avec tes Dieux ? »

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(#) Re: On ne va jamais aussi loin que lorsqu'on ne sait pas où on va.  Mer 13 Sep - 19:59

Lorsque j'évoque mon passé de pirate, la shamane se lève d'un bond et mima le fait de marcher sur une poutre avant de se mettre à parler comme le font certains pirates. Son attitude m'arrache un sourire amusé suivit d'un léger rire. Je sort une feuille de palmier séchée de ma trousse en peau de baleine puis prend une pincée de mon mélange d'algues que j'étale sur la feuille. Muire se rassoit à côté de moi pendant ce temps. Une sensation de froid traverse ma tunique lorsque la jeune femme pose sa main sur mon torse, me faisant sursauter. Dans ma surprise, j'ai renversé la moitié de ma feuille sur mes genoux et dans le sable fin. Cependant, je n'ai pas le temps de ramasser les algues que les mains de Muire commencèrent à me masser. La réaction de toute personne possédant mon tempérament aurait été de se dégager de là mais je n'en fis rien.

- Disons que j'ai assez souvent eu des... heurts avec certains de ton peuple.

Je passe, évidemment, sous silence le fait que la plupart était désormais six pieds sous terre. Juste après ma réponse, la Kelownienne m'enlace et pose sa tête contre la mienne avant de s'assoir encore une fois sur le sable à mes côtés. Je la regarde quelques secondes avant de laisser un léger sourire déformé mon visage. Je termine d'étaler les algues puis roule la feuille de palmier avant de lécher le bord pour colmater le tout. Muire me demande alors comment communiquer avec mes dieux. Je m'empare d'une nouvelle feuille et entreprend de réaliser un deuxième tube d'algues.

- Tout d'abord, nous, les Pankaras, ne verront que les divinités de la mer. Cependant, nous respectons les dieux des autres clans. Selon la légende, la Mer, avec un grand "m", est la déesse qui a créé l'océan, elle est la mère de toute chose composer d'eau. De l'océan est né son fils Neptune, il est le créateur des créatures marines et gardiens des mers. Lorsque nous souhaitons communiquer avec eux nous entrons dans l'eau en leur adressant une prière. Quand il nous est impossible de faire ça, nous creusons un trou dans la terre ou le sable avant d'y placer un coquillage puis d'y verser de l'eau.

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Muire
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(#) Re: On ne va jamais aussi loin que lorsqu'on ne sait pas où on va.  Jeu 12 Oct - 15:24



On ne va jamais aussi loin que lorsqu'on ne sait pas où on va


ft. Priam



Quand elle eut fini son massage improvisé, elle fit craquer ses phalanges car elle trouvait la peau de Priam très rugueuse. Elle était quasiment sûre que des flèches pouvaient rebondir sur lui.

« Ah mon peuple ! Des barbares ! Des monstres ! Regarde-moi comme je suis monstrueuse ! Non si tu ne me trouves pas jolie, il faut le dire, c’est important, dit-elle d’un air triste. Mauvaise nouvelle : c’est vrai qu’il y en a beaucoup comme ça. C’est dans leur nature. Bonne nouvelle : je ne suis pas mon peuple. Je suis moi ! »

Elle s’aperçut à ce moment-là qu’elle était probablement responsable de la chute d’algues sèches et que s’il en faisait tomber encore, il risquerait de plus en avoir pour elle, parce que oui, elle voulait toujours goûter. Elle l’écoutait parler et ne pouvait s’empêcher de regarder la fumée des algues séchées consumées. C’était la première fois qu’on lui faisait l’inventaire complet de la religion Pankara et elle trouvait cela fort intéressant. Contrairement aux Esprits représentés par les Etoiles, la religion de Priam semblait se matérialiser dans l’eau. Se pourrait-il que la Mer soit une création des Esprits ? C’était un élément naturel comme les autres, voilà une théorie forte intéressante sur laquelle Muire se pencherait une prochaine fois. Des deux moyens de communication qu’il existait, la Shaman préféra le deuxième : la profondeur de l’eau lui faisait peur, et elle craignait que la Mer reconnaisse Muire comme une impie.

« Ah ! Alors faisons ça ! Je veux essayer ça ! »

Puis elle se mit à la recherche du coquillage parfait. Elle en trouva d’abord un qui était occupé par une bestiole et qu’elle lâcha immédiatement en poussant un petit cri de surprise. Le deuxième était abimé et le troisième était un caillou. Enfin, le quatrième sembla être le bon, de bonne taille et de bonne couleur. Avec son bâton, elle creusa un trou suffisamment grand pour y entreposer le coquillage. Enfin, elle forma un creux avec ses mains jointes pour y transporter de l’eau. Après cela, elle s’agenouilla et approcha son oreille près du coquillage, mais elle n’entendit rien.

« Euh maintenant, il faut faire quoi ? »


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(#) Re: On ne va jamais aussi loin que lorsqu'on ne sait pas où on va.  Lun 6 Nov - 17:47

A peine ai-je terminer d'expliquer les différentes facettes de ma religion à la chamane qu'elle veut essayer de communiquer avec Neptune. Je souris face à son enthousiasme, peu de gens sont aussi enclins à s'essayer à une nouvelle croyance. Tandis qu'elle se met à la recherche d'un coquillage convenable je remplis la deuxième feuille de palmier d'algues sèches. Mes doigts ont tellement l'habitude de faire ce geste que je peux à la fois remplir la feuille et regarder ce que fait Muire. Cette dernière, creuse un trou de bonne taille avec son bâton puis y dépose le coquillage avant de le remplir d'eau de mer.

- Maintenant, tu dois demander à Neptune de bien vouloir t'accorder un peu de son temps divin et ensuite tu peux formuler ta demande si tu en as une ou tout simplement communier avec son esprit.


Je me rapproche d'elle et du trou puis m'agenouille en plaçant mes mains sur mes genoux. Je pose mes yeux sur le coquillage et formule une muette prière à l'attention du dieu des océans. Détachant mon regard du coquillage, je le dirige sur la Nordienne.

- Lorsque tu souhaites brisé la connexion établi entre toi et Neptune, une offrande est de rigueur.

Je m'empare d'une poignée d'algues séchées et les laissent tomber au fond du trou. J'observe ma nouvelle amie faire son offrande avant de m'affaler de nouveau dans le sable. Quelques secondes plus tard, je lui tends une feuille à fumée puis embrase la mienne avec ma pierre-allume-feu avant de lui tendre l'objet.

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Muire
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(#) Re: On ne va jamais aussi loin que lorsqu'on ne sait pas où on va.  Mar 14 Nov - 17:37



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ft. Priam



Muire ne connait pas très bien l’expression mais est persuadée d’avoir mis la charrue avant les nœuds. C’est bien de se précipiter pour préparer un rituel, mais autant connaître le rituel jusqu’au bout. Heureusement, Priam ne tarde pas trop avant de lui indiquer quoi faire. Elle aime bien ce Priam : il a un aspect dur, il fait même un peu bourru, mais les Esprits lui disent qu’au fond, c’est un homme tendre. Peut-être pas facile à vivre, mais un tendre quand même. Neptune. Neptune, c’est un nom étrange. Elle aime bien l’étrange cependant, et même si elle n’appellerait jamais ses enfants comme cela car elle n’aura probablement jamais d’enfants, elle garde un esprit ouvert, et découpe le mot dans sa tête jusqu’à ce qu’il perde tout son sens. Première grande crainte de Muire : que faire s’il prend trop de temps divin, pour reprendre les mots de Priam ? Il n’a jamais été question de contrarier les Esprits, il n’est pas question de contrarier les entités et avatars des autres !

Alors elle fait vite. Elle n’a rien à demander, alors à la place elle écoute. Elle entend encore Priam se déplacer, s’agenouiller mais ces sons paraissent déjà lointain, elle est rentré dans un état de contemplation, une transe hypnotique. Si Neptune est un esprit de l’eau, Les Esprits ont-ils placés leur âme dans l’eau ? L’eau est évidement quelque chose de sacré pour ces Pankaras, pour les autres, c’est juste ce qui leur permet de ne pas mourir, rien que ça. Les vagues, les Esprits sont dans les vagues. Maintenant, ça semble évident. Il est tout à fait possible que ce soit ce Neptune qui les fasse bouger ou quoi que ce soit, mais les Esprits sont dans les vagues, et peut-être que Neptune lui-même ne le sait pas. Priam doit encore moins le savoir, peut-être est-il juste de rien lui dire. Il n’y a pas de hasard, il y a les Esprits. Les vagues montent et descendent, et disparaissent. C’est une renaissance constante, exactement comme les étoiles brillent dans le ciel la nuit et finissent par disparaitre le jour. La neige tombe et fond, la pluie tombe et s’assèche, il y a ce même mouvement dans chacune des choses de l’Esprit. Le sable des dunes de Shisayo forment des dunes puis s’aplatissent. Les vagues montent et descendent, et disparaissent.

La voix de Priam la fait sortir de sa transe. Il a pu se passer une minute comme une heure, Muire ne sait pas, ne sait plus et ne cherche pas vraiment à savoir. Il y a apparemment une manière bien spécifique de conclure l’entrevue avec les divinités et Muire trouve cela bien pratique : comment les Esprits, les Dieux savent qu’on a terminé de prier, de penser ? Ils peuvent encore nous écouter alors même que l’on pense à des trucs stupides du genre « biétaze, j’ai le genou qui me gratte. » Ca ne fait clairement pas parti de la prière. D’ailleurs, Muire a le genou qui lui gratte. Et du sable dans le …  non ça ira comme ça. Arrêtez d’écouter. Elle détache un petit bracelet de brindilles qu’elle se trimballe depuis Brinim. Un type lui avait offert ça comme cadeau « parce qu’elle lui avait ouvert les yeux » mais il s’avérait que c’était surtout une manière de lui demander de coucher avec lui. Elle avait accepté le cadeau mais refusé la demande, et voilà que ça allait servir d’offrande.

Évidemment, elle s’étouffe avec la feuille à fumer. Elle avait pourtant réussir à l’allumer correctement sans foutre le feu de partout, mais il semblerait qu’elle ne pouvait pas tout réussir. Ce n’était pas une fumeuse, mais en voyant la plante, elle avait quand même voulu essayer. La vie était trop courte pour avoir des regrets. La Shaman finit par s’allonger dans le sable. Elle avait vu ce qu’elle voulait voir, il était de repartir, déjà. La route était encore longue pour découvrir le monde des hommes et des Esprits, alors elle resterait un peu avec Priam jusqu’à ce que la nuit tombe, et puis, elle partirait.

« Merci Pankara. » dit-elle à la terre, à l’homme, et aux Esprits.



HRP : Moi je m'arrête là, à toi de voir si tu veux conclure ou pas :)

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