AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  
lumière sur un pv attendu :
MENELAS
42 ans ▬ chef du clan Askhadi depuis 3 ans
attendu par son peuple ainsi que par Chronos, Akeela, Skylar, Uriah, Nukka, Priam & Karrah
avatar proposé : Santiago Cabrera (négociable) ▬ plus d'infos par ici
lumière sur un pv attendu :
URIAH
35 ans ▬ chef du clan Shisayo depuis 20 ans
attendu par son peuple ainsi que par Brenna, Gaya, Akeela, Skylar, Ménélas, Nukka, Priam & Karrah
avatar proposé : Jake Gyllenhaal (négociable) ▬ plus d'infos par ici
lumière sur un pv attendu :
SALEEM
20 ans ▬ apprenti de l'Ipa envoyé par le clan Sengoli
attendu par les sengolis mais aussi par Akeela, Skylar, Augias, Shirin, Lucy & Caleigh
avatar proposé : Marco Ilsø (négociable) ▬ plus d'infos par ici
lumière sur un pv attendu :
GAYA
30 ans ▬ chef des guerriers du clan Shisayo
attendue par son peuple ainsi que par Uriah, Akeela, Skylar, Ménélas, Nukka, Priam & Karrah
avatar proposé : Ellen Hollman (négociable) ▬ plus d'infos par ici
Partagez | 
 

 Aux portes de la guerre

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Messages : 134
Inscrit le : 29/07/2017
Célébrité : Katheryn Winnick
Multi-comptes : Servan

Aileen
– clan : orketa –
clan : orketa
(#) Aux portes de la guerre  Sam 5 Aoû - 14:45

Aux portes de la guerre
feat. Kellan


Clan Orketa ~ Petit village près la frontière Sengoli // Sixième mois de l’An 144


La matinée était déjà bien entamée lorsqu’Aileen arriva en vue du petit village de chasseurs où elle était attendue. Le soleil brillait haut dans le ciel mais la fraicheur de la forêt rendait son règne supportable pendant le voyage. Ils étaient partis aux aurores, une fois la charrette chargée et la jument attelée. Fearghas tenait les rênes, n’ayant aucune confiance en son maître forgeron pour prendre soin de l’attelage que le père du garçon leur prêtait bien volontiers lorsqu’ils devaient se déplacer par eux-mêmes. Car la jeune femme, se tenant à ses côtés, montrait des signes d’impatience qui leur aurait surement valu un galop effréné si les rênes avaient été entre ses mains. Et le chariot, autant que son contenu, étaient bien trop précieux pour risquer de finir brisés en morceaux contre un pin.

Mais ils arrivaient enfin et déjà ils pouvaient apercevoir les quelques habitations construites entre les branches, tel des nids, leurs longues échelles permettant de les atteindre depuis la terre ferme. Un homme en faction à l’entrée du village leur fit signe, reconnaissant les deux individus qui n’en étaient pas à leur première visite. Aileen lui répondit et indiqua à son jeune apprenti où arrêter l’attelage.

« -Arrête-toi ici Fearghas, leur monte-charge est juste à côté, pas la peine de s’embêter à porter les pièces, autant s’arrêter juste devant.
-Aileen… Qu’est-ce qui se passe ? »

Fronçant les sourcils devant la question de son apprenti, la jeune femme, déjà occupée à déplacer les pièces qu’elle apportait, se redressa et observa autour d’elle. Les quelques villageois présents avaient la mine sombre et grave, un arc ou une lance dans leurs mains et rares étaient les sourires sur ces mines alertes. Retenant un soupire, Aileen continua de s’afférer dans la charrette, commençant à charger les pièces qu’elle amenait.

« -Nous sommes près de la frontière avec le clan Sengoli Fearghas. Tu ne le ressens peut-être pas ou dans une moindre mesure à Alon, mais c’est la guerre. Et les gens d’ici en ont pleinement conscience. Ils redoutent une invasion… Car ils sont en première ligne.
-Alors… ces armes qu’on a forgé…
-Oui. Une commande spéciale du chef de village qui craint pour sa vie et celle des habitants. Ce sont d’excellents chasseurs. Mais pas des guerriers. Ils prennent toutes les précautions nécessaires. Juste au cas où. Allez, aide-moi maintenant. »

Sur ces mots, la forgeronne et son apprenti, rejoins par deux autres villageois, entreprirent d’entasser les armes qu’ils avaient apportées dans le monte-charge, conscients de la proximité de l’ennemi et de la menace qui planait au-dessus d’eux.


Dernière édition par Aileen le Dim 6 Aoû - 18:23, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 405
Inscrit le : 02/08/2017
Crédits : Crédits gif : Tumblr Avatar : Moi
Célébrité : Michiel Huisman
Multi-comptes : /

Kellan
– clan : sengoli –
clan : sengoli
(#) Re: Aux portes de la guerre  Sam 5 Aoû - 18:44

An 144, trente années de vie

-Les cris des soldats qui tombaient à terre ne cessait de parvenir aux oreilles de Kellan. Des personnes perdaient aujourd’hui des frères, des sœurs, des pères, des fils, des filles, des amants ou amantes, des maris ou femmes, voir des ami(e)s. Les guerriers Sengoli avait franchit la frontière de leur clan pour repousser les attaques des Orketa à leur propres frontières. Les armes s’entrechoquaient sans fatigue, de plus le soleil cognait sur les soldats qui combattait pour l’honneur de leur clan.

Le goût du sang acre fit que Kellan crachait en direction du sol. Un guerrier Orketa venait de le charger, lui assenant un coup assez monumental au visage. Sa langue avait été mordu sévèrement, et ca ne faisait pas que du bien. Au sol, il avait eut le temps de parer l’épée qui venait à s’effondrer sur lui rapidement de sa faucille. Hors de question de périr ainsi sous la lame d’un ennemi. Kellan était resistant à la douleur et il se battrait jusqu’à son dernier souffle.

Le combat avait été engagé il y a deux heures et bien sûr personne ne les comptaient. Bien que les deux clans étaient épuisés, personnes ne faiblissaient dans cette bataille sanglante encore une fois. Kellan avait pu se relever au final, l’Orketa en face de lui avait été surpris qu’il reprenne vite ses esprits. Sur ses pieds, il avait reculé et attaqué de front ce maudit être, sa faucille vint pour le coup décapiter la tête de ce dernier. Le corps tombant lourdement à terre, sa tête roulant plus loin au pied d'un autre guerrier ennemi bien surpris. Kellan regardait autours de lui, il s’en fichait d’avoir du sang sur son armure, qui n’était pas le sien. S’avançant vers d’autres ennemis il aidait ses compagnons de combat pour les faire battre en retrait. Sous sa faucille, personne ne pouvait faire le poids.

Finalement les Sengoli s’étaient éparpillés un peu partout, Kellan était à la lisière d’une forêt et avait été poursuivit par trois Orketa arc en main qui tirait en sa direction. Et bien sûr, dans la tentative de fuite, Kellan n’avait pas eut de chance, une flèche lui avait transpercé le flanc droit. Malheureusement pour lui, il valait mieux courir, flèche encore dans le ventre, barricadant son esprit à la douleur, que s’arrêter et se livrer à ses barbares. Mais Kellan n’eut d’autres choix que de les affronter au final. Il en tua un, en blessa un autre et le dernier pris la fuite. Blessé aussi, Kellan posait sa main sur un arbre, regardant la forêt qui était face à lui. Il était assez loin du champ de bataille. Respirant doucement, la douleur était fulgurante, et son autre main sur la plaie autours du corps de la flêche, il finit par regarder les dégâts.-

« Foutu Orketa... »

-Serrant les dents et réfléchissant, il repensait à tous ce qu’il savait et la pensée savante de culture en lui ressassait ce qu’il avait appris de tous les clans ennemis. Les forêts du clan Orketa était gorgée de plante médicinale…

A trop réfléchir et rester immobile on attire foule, et en regardant vers l’horizon de la frontière, Kellan vit deux guerriers ennemis se montrer, mais ils étaient assez loin de lui heureusement pour qu’ils ne l’aperçoivent, alors le brun décidé à franchir la frontière ennemie fit un pas entre les arbres de la forêt.

En territoire ennemie, il restait prudent et n’arrêtait pas de regarder autours de lui. Marchant à travers les herbes hautes, il peinait un peu et surtout son regard cherchait des plantes spécifiques, mais il fallait du temps et il le savait. Le temps paru une éternité et sa recherche fut veine, il perdait du sang et avait en marchant casser la moitié de la flèche. Alors qu’il voyait l’autre bout de la forêt, il aperçu des terres.. Mince il était allé bien trop loin et s’ils se faisaient voir s’en aurait été bien finis pour lui, mais rebrousser chemin était bien compliqué. Kellan continuait, il fallait qu’il trouve cette plante pour commencer à penser ses blessures. Tout en marchant, et bien que ca le lançait, le fait de garder la flèche et ne pas la retirer tout de suite contenait une hémorragie qui était prévisible. Continuant à chercher, il ne savait même pas où il se trouvait au niveau du clan Orketa, quel était le village le plus proche. Il savait qu'une chose, il était en danger.

Un regard plus loin, il cru enfin apercevoir la plante qu’il recherchait. S’y rendant, il peinait à se mettre à genoux pour en arracher quelques pousses. Mais soudain le bois craquait autours de lui, et une présence se fit ressentir. Se relevant prudemment, et tournant la tête il aperçu un guerrier Orketa, épée en main prêt à l’achever. Kellan ne perdit pas de temps, les pousses de la plante tombant à terre et il prit sa faucille. Un nouveau combat, bien en peine, mais l’Orketa fut blessé par le coup sans pitié de la lame courbée. Fuyant, Kellan attrapait les plantes sur le sol et courrait tant bien que mal, la pointe de la flèche déchirant ce qu’elle avait touchée au niveau de son flanc.

Courant à en perdre haleine, il avait finit par semer l’ennemi et Kellan était sortie du bois. Restant à la lisière, il s’arrêtait et reprit son souffle, ne s’apercevant même pas qu’il était à l’entrée d’un village. Soudain sa tête se mit à lui tourner, ses oreilles bourdonner et il se sentit vider. Sans crier gare, il s’effondrait dans l’herbe haute, près d’un arbre et d'un chemin.-

_________________
You’ve bewitched me
body and soul.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 134
Inscrit le : 29/07/2017
Célébrité : Katheryn Winnick
Multi-comptes : Servan

Aileen
– clan : orketa –
clan : orketa
(#) Re: Aux portes de la guerre  Dim 6 Aoû - 19:30


Affairée autour du monte-charge, Aileen ne remarqua pas l’intrus qui venait de pénétrer dans le village en courant, à bout de souffle. Ce ne fut qu’en entendant les exclamations des villageois que la jeune femme se retourna pour assister, comme le reste du village, à la perte de connaissance de l’étranger. A sa chute succéda un silence d’incompréhension qui dura le temps qu’il fallut pour encaisser ce qu’il venait de se passer. Alors, tous descendirent des échelles pour se précipiter sur l’inconnu inconscient. Aileen, quant à elle, ordonna à Fearghas de rester près de la charrette et à son tour se dirigea vers le petit attroupement qui s’était formé à l’entrée du village. Ils n’étaient pas nombreux, à peine une trentaine, à entourer l’inconnu. Des murmures s’élevèrent, des suppositions fusèrent tandis que les expressions des villageois passaient de l’incompréhension à la peur en passant par la curiosité et la méfiance. Puis, le chef de village arriva, brisant ainsi le cercle des voyeurs.

« -Allons poussez-vous. Que s’est-il passé ? Quelqu’un a été témoin de la scène ?
-Tout le monde l’a vu. Cet homme est arrivé d’entre les arbres, courant comme un dératé, pouvant à peine respirer et il s’est écroulé !
-Regardez ses vêtements ! Il porte une armure ! C’est un soldat !
-Vous pensez que c’est son sang ?
-Il ne ressemble pas à un guerrier de chez nous… vous pensez que…
-SILENCE !
»

Portant sa voix suffisamment forte pour faire taire les hypothèses des villageois, le chef s’avança alors, s’accroupissant près du blessé, l’observant sans pour autant le toucher, restant à bonne distance de lui. Aileen était restée silencieuse, les bras croisés, écoutant les suppositions et craintes des villageois. Déjà, elle sentait l’agacement et l’impatience la saisir et sentait qu’il n’en faudrait pas beaucoup plus pour qu’elle perde son sang froid face aux réactions navrantes des villageois.

«- C’est un guerrier en effet… Après quant à savoir de quel clan il est…
-C’est un Sengoli ! C’est sûr !
-Nous n’en avons pas la preuve mais…
-Regardez son armure ! On n’en fait pas des comme ça en Orketa !
-Ca suffit !
»

Cette fois-ci c’en était trop. Aileen, secouant la tête d’agacement et serrant la mâchoire s’avança près du blessé et se retourna pour fusiller les villageois du regard. Mains sur les hanches, redressant le menton, elle mettait au défi quiconque de venir la faire taire.

« -Cet homme est blessé, en train de se vider de son sang et vous restez là à le regarder comme on regarderait un animal en cage ! La peur vous a ramolli le cerveau ! La question n’est pas de savoir à quel clan il appartient mais plutôt comment faire en sorte qu’il ne meurt pas dans les prochaines minutes !
-Aileen… tu es jeune mon enfant et toujours aussi impétueuse… tu ne comprends pas ce qu’il se passe. S’il s’avère que c’est un Sengoli alors…
-Nous n’avons aucun moyen de le savoir ! Il pourrait être un Sengoli, un Orketa ou un individu venu d’une autre dimension que ça ne changerait rien. Cet homme est blessé et en train de se vider de son sang sous vos yeux.
-Et que proposes-tu ? Que nous le soignions ? Et s’il s’avère être notre ennemi ?
-Chaque chose en son temps. Soignez-le, attendez qu’il se réveille… et vous aviserez alors…
»

Le silence se fit après les dernières paroles d’Aileen qui n’avait pas bougé d’un pouce, regardant le chef droit dans les yeux. Celui-ci, le regard grave, semblait peser le pour et le contre jusqu’à ce qu’enfin il hoche la tête.

« -Très bien. Qu’on le monte chez la guérisseuse… Sengoli ou pas, je refuse de voir le sol de mon village souillé par la mort d’un étranger.
-Je m’en occupe. Fearghas ! Viens m’aider !
»

En entendant son maître l’appeler, l’adolescent accourut. N’ayant pas manqué une seule miette de l’altercation, il lança un regard à Aileen avant d’observer, fasciné, le soldat à terre. Tous s’écartèrent, refusant d’aider, refusant de prendre part à ce qui pourrait s’avérer être une trahison envers leur clan tout entier. Rageant devant l’étroitesse d’esprit des villageois, Aileen ordonna à son apprenti d’attraper les jambes de l’homme pendant qu’elle-même passait ses mains sous ses bras, agrippant ses aisselles. Voyant bien la difficulté du garçon, encore bien frêle et de petite taille, à soulever l’homme à la carrure imposante, le chef lui-même vint à son secours, lui ordonnant de sortir les armes du monte charge afin qu’ils puissent y transporter le corps inanimé. Une fois cela fait, ce fut un soldat blessé et inconscient et non les armes commandées à Aileen qui remonta à travers les arbres avant d’être transporté jusqu’à la cabane de la guérisseuse qui hocha gravement la tête avant de les laisser passer.

L’inconnu fut allongé sur une paillasse et tandis que la vieille femme commençait à préparer une mixture à base d’herbes médicinales, Aileen s’assit sur ses genoux, à même le sol, à côté du blessé. Le chef posa une main sur son épaule et la pressa doucement avant de prendre la parole, d’une voix ou perçait l’angoisse mais aussi un avertissement très clair.

« -Aileen… tu as voulu lui sauver la vie. Cet homme est sous ta responsabilité. Sois prête à faire face à tes actes s’il s’avère être notre ennemi.
-J’en ai parfaitement conscience.
»

En entendant le ton sans réplique de la jeune femme, le chef soupira et sortit de la cabane, faisant signe à Fearghas de le suivre, afin de s’occuper enfin du chargement de la charrette. Lorsqu’il fut sorti, la vieille femme regarda Aileen, une lueur étrange dans le regard.

« -Je dois examiner la blessure avant de la panser. Je ne peux rien faire avec cette armure.
-Je m’en occupe.
»

La jeune femme se pencha légèrement et commença alors à détacher les lanières qui maintenaient le plastron en place sur le torse de l’homme blessé.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 405
Inscrit le : 02/08/2017
Crédits : Crédits gif : Tumblr Avatar : Moi
Célébrité : Michiel Huisman
Multi-comptes : /

Kellan
– clan : sengoli –
clan : sengoli
(#) Re: Aux portes de la guerre  Dim 6 Aoû - 21:14

-Tout n’était que néant, Kellan ne pouvait rien faire, ni voir, ni entendre, ni sentir sur l’instant. La nuit l’avait happé sans attendre, peut être la fatigue et le fait est d’avoir perdu beaucoup de sang. Il avait pourtant bien pris sur lui jusqu’ici, et il avait dû finalement s’avouer vaincu devant un village ennemi. Le temps paru à la fois une éternité et une micro-seconde. Il ne sentit pas tout cet afflux d’âmes autours de lui, et ses voix n’étaient même pas audible. Quand finalement Kellan fut bouger, son corps semblait se réveiller avant son esprit, et c’est ce qui le ramenait doucement au final. Etre sur la charrette, il pu revenir à lui légèrement, mais il lui fallu d’un court instant, d’ouvrir les yeux voir des ombres des feuillages au dessus de lui, avant de sombrer de nouveau dans cette nuit noire.

Néanmoins ces sens étaient en éveil et il sentait la douleur de son flanc l’élancer. Il entendit et sentit qu’on le reprenait pour le hisser dans quelques choses et il se sentit comme voler en hauteur. Mais il avait les yeux clos, et ne pouvait pas bouger. Du moins c’est ce qu’il faisait, pour reprendre assez de force. Il ne savait pas où il était, qui était avec lui et s’il courrait un quelconque danger… Surement, car il était dans les terres ennemis.

Dans le monte charge, Kellan pu donc se reposer et revenir pleinement à lui. Il devait se montrer prudent, surtout qu’il sentait qu’il n’avait plus ses armes avec lui. On les lui avaient confisqués… Enfin il sentit le monte charge se stopper, ce dernier arrêtant de trembler ici et là, puis on le prit pour l’emmener dans une cabane et le poser lourdement sur une paillasse à même le sol. Il essayait de rester le plus impassible possible, ne voulant ps montrer son état de conscience, même si le néant n’était pas si loin que ca à pouvoir l’attraper.

Soudain les voix s’élevaient et il entendait au début comme des murmures, avant que ses oreilles ne cessent de bourdonner et se réhabitue à des voix humaines. Entendant ce que tous disaient, il notait qu’il y avait plus de trois personnes ici. Et deux d’elles se trouvaient tout proche de lui. L'agitation était palpable et Kellan savait qu’il était en danger, mais les paroles de cet homme envers cette femme était surprenante… Mais Kellan fut surtout en panique interieur quand la voix d’une vieille femme annonçait qu’elle allait devoir le soigner, mais il fallait lui retirer son armure. Ils allaient ainsi être sur qu’il était un ennemi, un Sengoli et ca… Non, Kellan ne pouvait pas se laisser faire et qu’on aille ensuite le porter jusqu’à la faucheuse elle-même. Il n’aurait pas cru finir son existence ainsi.

Inerte sur le sol, du moins ce qu’il semblait donner comme impression, il sentit des mains qui tentait de défaire son armure. Détachant les lanières de ces petits anneaux… Attendant doucement, ses sens plutôt aiguiser il entendit la guerisseuse se lever et dire... a croire que le ciel était avec lui :-

« Je vais chercher quelques plantes déjà et de l'eau propre. Je reviens mon enfant... »

-Un... deux... trois... Elle était partie et prenant son courage à deux mains, même s’il se faisait prendre, de sa main il vint vivement bloquer le poignet de la personne qui tentait de le déshabiller. Il doutait que s’était pour le soigner au final… les Orketa ne ferait pas ca à un ennemi. Il avait de plus toujours la moitié du corps de la flèche enfoncé dans le flanc droit. Bloquant ainsi la main mystérieuse, Kellan ouvrit donc les yeux sur le coup et la première chose qu’il vit était ces mèches de cheveux blond sans fin, avant de voir un visage si jeune, mais ferme.-

« Ôtez vos mains… de moi ! »

-Il avait réussit à sortir ces quelques mots, serrant les dents légèrement. Le trentenaire vint ensuite mettre son autre main sur la bouche de la jeune femme pour la faire taire au cas où elle voulait crier.-

« Ne faites pas de bruit ! Chut ! »

-Il plissait les yeux, ne pouvant hélas pas trop bouger. Que pouvait-il faire ? Il semblait bien désarmer… sans attendre, en prenant sur lui et puisant dans ses dernières forces il tentait de se redresser, mais il grimaçait bien vite face à la douleur.-

« Rendez-moi mes armes, donner moi quelques remèdes et laissez moi partir et aucun mal ne vous seras fait... Inventez une excuse si vous le désirez, mais je ne suis qu'un semblable dans vos terres qui cherchait de l'aide et l'a eut, mais maintenant je prends congés. »

-Bien sûr il s'en croyait presque capable, mais il n'était qu'un pauvre soldat blessé... Qui n'avait plus réellement de pouvoir pour faire céder l'adversaire, mais qui ne tentait rien n'avait rien. Kellan devait tenter le tout pour le tout. Sa vie était en danger.-

_________________
You’ve bewitched me
body and soul.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 134
Inscrit le : 29/07/2017
Célébrité : Katheryn Winnick
Multi-comptes : Servan

Aileen
– clan : orketa –
clan : orketa
(#) Re: Aux portes de la guerre  Lun 7 Aoû - 16:55

Aileen releva les yeux, surprise par le geste brusque du blessé qui venait d’immobiliser son poignet. Arrêtant ce qu’elle venait à peine de commencer, elle rencontra alors le regard sombre de l’homme éveillé qui semblait lutter pour se maintenir à la surface de l’état de conscience. Les paroles qu’il prononça alors firent froncer les sourcils de la jeune femme qui s’apprêtait déjà à répondre lorsqu’il vint la faire taire de son autre main plaquée sur sa bouche. La jeune femme eut un brusque mouvement de recul et déjà, la colère se lisait dans ses prunelles claires et froides. Le comportement du guerrier ne laissait plus aucun doute. Il était leur ennemi, et il le savait. Les villageois ne s’étaient pas trompés sur son identité mais la jeune femme avait refusé d’assister à la mort d’un homme sur des suppositions. Mais à présent ?

Elle n’était pas la seule à deviner quelle serait la finalité de cette histoire si son identité était révélée. Le soldat tenta de se redresser mais abandonna bien vite tout espoir tant la douleur lui prenait le peu de forces qu’il possédait encore. Le ton pressant, il ordonnait à Aileen de le laisser partir tout en inventant une histoire pour son départ. Oui, il avait pleinement conscience du sort qui lui était réservé si son identité était dévoilée. Mais c’en fut assez pour la jeune femme qui détestait se voir donner des ordres, surtout par un homme blessé qui pouvait à peine bouger. Dégageant la main couverte de sang séché qui continuait d’entraver sa bouche, elle le repoussa en arrière, le forçant à reprendre une position allongée. Les traits sévères, le regard lançant des éclairs, elle lui répondit alors, d’un ton froid et sans réplique.

«Et vous pensez sérieusement être en position de me menacer ? Regardez-vous un peu avant de parler bon sang ! Vous ne feriez pas dix mètres dans la forêt et que vous tomberiez, raide mort ! Et vous pensez sincèrement que les villageois, après vous avoir vu inconscient, vous vidant de votre sang, ne se poseraient aucune question si vous disparaissiez au bout de quelques minutes avec pour excuse que vous êtes guéri ? Ne nous prenez pas pour des imbéciles. Vous signeriez votre arrêt de mort… et le mien aussi… »


Elle se tut, une lueur d’incertitude passant sur les beaux traits de son visage. Oui… elle disait la vérité. Elle avait pris l’entière responsabilité de cet homme. Si les villageois découvraient qu’il était leur ennemi, il mourrait. Et elle aussi, pour avoir porter assistance à l’ennemi. Secouant la tête, elle fixa à nouveau son regard dans celui de l’étranger.

« Je me suis portée garante de votre vie et de votre guérison. S’ils apprennent que vous êtes Sengoli – vous l’êtes n’est-ce pas ? – je signe aussi mon arrêt de mort. Alors non, je ne vous donnerai pas vos armes et ne vous laisserez pas partir. Pas tant que vous ne serez pas de nouveau sur pied. Alors maintenant, fermez-la et laissez-moi enlever votre plastron. Vous avez une flèche dans le flanc au cas où vous ne l’auriez pas remarqué. »

Retroussant les manches de sa robe, elle attacha ses longs cheveux dans sa nuque, scrutant l’homme des pieds à la tête.

« Vous n’allez pas avoir le choix. Vous allez devoir me faire confiance pour vous sortir d’ici en vie. Je ne vois aucun signe d’appartenance à votre clan sur votre armure. Si vous n’en avez pas sur vous, ce sera facile de vous faire passer pour ce que vous n’êtes pas. »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 405
Inscrit le : 02/08/2017
Crédits : Crédits gif : Tumblr Avatar : Moi
Célébrité : Michiel Huisman
Multi-comptes : /

Kellan
– clan : sengoli –
clan : sengoli
(#) Re: Aux portes de la guerre  Lun 7 Aoû - 20:13

-Kellan essayait d’avoir toute sa tête, il était en mauvaise posture et bien que le mal l’emportait sur ce coup et sa condition physique, son esprit restait intact. Seuls dans la cabane avec cette jeune femme Orketa, Kellan avait expliqué ses conditions sans attendre. Il était un vrai et pur guerrier pour agir ainsi alors qu’il était blessé et surement proche de la septicémie. La jeune femme se débattait quand il la touchait, ne voulant pas qu’elle fasse de bruit pour alerter quiconque serait présent encore, dont cette guerisseuse. Il était certains qu’elle refuserait de soigner un ennemi, alors si Kellan voulait s’en sortir ce n’était qu’avec cette femme aux long cheveux blond qu’il allait devoir traité. Finalement cette femme avait bien du caractère et de la force, repoussant Kellan durement en arrière et tel un chiffon qu’on jetait sur un meuble il retombait sur la paillasse. Une grimace naquit parmi sa barbe salit de sang et de terre. Mais il ne perdit pas de temps à arquer un sourcil face aux mots de cette Orketa.-

« Je ne vous ais rien demandé à ce que je sache ! Mon arrêt de mort ca me regarde, mais le votre ? J’en ai que faire… Et croyez moi que ce n’est pas une blessure comme ca, qui va me faire taire. »

-Kellan avait déjà eut plus grave, mais il s’en était toujours sortie. En soit dans les combats il était rarement blessés, il était de ceux qui restait indemne et pourtant il attaquait au coeur, n’abandonnant personne et ne fuyant aucunement devant l’ennemi. Il avait ce courage et cet honneur sans faille envers son clan, depuis ses dix ans, il savait que pour survivre il fallait faire des sacrifices et des choix. Jaugeant la jeune femme de son regard emplit de méfiance et de haine, Kellan n’allait pas se laisser faire.-

« Je le répète… je ne vous ais rien demandé.... Si votre stupidité est-elle de vous porter garant pour un inconnu, je ne puis porter votre faute. Hors de question que je vous dise d’où je viens… Et je l’ai très bien remarqué pour cette flèche, ne croyez vous pas que je l’ai sentis me traverser ? Ca fait bien deux heures qu’elle est là… Alors maintenant c’est à vous de vous taire et de me passer ce qu’il faut pour me soigner… et je ne veux aucunement que votre guerisseuse me touche. »

-Il était déterminé, mais cette Orketa aussi, alors ils étaient un peu mal barré en soit. Regardant la jeune femme faire, alors qu’il se sentait quand même bien faible à continuer de tenir sa position, il soupirait en se redressant légèrement quand elle parlait de nouveau.-

« Je ne vous fais pas confiance… Et bien en effet c’est un atout pour moi. Mais ca va être clair que ca va se passer ainsi : Si vous tenez tant à me sortir d’ici et sauvez votre peau, vous me soignerez et vous seule. Je ne veux pas de cette guerisseuse… Car j’ai un tatouage... Et il me faut enlever mon armure et ma chemise.. Alors je serais mort en moins de deux et vous aussi.... »

-Il se pince les lèvres, puis grimace en sentant la tête lui tourner sur l’instant et d’un geste maladroit il saisit la main de la jeune femme, la regardant.-

« Faites ce que vous avez à faire… mais évitez de me tuer, marché conclu ? »

-Puis lâchant sa main, il regarde vers l'entrée de la cabane en espérant que cette inconnue accepte ce marché qui est en soit vital pour leur vie à tous deux.-

_________________
You’ve bewitched me
body and soul.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 134
Inscrit le : 29/07/2017
Célébrité : Katheryn Winnick
Multi-comptes : Servan

Aileen
– clan : orketa –
clan : orketa
(#) Re: Aux portes de la guerre  Mar 8 Aoû - 15:59

Non content d’être le blessé le plus ingrat que la terre ait connu, l’étranger était en plus d’un tel orgueil qu’Aileen se demandait comment il faisait pour se supporter au quotidien. Elle ne répliqua pas sous les piques acerbes que lui lançait l’inconnu malgré ses doigts qui la démangeaient fortement. Un bon coup de poing bien placé pour l’assommer et le faire taire… Tentant, très tentant. Son visage se parait d’un masque froid, impassible, attendant qu’il ait fini son petit laïus. Malgré sa colère, Aileen ne pouvait empêcher une petite lueur d’admiration éclore en elle. Cet homme était blessé, s’était vidé de près de la moitié de son sang, se trouvait en territoire ennemi et se permettait quand même de poser ses conditions, d’une voix sans appel et qui ne souffrait aucune contradiction. Il était soit très fier, soit très stupide. La jeune femme n’avait pas encore décidé. Sûrement les deux. Elle ne répondit toujours rien, se contentant de reprendre ce qu’elle faisait avant l’interruption de ce grossier personnage, défaisant les lanières de son plastron lorsqu’une fois encore, il lui attrapa la main. Mais cette fois-ci, ce n’était pas le même geste de force brut, non. Plutôt une demande muette, que ses propos emplis de fiertés n’avaient pu formuler. Soupirant, Aileen le regarda, scrutant les traits de son visage avant de se décider enfin à lui répondre.

« C’est bon vous avez fini ? Continuez de parler autant et l’affaire sera simple : vous serez mort avant que j’ai pu faire quoique ce soit. Votre blessure s’est infectée, une vraie partie de plaisir… Je ne suis pas guérisseuse. Juste forgeronne. Heureusement pour vous, vous soigner moi-même m’arrange bien. Alors maintenant vous allez laisser votre petite colère de côté monsieur le soldat et vous tenir tranquille. Plus vous bougez, plus la flèche fait des dégâts, je ne vous apprends rien… »

C’est ce moment là que choisit la guérisseuse pour revenir dans la cabane. Dans ses bras, le nécessaire pour soigner l’homme blessé. Elle s’arrêta en constatant que l’inconnu s’était éveillé et déjà, son regard interrogateur se posa sur Aileen, qui répondit, le plus naturellement du monde.

«- Il vient juste de se réveiller. Je crois que le choc combiné à la fièvre lui ont fait perdre la tête. Il ne sait plus où il est ni qui il est…
-Je vois…  voilà qui ne nous arrange pas…
-Qu’est-ce qu’on en a faire ? Il suffit de le soigner, et une fois remis sur pieds, il partira comme il est venu.
-Très bien. Tu en es responsable après tout. Je vais mettre de l’eau à bouillir, continue de le déshabiller et veille à bien te laver les mains avant de le toucher.
-Je pensais...
-Oui ?
-Et bien… comme vous dites j’en suis responsable. S’il s’avère qu’au final c’est un ennemi et que vous l’avez soigné…
-Va au bout de ta pensée Aileen.
-Laissez-moi le soigner. Je m’y connais un peu en guérison, sa blessure sera facile à panser. Je peux m’en occuper toute seule et comme ça, vous ne serez pas impliquée. »


La guérisseuse s’interrompit dans ses mouvements, le regard fixé sur la marmite d’eau qu’elle venait de mettre sur le feu. Pendant tout son petit discours, Aileen avait pris la main de l’homme dans la sienne, la serrant fort, afin de lui faire passer un message qu’elle espérait limpide. « Surtout, ne dites rien. » Alors, la vieille femme se retourna et son regard perçant vint sonder celui de la jeune femme avant de se poser sur le blessé. Doucement, elle hocha la tête puis soupira.

« -Aileen, tu vas au devant des ennuis, j’espère que tu le sais. La vie de cet homme ne vaut pas que tu risques la tienne.
-Je ferais la même chose pour n’importe qui. Je refuse de voir une vie s’éteindre devant moi si je peux faire quelque chose pour l’en empêcher.
-Je sais. Très bien… assure-toi qu’il ne reste aucun débris dans la plaie puis broie ces herbes, mélange-les à l’eau et recouvre la plaie avec la mixture. Puis, bande-la avec ces linges propres. Surveille sa fièvre. Si elle augmente… Viens me chercher.
-Très bien. »


Sur ces mots, la guérisseuse lança un regard à l’individu, avant de sortir et de les laisser. Fermant les yeux, Aileen prit une profonde inspiration puis lâcha la main de l’homme. Lorsqu’elle rouvrit les yeux, son masque de neutralité avait repris ses droits sur les traits de son visage et elle se leva pour aller chercher ce dont elle avait besoin. Tout en récupérant les ustensiles qui lui seraient nécessaire à l’ablation de la flèche, elle lançait en direction du blessé :

« Maintenant vous allez me laisser faire ce que j’ai à faire. Je vous préviens, si vous sentez encore l’envie de me donner des ordres, il vous faudra ravaler votre langue, sinon je vous assomme, est-ce clair ? »

Elle revint à ses côtés, et se rassit avant d’attraper le plastron enfin défait et de commencer à le retirer.

« Essayer de m’aider pour votre armure et votre chemise. Ne faites pas trop de gestes brusques. »


Dernière édition par Aileen le Sam 19 Aoû - 17:01, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 405
Inscrit le : 02/08/2017
Crédits : Crédits gif : Tumblr Avatar : Moi
Célébrité : Michiel Huisman
Multi-comptes : /

Kellan
– clan : sengoli –
clan : sengoli
(#) Re: Aux portes de la guerre  Mar 8 Aoû - 21:41

-Dans le fond Kellan s’en fichait d’être un être imbu de sa personne et quelqu’un de pénible alors qu’il n’avait pas forcement la position de le faire. Mais qu’importe devant qui il se trouvait, une princesse, un être s’occupant de la nature ou de l’être humain, il ne s’abaisserait pas de cette façon, surtout face à un ennemi. De plus être blessé, était pour lui assez terrible. Il était un guerrier et se devait de gagner et non perdre. Il n’avait pas encore perdu, mais pour l’instant il était tout simplement inefficace. Alors il se sentait impuissant et totalement inférieur au vue de sa condition, ce qui le rendait insupportable… La douleur n’aidait en rien s’était certains et ni sa méfiance en vers ses ennemies… Mais il avait désiré aussi poussée cette jeune femme qui s’était porté garant pour lui. Voir ainsi s’il pouvait véritablement faire une entorse à sa haine pour ce clan… Elle en avait en tout cas du caractère cette petite, car face au propos qu’elle lui tenait et surtout tête, il ne pouvait être qu’à la fois perplexe et admiratif. Il notait de plus qu’elle était forgeronne, une drôle de coïncidence au vue de son passé et de son père… en soit il ne pouvait que respecter cette profession et peut être se laisser aller pour cette fois.

Il ne pu rien répondre que la guérisseuse avait surgit dans la cabane. Kellan regardait cette dernière et suppliait intérieurement que cette forgeronne accepte ce marché. Le changement soudain de comportement qui adoucissait la blonde, fit que Kellan la regardait du coin de l’oeil tout en essayant de bien suivre la conversation, car en effet il ne s’en était pas réellement rendu compte mais il était fiévreux. Son corps luttait contre des bactéries à l’heure actuelle. Le guerrier voulu intervenir à plusieurs reprises, mais la discussion ne le permettait pas et quand soudain il sentit la jeune femme prendre sa main et la serrer bien fortement… oh oui s’était des mains qui travaillait dure, il compris le message. Il devait se taire.

Alors que la guérisseuse s’en était allé, Kellan vit tout de suite après que la jeune femme s'était reprise. Son regard et sa façon d’être avait changé de nouveau et rien avoir avec avant. Le brun se permit de faire la remarque avec son éternel brun d’humour qu’il avait normalement en toute circonstance, ou presque.-

« Vous voilà bien aimable tout à coup… je crois que je vous préférerais nettement quand cette guérisseuse était présente ! »

-Puis il la vit aller chercher ce qu’il lui fallait pour commencer à le soigner, avant de revenir auprès de lui. Il fronçait les sourcils mécontent face à ses paroles, surtout ce mot « assommer ». Elle avait le don de le faire monter en haut de ses tours, en même temps elle n'y allait pas doucement et était très franche et ca, il était rare de croiser de telle femme qui n'était pas sur les champs de bataille ou encore était chef, ou autres.-

« Essayez pour voir ! En tout cas c’est on ne peu plus claire... Mais il reste que c'est mon corps et moi le blessé, faites ce que vous avez à faire certes, mais n'en rajoutez pas. »

-Hors de question qu’il se laisse faire, même mourant. Serrant les dents doucement, la jeune femme commençait à enlever son plastron avec les lanières. Il n’hochait pas la tête face à cet ordre, car il savait qu’il n’avait pas le choix, alors Kellan défit doucement les bras de son armure et ce qu’il en restait. Il prenait réellement sur lui pour gérer toute la douleur et ce que cela entraînait, au final il était en chemise de toile légère beige, et le sang avait fait une énorme démarcation sur celle-ci. Il retirait sa chemise, pas réellement ravis de se déshabiller devant une dame dans une telle condition. La retirant finalement s'étant redressé en position un peu assise, il lui fallait bien sûr de l’aide, qu’elle lui donnait et finalement il était torse nu. Sur son épaule droite, il y avait un tatouage représentant le symbole du clan Sengoli… un tatouage guerrier pour sa réussite à sa formation lorsqu’il avait quinze années. Il n'y pensait même pas à l'heure qu'il est. Reposant son dos contre la paillasse, grimaçant, il regardait la jeune femme.-

« Surtout faites vite quand vous la retirerez... En tout cas je suis prêt, vous pouvez commencer... Faites vous plaisir... »

-Ces derniers mots étaient plus pour se moquer qu'autre chose. Kellan n’était pas douillet, mais qui ne redouterais pas ce moment ? Et aussi la cautérisation de la plaie ? Il n’avait pas hâte du tout. Regardant son flanc, celui ci était pas beau a voir et le sang avait sali sa peau. Le corps de la flèche resté à l’interieur bougeait doucement au rythme des sursauts de son corps et de sa respiration. Regardant le plafond de la cabane après coup, il marmonnait pour lui même face à toute cette situation.-

« C'est bien ma veine aujourd'hui... »

_________________
You’ve bewitched me
body and soul.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 134
Inscrit le : 29/07/2017
Célébrité : Katheryn Winnick
Multi-comptes : Servan

Aileen
– clan : orketa –
clan : orketa
(#) Re: Aux portes de la guerre  Sam 19 Aoû - 17:50

Aileen ne put retenir un léger sourire en coin en entendant la tentative d’humour sarcastique de son patient désigné. Elle ne répondit rien cependant, tachant de faire preuve d’autant de douceur que possible tandis qu’elle l’aidait à retirer son armure, scrutant la plaie afin de s’assurer qu’elle n’aggravait rien en le faisant bouger de la sorte. Lorsqu’il ne lui resta plus que la chemise, elle ne put s’empêcher d’écarquiller les yeux en voyant la quantité de sang qu’il avait perdu. Comment parvenait-il encore à rester conscient ? Décidée à agir rapidement, Aileen l’aida ensuite à retirer sa chemise et, une fois la plaie mise à jour, le força à se rallonger. Ce faisant, son regard effleura l’épaule du blessé et le tatouage qui y était encré. Le doute n’était plus possible… et pourtant la jeune forgeronne fit comme si elle n’avait rien vu. Après tout, quelle différence cela faisait-il ? Elle n’allait pas le laisser mourir maintenant sous prétexte qu’elle avait eu la preuve visuelle de ce que les villageois avaient avancé plutôt. Ce n’était pas dans sa nature.

Cependant, l’envie de le faire taire vint à nouveau la titiller lorsqu’il reprit une fois de plus la parole. Décidément, cet homme n’était agréable que lorsqu’il se taisait et souffrait. Soupirant, elle se contenta de secouer la tête et se leva à nouveau. Elle alla chercher la marmite dont l’eau était enfin portée à ébullition et vint la poser près de la paillasse, s’assurant de ne pas trop s’approcher du blessé afin de ne pas le brûler. Une fois cela fait, elle sembla hésiter une seconde, observa la plaie puis disparut vers le fond de la cabane. Elle y trouva une broche à viande et, l’examinant pendant quelques secondes, jugea la chose satisfaisante. Revenant près de la paillasse, elle la plongea tout d’abord dans l’eau bouillante, avant de l’essuyer avec un autre linge propre et aller ensuite la poser au-dessus du feu afin que la pointe chauffe. Tous ces gestes, elle les avait effectués d’une main experte, presque mécaniquement. Mais la partie plus délicate s’annonçait à présent. Aileen était forgeronne. Ses mains étaient habituées à faire preuve de force, de robustesse, pas de douceur ou de délicatesse.

S’agenouillant à nouveau à côté du blessé, elle attrapa les outils laissés par la guérisseuse et tout comme elle avait fait avec la broche, les plongea dans l’eau bouillante avant de les sécher avec un autre linge propre. Attrapant un autre tissu qu’elle humidifia, elle s’en servit pour se laver les mains, s’assurant qu’aucune saleté ne restait sur sa peau et sous ses ongles. Enfin, un dernier linge, à nouveau humide. Et cette fois-ci, elle l’approcha de la plaie et commença à essuyer le sang et nettoyer le contour de la blessure, prenant garde à ne pas toucher la flèche.

« Je vais commencer par nettoyer les bords de la blessure… il y a trop de sang et de saleté, on risquerait de l’infecter encore plus. Après ça… je vais retirer la flèche… je vous dirais bien que vous ne sentirez rien, mais je n’ai pas l’habitude de mentir. »

Elle tentait de faire preuve d’autant de délicatesse que possible, mais le sang séché résistait et la plaie continuait de saigner. Il lui fallait agir vite. Soupirant, elle jeta le tissu souillé sur le sol et se redressa légèrement pour venir détacher la ceinture accrochée à sa taille. Là, elle la retira et enleva la petite bourse qui était attachée. Heureusement, elle était bien trop large pour elle, ayant appartenue à son père, si bien qu’elle avait du elle-même percer de nouveaux trous dans le cuir. La faisant passer sous le blessé, elle fit le tour de son torse et fit rejoindre les deux bouts avant de serrer du maximum qu’elle pouvait, faisant en sorte de couper un maximum la circulation sanguine du soldat.

« Je n’ai rien de mieux. Ca devrait vous éviter de vous vider de votre sang. Maintenant… ne bougez plus... vous n’aurez qu’à mordre là-dedans si c’est vraiment trop insupportable. »

Elle lui donna un autre bout de cuir puis attrapa un des scalpels qui reposait, désinfecté, sur le linge humide à ses côtés. Là, elle entreprit de couper légèrement les tissus adipeux dans lesquels la flèche s’était enfoncé, afin de l’extraire plus facilement et de causer moins de dégâts. Très vite, ses mains se retrouvèrent couvertes de sang. La jeune femme tenta d’ignorer la chaleur du liquide poisseux et, reposant le scalpel, elle attrapa le morceau de la tige rattachée à la flèche et regarda le blessé.

« Je compte jusqu’à trois… un…. Deux… »

Et elle tira d’un coup sec avant d’être arrivée à la fin du décompte. Très vite, le sang gicla hors de la plaie. Jetant l’arme dans un coin, la jeune femme attrapa un linge et le pressa contre la plaie, appuyant aussi fort qu’elle pouvait, avant d’attraper une des mains du soldat et de l’attirer vers le linge.

« J’ai besoin que vous appuyez aussi fort que possible… je vais devoir cautériser. »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 405
Inscrit le : 02/08/2017
Crédits : Crédits gif : Tumblr Avatar : Moi
Célébrité : Michiel Huisman
Multi-comptes : /

Kellan
– clan : sengoli –
clan : sengoli
(#) Re: Aux portes de la guerre  Mar 22 Aoû - 8:41

Kellan ne cessait de regarder les faits et gestes de cette femme qui s’était quand même porter garant pour lui. En soit il ne comprenait pas pourquoi. Pourquoi elle avait fait ca ? Pourquoi elle faisait ca pour lui ? Enfin, elle l’aurait fait pour n’importe qui… Mais fallait quand même avoir un sacré courage et être un peu stupide… parce que s’était clairement du suicide, et lui, il savait qu’il ne l’aurait jamais fait si ca avait été l’inverse. Seulement à présent ca changeait la donne… s’il ne mourrait pas aujourd’hui, cela voudrait dire qu’il lui serait redevable et ca, toute sa vie. Une dette. Kellan n’aimait pas spécialement devoir des dettes, mais là il en devrait une assez grosse à cette inconnue. En tout cas à présent, le guerrier Sengoli était à découvert, son tatouage sur l’épaule était bien en vu et il vit le regard rapide de la forgeronne sur ce dernier. Oui, il était un ennemi.

Le brun vit que la jeune femme ne répondait pas à ses petites provocations, signe que l’heure n’était surement plus à la rigolade et que les choses sérieuses commençaient, car il la faire des allers retours pour apporter le matériel et franchement ca ne donnait pas envie de se faire soigner du tout. Kellan déglutit en voyant même la broche à viande et essayait de se redresser légèrement, mais ca lui arrachait un gémissement de douleur et une grimace. Il ne devait pas sans dire quand même qu’au fil des minutes qui passaient il sentait ses forces le quitter et sa peau généralement brunis grâce au soleil avait pris une teinte livide. Une telle blessure ne pardonnait pas, et il savait dans le fond que bientôt il risquerait de perdre connaissance, déjà que la fièvre était présente. Il était parcouru de léger frisson, ayant à moitié chaud et à moitié froid, sa peau moite de transpiration n’aidait pas et au fur et à mesure sa respiration était sifflante.

Regardant la jeune femme qui se lavait les mains et à présent regardait cette plaie vraiment pas belle, sur laquelle elle s’appliquait à essuyer autours les traces de sang et de terre. Ca arrachait une grimace à Kellan qui serrait les dents, ce n’était pas sans être douloureux, mais il essayait de ne pas bouger, car sinon ca aggraverait les choses. Ecoutant la jeune femme qui lui expliquait ce qu’elle allait faire, Kellan eut un froncement de sourcil quand elle parlait de mentir à propos de son état.

« Ca je m’en… doutais bien… faites ce qu’il faut et on en reparleras plus tard. »

En tout cas Kellan notait qu’elle essayait d’être douce dans ses gestes et ca se sentait. Le guerrier ne disait plus rien à présent, se concentrant déjà pour la suite et surtout essayant de maîtriser l’état de son mental qui ne devait pas flancher. Finalement, après quelques minutes il se retrouvait avec une ceinture autours de la taille. Sur l’instant il n’avait pas comprit que s’était un garot, mais la jeune femme lui expliquait.

« Ca.. fera l’affaire. D’accord... »

Kellan aurait voulu dire ‘merci’ mais sa fierté ne le lui permettait pas et s’il venait à mourir il ne tenait pas à le faire. Alors il se disait qu’il ne le lui dirait qu’une fois qu’il serait sorti d’affaire et sur le point de rentrer chez lui. Ayant prit d’une main le morceau de cuir qu’elle lui tendait pour le mordre, il le mit sans attendre entre ses dents. Il avait déjà été blessé avant, pas aussi gravement, mais il savait que la douleur était importante. Attendant son heure, ses dents mordant le morceau de cuire, enfant la jeune femme se mit à compter, Kellan l’avait regarder à « un » puis il avait simplement détourner le regard ensuite, le « deux » arrivait et d’un coup… Kellan mordit de toute ces forces dans le morceau de cuir en gémissant sur le coup. La flèche venait d’être enlevée et la douleur était horrible, se diffusant dans tout son corps et chaque parcelles de sa peau jusqu'à son cerveau. Respirant fortement, il en avait lâché le morceau de cuir, et se sentait bien fébrile. Normal aussi, le sang venait à couler à flot hors de la blessure. Soudain il sentit qu’on lui prenait la main, et regardant l’Orketa qui lui donnait une consigne, Kellan essayait de l’appliquer en tenant le linge sur la plaie, mais il sentait toute ses forces le quitter. Ce genre de chose était trop pour un homme, la douleur était juste insupportable.

« Je… je vais.... m’... m'évanouir. »

Et d’un coup sans attendre il perdit connaissance simplement. Les ténèbres l’avait happé sans crier gare, s’était en soit un moyen de sécurité que son corps et son cerveau appliquait. Puis soudain il revenait à lui, à l’instant où il sentit le fer brulant contre sa peau. Bien évidemment Kellan gémit de douleur, mais il était encore en état de léthargie. Alors après cette cautérisation, il retombait dans les limbes du néant. N’ayant plus conscience de ce qu’il se passait autours de lui de nouveau et de l’Orketa qui était toujours à son chevet.

_________________
You’ve bewitched me
body and soul.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 134
Inscrit le : 29/07/2017
Célébrité : Katheryn Winnick
Multi-comptes : Servan

Aileen
– clan : orketa –
clan : orketa
(#) Re: Aux portes de la guerre  Dim 10 Sep - 16:07

Aux paroles prononcées d’une voix faible par l’individu, Aileen se releva brusquement, attrapa la broche qui reposait toujours au-dessus du feu et attrapa au passage une bouteille de rhum qui attendait sur le buffet de bois. La guérisseuse se rendrait sûrement compte de la disparition de son alcool mais c’était bien le dernier des soucis de la jeune femme. En se retournant, elle vit que le blessé avait fini par céder aux abysses de son esprit et qu’il n’était plus conscient, aussi le linge qui retenait le sang ne faisait plus son travail et la forgeronne jura entre ses dents en voyant le flot de sang se déverser de la blessure. Il n’y aurait bientôt plus rien dans le corps de l’homme et le cœur, ne pouvant plus pomper, s’éteindrait, tout simplement.

Se précipitant à nouveau à son chevet, posant la bouteille à côté d’elle, elle attrapa le linge souillé de sang et appuya contre le flot vermeil qui continuait de s’échapper, tout en rapprochant la pointe de métal brûlante. D’un geste, elle retira le linge et appuya la broche contre la blessure. Cela eut pour effet de réveiller le blessé qui sursauta avant de laisser un gémissement de douleur s’échapper d’entre ses dents serrées. Il était livide, les traits de son visage tirés. Très vite, une odeur infecte de chair brûlée vint piquer les yeux d’Aileen et lui brûler la gorge mais elle ne s’arrêta pas pour autant, continuant de cautériser tant que le sang n’arrêterait pas de couler.

Enfin, après quelques secondes qui lui parurent une éternité, la blessure fut refermée et le flot de sang arrêté. Retirant la broche, dans un bruit de succion tout simplement horrible, Aileen la jeta au sol et observa la blessure. La chair boursoufflée et brûlée formait une tache noirâtre sur le flanc de l’individu. Il en garderait une magnifique cicatrice, c’était avéré. Soupirant, soulagée de voir que le sang ne coulait plus, elle releva le regard vers le visage du blessé pour s’apercevoir qu’il s’était à nouveau évanoui. Hochant doucement la tête, Aileen attrapa la bouteille de rhum, en but une grande gorgée puis en versa sur un linge propre avant de venir tapoter les bords de la blessure, s’assurant qu’aucun germe, qu’aucune saleté ne viendrait empêcher la bonne cicatrisation et infecterait la blessure.

Le silence s’était installé dans la cabane et Aileen l’accueillait avec sérénité. Elle aimait le silence pour compagnie et son blessé était tout sauf silencieux. Aussi elle profitait d’un répit bien mérité, sachant pertinemment que lorsqu’il reprendrait conscience, il reprendrait à nouveau ses remarques odieuses. Aileen s’attendait même à pire de sa part maintenant qu’il n’était plus aux portes de la mort.

Elle entreprit de broyer les différentes plantes laissées par la guérisseuse dans un bol, jusqu’à en faire une pâte qu’elle vint ensuite étaler sur la blessure. L’odeur était agréable et parvenait enfin à faire partir les relents de chair fumée et de sang qui avaient empesté la cabane. Une fois cela fait, elle profita de l’immobilité totale du blessé pour le bander, appliquant plusieurs compresses sur la mixture avant de venir protéger le tout avec un bandage serré qui faisait le tour de son torse. Enfin, la jeune femme se redressa, regardant son travail. Il était sauvé. Sauvé et soigné.

Lentement, elle se leva et se dirigea vers le broc d’eau posé sur le buffet, en versa une grande quantité dans le vaste bol à côté et entreprit de retirer le sang de ses mains, de son visage et de sa gorge, en attendant que le guerrier se réveille.

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 405
Inscrit le : 02/08/2017
Crédits : Crédits gif : Tumblr Avatar : Moi
Célébrité : Michiel Huisman
Multi-comptes : /

Kellan
– clan : sengoli –
clan : sengoli
(#) Re: Aux portes de la guerre  Mar 12 Sep - 10:51

Kellan nageait dans les eaux profondes noirâtres de son esprit, son second évanouissement avait vraiment eut raison de lui. Son cerveau s’était mis en sécurité face à la douleur qu’il ne pouvait pas supporter plus. Le fait de cautériser sa plaie, avait vraiment été douloureux, non même le mot douloureux n’était pas approprié pour décrire l’assaut sauvage de cette morsure brûlante sur sa peau. Ca l’avait électriser d’une mauvaise façon, montant à son cerveau qui avait fait une sorte de burn out. Tombant inconscient, il était a présent que l’ombre de lui même, et à la merci de sa sauveuse. Il était des plus inoffensif à présent, et on en aurait bien pu profiter pour l’achever, mais a croire que sa bonne étoile veillait sur lui.

Il ne sentit aucunement le reste des soins qu’avaient continuer à lui proscrire sa sauveuse, entre la pommade de plante médicinale qu’on lui avait appliqué et le bandage. Il restait une épave sur la paillasse où il avait été allongé. Dans son esprit, il n’était même pas conscient réellement, il nageait à travers diverses images aussi flou les unes que les autres. Son corps avalai encore la douleur et les soins qu’on lui avait fait pour le ressourcer, car il était bien trop épuiser pour se réveiller maintenant s’était certains.

Deux heures passaient, puis une autre vint s’ajouter… et ainsi que deux autres. Le soleil avait bien bougé dans le ciel qui couvrait le monde et le clan Orketa. Kellan ne semblait pas encore se réveiller, de plus il avait finit par déclencher une fièvre, mais s’était un bon signe, cela voulait dire que son corps se battait contre les infections qu’il avait pu attraper jusqu’ici. En même temps il en avait passé du temps avec la flèche dans le flanc. Pour ainsi dire, la journée passait, et Kellan ne reprenait toujours pas conscience. Ca l’avait mis totalement K-O, et pour le mettre K-O il en fallait quand même beaucoup. Mais s’était sa perte de sang qui avait finis le travail pour lui, car il avait quand même bien resister jusqu’ici.

Enfin en début de soirée, Kellan se mit à répondre au stimuli sur son corps et à commencer à reprendre conscience qu’intérieurement en sentant les mouvements à côtés de lui, puis l’heure qui suivit les voix se distinguait à ses oreilles, et finalement il se réveillait petit à petit, mais il lui fallut encore bien une bonne heure. Rouvrant les yeux, un voile était devant ses pupilles ne lui permettant pas de voir correctement, les élèments étaient flou, mais la pièce qui avait été assez éclairée la dernière fois qu’il était éveillée, était à présent bien sombre. Il se demandait sur le coup où il se trouvait, ayant bien perdu ses repères. Il se sentait vraiment pas bien, nauséeux et faible. Il battit des paupières, amenant une main à son visage tout en essayant de ré-apprivoiser sa vue à ce qu’il l’entourait. Cela pris quelque minutes, et il eut le réflexe de vouloir s’asseoir, mais a peine avait-il essayer que ca lui fit une douleur vive au flanc et il en gémit sur le coup. Soufflant, il regardait autours de lui ensuit se rappelant enfin d’où il se trouvait… une cabane Orketa… Il n’y avait personne.

Kellan regardait ensuite son torse et vit qu’un bandage lui avait été fait. En tout cas il semblait bien en vie, même s’il se rappelait pas de tout. S’étant rallonger, il grimaçait en regardant le plafond. Comment allait-il faire ? De plus il sentit sa gorge asséchée, lui donner envie de boire…

« De l’eau... »

Il avait soufflé d’une voix rauque, a peine inaudible. Il regardait autours de lui et vit un bol sur le petit meuble à côté, pas réellement loin, mais fallait-il encore l’atteindre. Allez un peu de courage. Alors Kellan, soufflait et prenant sur lui, tout en lançant un regard vers la porte de la cabane au cas où, il se redressait légèrement, ca lui relançait encore vivement mais il fermait les yeux aussi fort qu’il le pu, attendant que ca passe, bien que ca fit battre son coeur encore plus vite et il sentit la tête lui tourner légèrement. Mais ca passait… heureusement. Rouvrant les yeux, il reposait ceux ci sur le bol. Il avait terriblement soif. Alors doucement, il se mit à bouger, pas ne se levant, mais il se soulevait légèrement, déplaçant ses fesses sur le sol. Bien sûr s’était pas sans douleur et s’était vraiment douloureux, mais soufflant bien, il vint à se rapprocher du meuble. Finalement à côté, il tendit le bras et tentait d’attraper le bol… mais il était un peu loin. Du bout des doigts, il essayait de l’avancer, mais bien vite le bol finit sa course par terre au lieu de venir près de lui. Le liquide transparant se reversait sur le sol de la cabane. Kellan préférait fermé les yeux, dépiter d’avoir raté sa prise.

« Merde.. merde... »

Puis soudain, la porte s’ouvrit. Kellan n’était plus sur sa paillasse mais à côté du meuble. Génial…

_________________
You’ve bewitched me
body and soul.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 134
Inscrit le : 29/07/2017
Célébrité : Katheryn Winnick
Multi-comptes : Servan

Aileen
– clan : orketa –
clan : orketa
(#) Re: Aux portes de la guerre  Sam 16 Sep - 13:10

Les heures passaient et le blessé semblait bien décidé à rester dans un état d’inconscience légère, son corps profitant du repos forcé pour tenter de se réparer, lentement mais surement. Une fois débarrassée du sang qui entachait sa peau et s’assurant que son patient n’irait absolument nulle part, Aileen sortit de la cabane, accueillant avec joie la brise fraiche de fin de journée qui vint chasser la tension accumulée au cours de la journée. Plus détendue qu’elle ne l’avait été depuis que l’homme s’était écroulé à l’entrée du village, la jeune femme se dirigea vers la passerelle menant à la cabane du chef. Elle pénétra à l’intérieur et aussitôt une odeur alléchante vint lui rappeler qu’elle n’avait rien avalé depuis plusieurs heures, à part du rhum. Et elle n’était pas la seule à avoir été attirée par l’odeur de nourriture. Fearghas était déjà là, subissant les moqueries amicales des villageois qui se tenaient à ses côtés, autour de la grande table. Le chef était là également, ainsi que la guérisseuse.

Les éclats de rire s’interrompirent lorsqu’on remarqua la présence de la jeune femme qui, indifférente aux regards curieux et méfiants, s’assit à table, près de Fearghas et commença à se servir une généreuse bolée de soupe. Le silence régnait autour d’elle mais la jeune femme continua de l’ignorer, se tournant vers son apprenti tout en commençant à manger.

« -Tout s’est bien passé à la livraison ?
-Euh… oui… je….
-Tu n’as rien fais tomber j’espère ? Les lames ne sont pas rayées ou abimées ?
-Non non, bien sur que non mais…
-Très bien. »


Fearghas referma la bouche, ravalant les questions qu’il brûlait de poser à son maître forgeron tandis que cette dernière concentrait toute son attention sur son bol, alors que tous autour d’elle continuaient de la fixer, une expression étrange sur les traits de leur visage. Sans lâcher du regard son bol, Aileen reprit la parole, d’une voix désinvolte.

« -Il dort. Sa blessure est soignée et il survivra. Ce n’est pas un ennemi alors arrêtez de me regarder comme ça et mangez, vous ne faites pas honneur au repas qui vous a été servi.
-Aileen… Comment peux-tu savoir que ce n’est pas un ennemi ?
-Parce qu’il n’est rien d’autre qu’un homme qui vient de frôler la mort. Rien de plus. Pas besoin de lui mettre d’autre étiquette sur le front, celle-ci suffit.
-Très bien… et que comptes-tu faire maintenant ?
-Attendre qu’il se réveille déjà. Il peut très bien encore mourir des suites de sa blessure, qui sait ? S’il survit, attendre qu’il soit en état de tenir sur un cheval puis l’envoyer à une des frontières.
- Cela pourrait prendre plusieurs semaines…
-Je sais. Si vous ne voulez pas de lui ici – ce que je comprends parfaitement – je peux le ramener chez moi et m’en occuper là-bas. »


A ces mots, le regard du chef se durcit et il secoua la tête avant de reprendre, une voix sans appel.

« -Il en est hors de question. C’est un petit village ici, personne à part nous ne pourrait atteindre à sa vie. Si tu le ramènes à Alon… hors de question. La survie d’un étranger m’importe peu…. Celle d’un membre du clan Orketa par contre… Si tu le ramènes à la capitale, tu seras bien plus en danger qu’ici. Non, ça ne me plait pas mais tant pis, nous prendrons soin de lui jusqu’à ce qu’il se rétablisse… Sur ta parole qu’il ne tentera rien contre mon village.
-Vous avez ma parole. »


Le reste du repas se déroula dans une atmosphère bien plus légère. Les conversations reprirent, l’alcool fut versé et les victuailles apportées. Le temps passa et rapidement, la nuit vint s’implanter dans le ciel, recouvrant le village de son sombre manteau étoilé. Décidant qu’il était temps d’aller voir si son protégé était réveillé, Aileen sortit de la cabane, non sans un plateau de nourriture et retourna à la cabane de la guérisseuse qui avait accepté qu’il y reste encore un temps, jusqu’à ce qu’on lui trouve un autre endroit où rester.

Elle poussa la porte et se figea net sur le seuil sous le spectacle qui s’offrait à elle. Interdite, elle observait le blessé, affalé près du buffet, le bol d’eau renversé au sol. Les traits tirés, le teint très pâle, la respiration hachurée, il semblait souffrir le martyr et Aileen déposa le plateau au sol avant de se diriger d’un pas vif vers lui, le regard lançant des éclairs.

« Mais qu’est-ce que vous faites ? Vous êtes complètement fou ! Vous voulez que votre blessure se rouvre ? Crétin ! »

L’empoignant sous les aisselles, elle tenta de l’aider à se déplacer, mais le guerrier pesait lourd et son corps semblait refuser de coopérer, ce qui ne facilitait pas la tâche de la jeune femme.

« Bon sang , aidez-moi un peu ! Il faut que vous vous allongiez, vous allez vous remettre à saigner sinon ! Si c’est de l’eau que vous vouliez, il y en avait juste à côté de vous, de l’autre côté de la paillasse ! »

Après un effort qui lui parut surhumain, elle parvint à le ramener à la paillasse et le força à s’allonger, observant sa blessure, inquiète. Soulagée, elle vit que le linge était toujours immaculé et que le sang n’avait pas forcé le barrage de la peau à peine refermée. Calmée, elle attrapa le broc d’eau qui se trouvait de l’autre côté de la paillasse et en versa dans un verre avant d’attraper la nuque de l’homme et de le soulever doucement, apportant le verre à ses lèvres.

« Buvez. Mais allez-y doucement. »

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 405
Inscrit le : 02/08/2017
Crédits : Crédits gif : Tumblr Avatar : Moi
Célébrité : Michiel Huisman
Multi-comptes : /

Kellan
– clan : sengoli –
clan : sengoli
(#) Re: Aux portes de la guerre  Sam 30 Sep - 13:37

Comme pris la main dans le sac tel un petit garçon qui venait de faire une bêtise, s’était la jeune femme qui s’était porté garant pour lui qui vint le réprimander fortement… Il vit bien de plus ses prunelles bleutés lui lancer des éclairs. Ce n’était donc pas un rêve, elle était vraiment pas commode. En même pas deux phrases, il avait eut le droit à deux insultes, magnifique. Serrant les dents, il se retenait de répliquer, mais là il n’en avait pas tellement la force pour le coup. Le fait est de s’être déplacer ainsi de la paillasse jusqu’au meuble, même si moins d’un mètre les séparaient, lui avait vider de toute énergie.

La jeune femme s’était rapprocher de lui, Kellan la regardait d’un air méfiant, et il eut un mouvement avec ses bras quand elle voulu le saisir. Finalement il se laissait faire, car elle le prit sous les aisselles, et tentait de le déplacer. Mais ca lui arrachait une grimace, car ca lui faisait un mal de chien et déjà elle s’y prenait mal. Il n’avait pas assez d’énergie pour coopérer, alors quand elle lui assenait de l’aider, Kellan grognait.

« C’est bon… Attendez… Je sais… Qu’est ce que j’en savais moi... »

Kellan finit par faire un ultime effort pour soulever son corps meurtris et affaiblit, aidant sa ‘’bonne fée’’ à le remettre sur la paillasse. Se rallongeant, il inspirait fortement et des gouttes de sueurs, mélangés à sa fièvre encore présente perlait de son front. Se laissant faire, il vit la jeune femme regarder le pansement qu’on lui avait fait, et a priori tout allait bien, mais Kellan sentait que ca avait beaucoup tiré sur sa peau. Son regard se posant ici et là, il essayait de se calmer aussi, pour ralentir les battements de son coeur et essayer de contrôler la température de son corps. Il n’était pas du tout bien et à l’aise, la gorge toujours assécher…

Surpris quand on lui saisit la nuque, il avait été un instant ailleurs. Ses prunelles noirs sans réelle étincelles se posait sur la jeune femme à la longue chevelure blonde tressée sur le côté. Elle lui faisait boire… Kellan se demandait vraiment pourquoi elle faisait tant pour lui. Elle aurait pu très bien lui laisser le verre sur le côté et qu’il se débrouille. Et non, elle le faisait même boire… Il ne le méritait pas de plus, il le savait bien. Plissant les yeux, il obéit cependant à ce qu’il disait, la soif étant plus forte. Il bu une gorgée lentement, puis deux, trois… Avant de tousser en décalant sa tête, il soulevait une main, bien que trop faible pour venir essuyer sa bouche et en murmurant il laissait échapper un.

« Merci…. »

Sa tête reposant sur la paillasse, il reposait son regard sur la jeune femme, ré-allongeant son bras le long de son corps. Attendant un instant que l’eau qu’il ait bu fait que sa gorge s’apaise, il finit par demander, sa voix étant toujours rauque et très faible.

« Pourquoi...... vous faites..... tous ca? »

Une autre question le démangeait aussi… Savoir le prénom de cette ennemie, qui s’était porter garante pour lui. Mais la fierté était un peu trop forte pour le lui demander, car ca voudrait dire franchir une limite… Apprendre à connaître son sauveur… Plus tard il le ferait, a moins qu’elle le devance, mais elle semblait aussi fière et têtue que lui finalement.

_________________
You’ve bewitched me
body and soul.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 134
Inscrit le : 29/07/2017
Célébrité : Katheryn Winnick
Multi-comptes : Servan

Aileen
– clan : orketa –
clan : orketa
(#) Re: Aux portes de la guerre  Dim 1 Oct - 22:16


Soulagée, Aileen vit que son agaçant patient réussit à boire quelques gorgées d’eau sans s’étouffer. Le laissant boire jusqu’à plus soif, elle retira le gobelet en le voyant tourner la tête, restant dans la même position, maintenant sa tête légèrement relevée. Une expression de profonde surprise cependant vint se dessiner sur les traits de son visage. Venait-il réellement de la remercier ? Ne répondant rien, se contentant d’hocher la tête, elle l’aida à se rallonger, le plus doucement possible, posant le verre d’eau à proximité pour qu’il puisse l’atteindre dès qu’il le désirait. Se rasseyant, reposant son poids sur ses jambes repliées, mains posées sur sa robe, Aileen observa l’étranger, comme si elle le voyait pour la première fois. Son masque d’arrogance dédaigneuse avait disparu, remplacé par l’épuisement et la douleur provoqués par sa blessure presque mortelle. Lorsqu’il posa son regard sombre sur elle, aucune lueur de haine ou de provocation ne vinrent l’éclairer. Seulement deux iris d’un noir profond. A sa question, la jeune femme fut encore plus surprise. Déconcertée, elle détourna le regard, légèrement gênée par sa question. Oui, après tout, pourquoi faisait-elle tout ça pour un parfait inconnu ? Elle avait déjà répondu à cette question aux habitants du village mais c’était plus par provocation qu’autre chose. A présent qu’elle se retrouvait seule avec l’homme qui était supposé être son ennemi elle n’était plus réellement sûre de ses véritables intentions.

Elle finit cependant par reposer son regard sur lui, croisant son regard et haussa doucement les épaules en souriant avant de lui répondre.

« Parce que vous aviez besoin d’être secouru. Je n’ai pas vraiment pour habitude de regarder un homme mourir sous mes yeux quand je peux faire quelque chose. Que vous soyez Orketa, Sengoli, Pankara ou autre clan, ça m’est égal. Vous étiez blessé, vous aviez besoin de soins, je vous les ai apporté. C’est tout ce qui importe. »

Se relevant, elle se dirigea vers l’entrée, où elle avait posé le plateau de nourriture. Le prenant, elle revint vers la paillasse et se rassit au même endroit, posant le plateau empli de victuailles près du verre et de la cruche.

« Je vous ai apporté à manger. Vous avez perdu beaucoup de sang, vous allez devoir reprendre des forces. J’ai convaincu le chef de village de vous garder ici tant que vous ne seriez pas guéri. On va vous trouver une cabane plus adéquate, quand vous pourrez bouger on vous y emmènera. Je vais vous apporter des vêtements aussi. Autant vous faire discret le temps que vous serez ici… »

Puis, fronçant légèrement les sourcils, la jeune femme réalisa qu’avec tout ce qu’il s’était passé au cours de la journée, elle ne savait même pas son nom ni ne lui avait donné le sien. Maintenant qu’il ne risquait plus de mourir, elle reprenait peu à peu le sens des réalités. Inclinant doucement la tête, elle reprit :

« Au fait… Je m’appelle Aileen. »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 405
Inscrit le : 02/08/2017
Crédits : Crédits gif : Tumblr Avatar : Moi
Célébrité : Michiel Huisman
Multi-comptes : /

Kellan
– clan : sengoli –
clan : sengoli
(#) Re: Aux portes de la guerre  Dim 1 Oct - 22:54

L’atmosphère était devenue toute autre, bien différente d’il y a quelques heures. En même temps l’état de Kellan ne permettait pas qu’il ait cette constante protection, trop faible, trop fatiguée, lasse de se battre contre des démons peut être invisible au final, il ne se rendait pas compte qu’il avait ouvert une porte à la discussion et à une atmosphère plus douce. Kellan avait déjà pu se rafraîchir, grâce à sa sauveuse, elle l’avait fait boire… Et s’était quelque chose quand même, sur le coup il ne s’était même pas méfier de l’eau. Peut être était-elle empoisonnée après tout, si on voulait se débarasser d’un ennemie en discrétion, s’était une chose efficace… Mais ca lui avait complétement échappé et il avait bu sans se poser de question, s’était en soit une part de sa confiance qu’il offrait à sa sauveuse.

Sa question posée, il se doutait déjà en partie de la réponse. Assez prévisible et en soit quand la jeune femme la lui donnait ca confirmait ses pensées. Il avait eut de la chance dans son malheur, peut être que le dieu des oiseaux l’avaient accompagné tout du long. En soit, il avait cette chance de tomber sur cette personne même de ce clan, avec qui il était en guerre tout de même. La coïncidence il n’y croyait pas du tout sur ce coup là… Mais entendre aussi le fait est qu’elle n’était pas ce départage de clan, donc peut être pas pour la guerre était surprenant. Kellan soufflait.

« Je vois... »

Peut être que s’était une question aussi de ne rien avoir sur la conscience, mais ce n’était qu’une piètre excuse en soit. Voyant la jeune femme se lever et aller vers la porte qui indiquait la sortie, Kellan l’avait suivit du regard et cru qu’elle allait s’en aller, sans rien demander et attendre d’autres. Mais il avait tout faux, à sa grande surprise elle revint vers lui avec un plateau… Repas… A vrai dire, vu son état il ne pensait pas du tout à manger, déjà l’eau lui avait fait grand bien. Kellan regardait le plateau du coin de l’oeil, posé à terre… Trop de générosité. Il n’aurait surement aucunement fait ca pour un ennemi… Il était assez déconcerté pour le coup, regardant cette jeune femme, quand même bien jeune qui lui offrait la chance de se sortir de tout ca… Et quand elle vint à lui expliquer et lui dire pour la cabanne, il fronçait les sourcils. Non, il ne pouvait pas rester ici.

« C’est fort gentil de votre part… Mais… Non… Vous en faites déjà assez et… Je ne peux pas rester ici. On m’attends… Je dois retourner là-bas… Peut être pas maintenant, mais demain… oui demain... »

Il était quand même un peu confus, avec toutes ces péripéties en même temps et son état. Regardant devant lui, il n’osait pas bouger pour la douleur, ca lui brûlait au flanc assez atrocement et il devait se concentrer et puiser en lui pour contrôler cette douleur. La respiration toujours courte, puis il fut sorti de ses courtes pensées, en entendant la voix de la jeune Orketa. La regardant de nouveau, elle venait de lui donner… Son prénom ? Aileen… L’inconnue, n’en était plus ne pour le coup. Elle se nommait Aileen. Un prénom assez doux, jolie, originale… Ca lui allait fortement bien. Kellan restait un peu interdit, ce trop de confiance et d’information privé qui lui était donné, faisait qu’il était perplexe. Lui qui se méfiait de cette femme, qui quand même lui avait sauvé la vie jusqu’ici. Mais pouvait-il se le permettre ? Franchement ? Lui, de donner son nom ? Il était un soldat de Sendankan et il savait que ca serait assez terrible de le faire. Il répétait avant tout le prénom de sa sauveuse... légèrement... Comme pour se l'imprégner et ne jamais l'oublier.

« Aileen... Servan... Je.... m'appelle Servan...»

Voilà sa réponse… d'abord hésitant, peu sûr, puis se lançant... Piquant l’identité de son cousin, juste par moyen de sureté. S’il s’en sortait vraiment, combien de chance avait-il de revoir cette jeune femme ? Bien qu’il savait que s’il s’en sortait, il aurait une grosse dette envers elle, une dette de vie. Kellan avait détourné le regard, parce que son mensonge ne lui plaisait pas réellement, il sentait qu’il pouvait avoir une confiance en elle, mais il ne pouvait pas non plus se le permettre… Pas encore. Alors son regard se portait sur le plateau repas, la faim arrivait à voir les aliments. Il avait surement faim depuis des heures et des heures mais la douleur la lui coupait. Alors il dit, essayant d’être enthousiasme, bien que dans le fond il ne l’était pas vraiment.

« Ca m’a… l’air… Fameux... »

_________________
You’ve bewitched me
body and soul.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 134
Inscrit le : 29/07/2017
Célébrité : Katheryn Winnick
Multi-comptes : Servan

Aileen
– clan : orketa –
clan : orketa
(#) Re: Aux portes de la guerre  Jeu 5 Oct - 21:51


Aileen se contenta de sourire lorsque le blessé inconnu lui donna son nom. Elle hocha doucement la tête et poussa légèrement le plateau vers lui lorsqu’elle le vit lorgner la nourriture. Elle n’avait rien répondu en l’entendant tenter de protester faiblement contre l’abri que le village lui offrait. Que pouvait-il faire de toute façon ? Il était incapable de se redresser alors retourner au front pour se battre…

Se battre… A cette pensée, le cœur de la jeune femme se serra. La guerre faisait rage aux frontières de son clan. Des gens mourraient, des gens persuadés de se battre pour les bonnes raisons. Les arbres de la forêt étaient tachés de leur sang à tout jamais. Et tout ça pour quoi ? Pour le pouvoir et la conquête. Et l’homme qu’elle venait de sauver, avait-il pris la vie de nombreux Orketa avant de devoir fuir, blessé ? En le guérissant, avait-elle pris part à ce massacre dont elle voulait se tenir le plus éloigné possible ? Condamnait-elle ainsi d’autres membres de son clan ?

Sans qu’elle ne s’en soit rendue compte où qu’elle n’ait compris pourquoi, les yeux d’Aileen avaient commencé à s’embuer de larmes qui rendaient son regard brillant. Sursautant légèrement, elle détourna la tête et se redressa, tournant le dos à Servan, se dirigeant vers l’âtre éteint. S’occupant d’y remettre du bois afin de raviver le feu et de réchauffer la pièce et le blessé, Aileen en profita pour essuyer les quelques larmes qui avaient coulé sur ses joues. Il n’était pas dans les habitudes de la jeune femme de se montrer aussi sensible et elle était agacée de s’être montrée aussi faible face à un parfait étranger. Toujours dos à lui, elle regarda les flammes monter lentement dans l’âtre, leur lueur orangée se reflétant sur les murs de la cabane. Enfin, elle prit la parole, d’une voix bien plus dure qu’elle ne le souhaitait, afin de cacher son embarras.

« Vous ne pouvez aller nulle part dans cet état Servan, vous en êtes bien conscient. Retourner vous battre signerait votre arrêt de mort. Personne ne vous fera de mal ici. Vous êtes en sécurité… Vous avez ma parole. »

Elle soupira doucement et se retourna à moitié, offrant son profil à l’homme allongé, regardant par la fenêtre la nuit qui tombait.

« Cette blessure… C’est un membre de mon clan qui vous l’a faite ?»

Il était bien trop tard pour éprouver des regrets après s’être montrée aussi vindicative face au reste du village. Elle ne regrettait pas de l’avoir sauvé, non, elle restait convaincue que c’était la bonne chose à faire… mais petit à petit, au fond d’elle, une sourde sensation de peur commençait à éclore. Un sentiment d’angoisse face à ce que l’avenir réservait aux deux clans.

« Est-ce que… vous l’avez tué ? »


Dernière édition par Aileen le Mar 10 Oct - 16:45, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 405
Inscrit le : 02/08/2017
Crédits : Crédits gif : Tumblr Avatar : Moi
Célébrité : Michiel Huisman
Multi-comptes : /

Kellan
– clan : sengoli –
clan : sengoli
(#) Re: Aux portes de la guerre  Ven 6 Oct - 14:03

Un sourire... Elle venait de lui sourire vraiment et étrangement ca venait réchauffer le coeur de Kellan. On ne lui avait pas sourit depuis un moment et dans ces périodes difficiles, un sourire était d'une grande valeur. Il ne savait pas vraiment si ca lui été accordé avec bienveillance, mais il le prenait quoiqu'il coûte.  Les prénoms échangés, chacun avait une identité à présent, bien que Kellan avait mentis... Mais il le devait pour protéger les siens. Il ne pouvait pas pleinement avoir confiance en Aileen. Elle devrait surement des comptes aux plus grands de son clan et elle donnerait son nom. Son clan peut être ? Et un jour il serait retrouvé et tué ? Jolie histoire... Mais trop peu pour lui. Beaucoup le savait que Kellan ne portait pas les Orketas dans son coeur et avec Sendakan au pouvoir, il lançait beaucoup d'offensive dans les frontières partagée des deux clans pour leur montrer cette haine. La guerre... ce n'était pas joyeux... Ce n'était pas beau... Mais il était né pour ca. Il était un guerrier et montrait ce qu'il savait faire. Tuer ou être tué. Il ne serait pas tué s'était certains.

Alors que Kellan aussi réfléchissait et à la fois regardait le plateau qu'on lui avait préparé, il fut surpris par l'agilité et la rapidité quand Aileen se relevait et s'enfuyait dans la cabane. Il cru qu'elle allait prendre la porte et s'en aller. Avait-il fait quelque chose ? Puis non, elle allait alimenter le bois. Mais étrangement il la sentait troubler, il le sentait que l'ambiance avait changer en deux secondes, s'était assez perturbant. Pour autant il ne dit rien du tout, ne cessant pas de la regarder. Kellan tremblait un peu pour le coup ayant froid et à la pensée du feu qu'elle rallumait. D'ailleurs bien vite de nouvelle flamme vinrent à danser sur les murs de la cabane. Puis c'est elle qui reprit la parole.... Elle l'appelait Servan, ce qui le perturba sur le coup, mais il prit un temps pour répondre à ce qu'elle lui disait.

« La mort m'est bien égale... Mais.. Je sais que pour l'instant, je suis bien trop faible pour y aller... Néanmoins il va falloir que j'y retourne. Je ne peux pas les laisser... Je ne peux pas déserter autant de temps... Vous ne comprenez pas.. J'ai des devoirs... Des hommes compte sur moi. »

Il en disait peut être trop, mais il ne s'en rendait pas réellement compte sur l'instant. Finalement, Aileen se tournait pour lui faire face. C'est vrai que ce n'était pas très plaisant de parler au dos de quelqu'un... Quand elle posait cette question... Cette question auquel une réponse n'était pas réellement à apporter, Kellan baissait les yeux un instant vers son flanc... Avant de regarder Aileen simplement en lui faisant comprendre qu'elle connaissait la réponse... Une réponse positive. Néanmoins Kellan ne s'était pas attendu à l'autre partie de la question... Alors sur le coup il eut une bride de rire un peu nerveux... A vrai dire il ne savait pas s'il l'avait tué...

« Je ne sais pas... J'étais pris en embuscade... ils étaient deux ou trois... je ne me souviens pas vraiment... Mais on me coursait dans les bois... Vous savez, je ne pense pas que ma réponse vous apportes quelque chose... De plus, il ne faut mieux pas savoir ce qu'il se passe aux frontières.. »

Kellan parlait faiblement, et avec lenteur, il voulait bien communiquer. Il en avait comme besoin, mais avec une réserve tout de même. Regardant le plafond, où le reflet des flammes dansantes se faisaient apercevoir il avait des brides d'images de ces derniers jours de guerres qui lui traversait l'esprit... Pas glorieux... Pas beau du tout... Combien d'Orketa avait-il tués ? Combien de ses hommes avaient péris ? En tout cas, il avait cru être parmi ceux qui aurait laissé leur peau.. Mais Aileen... L'avait sauvé. Il la regardait de nouveau.

« Je vous dois la vie... même si vous êtes mon ennemi... Je vous dois une grande dette.... »

_________________
You’ve bewitched me
body and soul.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 134
Inscrit le : 29/07/2017
Célébrité : Katheryn Winnick
Multi-comptes : Servan

Aileen
– clan : orketa –
clan : orketa
(#) Re: Aux portes de la guerre  Mar 10 Oct - 17:22



Aileen se retourna complètement vers Servan lorsqu'il lui répondit. Elle pouvait sentir dans le timbre de sa voix que si son corps était toujours dans la pièce, son esprit n'y était plus, parti retrouver ses hommes et le champ de bataille, parti retrouver les frontières et les hommes qu'il avait tué et qui avaient tenté de le tuer. Aileen l'observa, les bras le long du corps, dos au feu qui réchauffait son âme glacée. L'écoutant parler, elle laissa son regard effleurer la cabane, en dessiner les contours, les meubles et la décoration, comme si elle tentait de s'ancrer au moment présent et de ne pas partir avec Servan. Puis, la conversation changea. Il parlait du champ de bataille, de ce qu'il s'était passé un instant, puis s'adressait à elle l'instant d'après. Ramenant son regard sur le guerrier allongé sur la paillasse, la jeune femme l'observa et une immense tristesse vint se peindre sur les traits de son visage. Des ennemis. Voilà ce qu'ils étaient l'un et l'autre. Elle reprit lentement la parole, doucement, comme si elle était incapable de dominer ses émotions si elle parlait plus fort.

"Vous ne me devez rien du tout. Nous sommes ennemis comme vous dites si bien. Vous n'aurez jamais l'occasion de me repayer cette dette une fois que vous serez parti. Alors oubliez ça."

Aileen avait raison. S'il survivait à la guerre, Servan reviendrait-il réellement sur ces terres qui représentaient ce contre quoi il s'était battu et continuait de se battre, juste pour s'acquérir d'une dette auprès d'une inconnue? La jeune femme en doutait très fortement. Alors, elle se dirigea vers un meuble dans le fond de la pièce, l'ouvrit et en retira quelques couvertures qu'elle vint poser près de Servan. Puis, elle s'éloigna à nouveau et regarda le guerrier;

"Vous avez besoin de repos. Vous avez à boire, à manger et des couvertures supplémentaires si vous avez froid. Ne faites rien de stupide... d'accord? Je reviendrai vous voir demain matin. Bonne nuit Servan."

Et elle sortit, le coeur et l'âme lourds de chagrin pour deux peuples qui s’entre tuaient alors qu'il semblait si facile pourtant de guérir les blessures de chacun.

***

Plusieurs jours s'étaient écoulés depuis l'arrivée de Servan au village. Le guerrier avait été déplacé dans une cabane vide et confortable où il serait plus aisé de lui prodiguer des soins qui lui étaient apportés régulièrement. Aileen avait renvoyé Fearghas à Alon pour s'occuper de la forge et était restée auprès du blessé, ayant fait la promesse au guerrier de s'occuper de lui afin que nul autre ne découvre son identité et ayant fait la promesse au chef du village que Servan ne tenterait rien contre eux. Prise entre deux eaux, la jeune femme avait fait en sorte que les échanges soient cordiaux et que Servan se retrouve le moins possible confronté aux hordes de curieux qui voulaient savoir d'où venait l'homme mystérieux qui s'était échoué aux portes de leur village.

La jeune femme avait été réveillée à l'aube et comme à l'accoutumée, elle passait d'abord voir son patient qui reprenait peu à peu des forces - comme en témoignait son odieux caractère qui faisait de temps en temps surface. Lorsqu'elle entra, il dormait encore. S'occupant de raviver le feu malgré la température douce et agréable, elle posa le plateau de nourriture qu'elle avait apporté et s'assit devant l'âtre sur un tabouret, sortant de ses poches un bout de bois ainsi qu'un couteau. Attendant que Servan se réveille, elle entreprit alors de sculpter le bois, formant des arabesques complexe dans le matériau qui lui rappelait à quel point sa forge lui manquait.


Dernière édition par Aileen le Ven 20 Oct - 19:47, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 405
Inscrit le : 02/08/2017
Crédits : Crédits gif : Tumblr Avatar : Moi
Célébrité : Michiel Huisman
Multi-comptes : /

Kellan
– clan : sengoli –
clan : sengoli
(#) Re: Aux portes de la guerre  Mer 11 Oct - 11:59

Qui était-elle pour lui dire que jamais il ne pourrait payer cette dette ? Elle ne le connaissait pas s'était un fait, et Kellan était un homme de parole et de valeur. Seulement il venait d'omettre sa réelle identité, parce qu'il devait se protéger et bien sur ca entachait la chose. Le brun se pinçait les lèvres, fatiguée, cette conversation était certes interessante, mais il n'était pas du tout en état et plus ca avançait et la fatigue le dominait. Allait-il sombrer d'une minute à l'autre ? Il en oubliait même qu'il avait faim.

« Je n'oublierais pas. Je vous devrais une dette un jour ou l'autre. Ici ou ailleurs... C'est comme ca. »

Il vit qu'Aileen n'insistait pas, mais Kellan se faisait cette promesse muette. S'était important, pourquoi même s'ils étaient ennemis la dette serait différente ou nulle ? Non.. Ce n'était pas comme ca, que ca marchait. Kellan fonctionnait de sorte à ce que ceux qui l'aide soit remercié et gratifié pour leur acte. Il était comme ca. Certes, il faisait la guerre. Tuait pour une cause, ou peut être pas au final. Il était juste né pour ca. Il devait servir Sendakan, et pourtant il n'adhérait pas à toute ces idées. Parfois il le disait, le montrait et ca lui valait bien des remontrances, mais Kellan était comme ca. Un leader, quelqu'un de fier et qui marchait tête baissée, dans ses propres idées et ce n'était pas facile de se plier aux idées et ordres des autres. Aileen, vint alors à lui apporter une couverture et lui donner des petites consignes. Il la regardait simplement et quand elle vint à prononcer "Servan", la pensée allait directement à son cousin... Finalement Aileen se retirait.. Kellan regardait la porte se fermer et ses yeux se posèrent sur le bois qui crépitait... finalement après quelques instants morphée eut raison de lui.

*******************************************************************

Les jours avait passés, Kellan était bien trop faible pour s'en aller retourner au champ de bataille et il avait du se résoudre à accepter d'aller dans cette cabane qu'on lui offrait. Bien sûr Aileen se portait garante pour lui, à le protéger et faire les échanges et il lui promit de ne rien tenter contre les siens, mais ca s'était un peu une promesse inutile car s'était en soit assez logique. Kellan n'allait pas tenter quoique ce soit contre ces Orketas, ca serait se donner aux loups. Ainsi, il reprenait des forces doucement, sa blessure prenaient bien sûr du temps à guérir, mais s'était tout à fait normal. En tout cas son appétit était revenu et il se nourrissait mieux.

Aileen venait le voir chaque jours, elle continuait à le nommer Servan. A plusieurs reprises il voulu lui dire la vérité, mais s'était trop tard. De plus, Kellan savait qu'il devait garder l'anonymat, il était un peu trop connu de nom... Sa tête était surement demandée chez certains hommes de ce clan, et il ne voulait pas que le bruit court qu'il était ici. Non... Mais utiliser le nom de son Cousin, n'était pas très malin. Aileen, était bienveillante... mais son caractère était un peu trop semblable à celui de Kellan sur certains points, si bien que ca faisait des frictions de temps à autres. Surtout que Kellan n'était parfois pas très enclin à obéir parce qu'il avait mal où alors désirait se débrouiller tout seul. Ce qui faisait que l'Orketa perdait patiente aussi vite...

Nouvelle journée, nouvelle matinée. Kellan s'était endormis tard, il avait du mal avec le sommeil depuis deux jours. Il était perturbé et il pensait trop à ses hommes qui l'attendait et son cousin qui devait s'inquiéter, Skylar aussi. Il avait disparu depuis quelques jours, le pensait-on mort ? La guerre continuait-elle ? Il n'osait jamais poser la question à Aileen, pour savoir si elle savait quelque chose à ce sujet. Ce matin là donc, Kellan dormait encore. Il récupérait les heures en moins et ca permettait à son corps de se ressourcer et pouvoir aussi guérir plus vite. Néanmoins le bruit et la présence de la jeune Orketa dans la cabane, fit que Kellan se réveillait doucement. L'odeur de nourriture y fut aussi pour quelque chose, levant une main il vint frotter ses yeux alors qu'il sortait des bras de morphée. Ouvrant les yeux au final, il lui fallu quelques minutes pour ne plus voir des tâches noirs et s'habituer à une image nette, finalement il tournait la tête et vit Aileen, assise sur un tabouret et qui semblait faire de la sculpture sur bois.

« Je ne savais pas que vous sculptiez... »

Sa voix rauque fut assez basse, il se redressait un peu sur le lit et ca lui arrachait toujours une grimace. Son regard se posait sur le plateau mis à côté de lui, s'était toujours autant généreux.. Et il se demandait toujours pourquoi il avait le droit à tout ca. S'était vrai quoi... il n'était qu'un ennemi. Regardant de nouveau la jeune femme, il reprit en se dégageant la gorge et prenant un air mi amusé et mi offusqué.

« Vous êtes ici depuis longtemps ? Vous ne m'avez pas regarder dormir quand même ? C'est gênant... »

_________________
You’ve bewitched me
body and soul.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 134
Inscrit le : 29/07/2017
Célébrité : Katheryn Winnick
Multi-comptes : Servan

Aileen
– clan : orketa –
clan : orketa
(#) Re: Aux portes de la guerre  Ven 20 Oct - 20:12



Plongée dans son activité, Aileen n'avait pas entendu Servan qui commençait à s'agiter, montrant les premiers signes de réveil. Concentrée sur les gestes experts qu'elle effectuait avec son couteau sur le bois, elle ne sentit pas non plus son regard se poser sur elle et observer ce qu'elle faisait. Plongée dans le calme et le silence de la cabane, uniquement troublé par le craquement du bois dans l'âtre, la jeune femme était sereine, plongée dans une sorte de méditation, laissant son esprit dessiner les gravures que son couteau venait ensuite exécuter. C'est pourquoi elle sursauta assez violemment en entendant Servan s'adresser à elle. Manquant de se couper profondément, le couteau ripant contre le bois et manquant de peu sa chair, elle jura avant de porter une main à son coeur et de fermer les yeux brièvement, le temps de reprendre le contrôle des battements de son coeur.

Rouvrant les yeux, elle se tourna vers Servan et se mit à rire, se sentant parfaitement stupide face à sa réaction démesurée.

"Désolée, j'étais tellement concentrée que j'ai oublié que je n'étais pas toute seule."

Elle secoua la tête et regarda son bout de bois en soupirant. Elle avait fait une profonde entaille là où son couteau avait ripé et avait gâché son travail. Mais bon rien de bien grave en soit, il ne s'agissait après tout que d'une activité pour s'occuper les mains et l'esprit, pas de son travail. Elle sourit aux dernières paroles de Servan et lui jeta un coup d'oeil en coin, une lueur malicieuse dans le regard.

"Je sais que vous avez une haute opinion de vous-même Servan mais j'ai mieux à faire que de vous regarder dormir... en plus vous faites une tête bizarre quand vous dormez, c'est ça qui est gênant..."

Elle avait prononcé ces dernières paroles sur un ton des plus sérieux et il était difficile de savoir si elle plaisantait ou non. Se levant, elle jeta son oeuvre ratée au feu avant de ramener le plateau et le tabouret près du lit. Posant le premier sur le deuxième, elle se pencha ensuite pour l'aider à se redresser en position assise sans avoir à trop tirer sur sa blessure en pleine cicatrisation. Tout en faisant cela, elle entreprit alors de répondre à sa première question :

"Sculpter n'est qu'un passe-temps. Je suis forgeronne à Alon et ma marque de fabrique est la gravure, en quelque sorte. Du coup vu que je passe ma vie à forger et sculpter, il faut bien que je m'occupe quand j'en suis loin. Heureusement pour moi, je ne passe pas mon temps à aider des râleurs dans votre genre, sinon je ne verrais pas beaucoup ma forge !"

A nouveau, elle plaisantait, mais toujours sur ce ton si sérieux qu'un froncement de sourcils venait renforcer. Une fois Servan installé, elle se redressa et lui montra le plateau avant de reprendre :

"Je me suis dis qu'aujourd'hui je pourrais vous emmener marcher un peu? Vous avez besoin d'exercice et ça doit vous manquer non ? Et honnêtement ça me fera du bien à moi aussi. Je vais vous laisser manger du coup et on pourra y aller après. Vous avez besoin d'autre chose?"
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 405
Inscrit le : 02/08/2017
Crédits : Crédits gif : Tumblr Avatar : Moi
Célébrité : Michiel Huisman
Multi-comptes : /

Kellan
– clan : sengoli –
clan : sengoli
(#) Re: Aux portes de la guerre  Mer 1 Nov - 16:46

Il n’avait pas prévu de faire peur à la jeune femme, mais a priori il avait loupé son coup. Surpris quand même de la voir fermer les yeux et mettre la main à son coeur, il s’enquit aussitôt.

« Tout vas bien ? »

Finalement le rire d’Aileen vint à le rassurer, il pu lui offrir un léger sourire pour le coup suite à ce qu’elle lui disait. Le bout de bois qu’elle tenait dans les mains l’intriguait quand même grandement, il se demandait ce qu’elle sculptait et s’il pourrait y jeter un coup d’oeil. Ca lui manquait à vrai dire de faire ce genre de chose, ce que lui avait enseigner son paternel, c’était vraiment quelque chose d’important pour lui. Ecoutant Aileen, il arquait un sourcil à ce qu’elle disait.

« N’importe quoi… ca m’étonnerait ! Puis vous avez dit ne pas m'avoir regarder, comment vous pouvez savoir ? »

Mais bien évidemment il doutait et ne pouvait que croire Aileen. Il ne pouvait bien sûr pas se regarder lui même dormir pour savoir alors… du coup ca paraissait gênant. Finalement son œuvre finit au feu, ce qui fit ouvrir la bouche et grand les yeux de Kellan.

« Mais non ! Il ne fallait pas faire ca ! »

Ca se voyait quand même qu’il avait repris bien des forces, il restait tout de même encore un peu faible. Après tout ca blessure lui avait été presque fatale, mais grâce, il pouvait le dire au bon soin de cette forgeronne, il était hors de danger et reprenait du poil de la bête. Il lui devait la vie sur ce coup. Aileen vint donc jusqu’à lui et vint l’aider à s’asseoir, ca lui fit tirer une légèrement grimace. Puis les révélations de la blonde surpris vraiment le guerrier.

« Merci…. Forgeronne ? Et bien… un sacré métier, mais très respectable. Hm… je ne suis pas un raleur ! Vous savez je ne vous retiens pas. Rentrez à votre forge si elle vous manque, je pense être capable de me débrouiller à présent. »

Bien évidemment le fait est qu’elle le traite de râleur ne lui avait pas plus, mais il avait juste parler de manière simple, sans être sur la défensive. Voyant le plateau qu’elle lui prenait, il la remerciait de nouveau et l’avançait pour pouvoir manger pour le coup, mais une fois ce dernier près de lui, il regardait Aileen.. Il avait quand même un peu de mal à l’imaginer forgeronne. Mais elle avait toutefois une carrure pour battre le fer… Donc… ca expliquait aussi peut être pourquoi elle avait ce caractère.

« Je n’ai pas besoin d’assistance. Je me débrouillerez, mais merci… j’insiste, si vous voulez rentrez chez vous allez y. Vous avez fais beaucoup déjà, je suis presque sur pied. Je n’ai besoin de rien non… juste que vous arrêtiez de me traiter de râleur ! »


Il fronçait les sourcils en prononçant ses derniers mots, bien que sérieux. En tout cas, il redonnait la liberté à sa sauveuse. Il pensait être bien capable maintenant de gérer et il se débrouillerait pour rentrer chez lui. Pour partir d’ici… il s’était bien foutu dans des pétrins pire et donc il pouvait se débrouiller. Il n’aimait pas être un fardeau et il savait qu’il l’était pour cette Orketa… elle avait déjà eut la bonté de le sauver et le supporter alors… il insistait. Kellan ne touchait pas pour l’instant à son repas, attendant juste.

_________________
You’ve bewitched me
body and soul.
Revenir en haut Aller en bas
 
Aux portes de la guerre
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Earth and Ashes :: Voyage dans les clans :: Orketa-
Sauter vers: