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 [Atlas - Oldarik] Together

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(#) [Atlas - Oldarik] Together  [Atlas - Oldarik] Together  EmptyJeu 12 Oct - 18:13

Together

Atlas & Oldarik


an 150, 4ème jour de la fête de l'alliance

La fête de l’alliance, il n’en pouvait plus, il ne s’amusait pas. Rien n’étant amusant. A vrai dire, il s’agissait plus d’une sorte de déception causé par un manque. L’absence de son ami tant espéré procurait cette humeur désagréable qu’il ne pouvait effacer : l’espoir de le retrouver ici, en ashkadi, s’évaporait au fur et à mesure que le temps se consumait. L’importance qu’avait pris Oldarik dans sa vie  prenait une tournure inexplicable pour le jeune homme, qui comprenait assez mal ce sentiment. Le garçon occupait bien trop ses pensées à son goût. Etait-ce normal entre amis ? Il n’en savait trop rien, cela était nouveau mais excitant à la fois.

Il avait besoin de prendre l’air, de se promener. Tous ces gens l’étouffait, ce n’était pas sa place. Ces rires, ces discussions, ces danses, tous cela lui rappelait qu’il était seul et que l’unique personne qui comptait réellement n’était pas là. Il se sentait exclu mais ça, il en avait l’habitude. Le jour laissait progressivement place à l’obscurité, obscurité qui  pénétrait même dans les pensées d’Atlas. Elle laissait place aux questionnements, les remises en questions ou bien encore les regrets. Peut-être aurait-il dû envoyer une lettre à son ami pour le prévenir qu’il serait présent ? Sur le coup, il n’en n’avait pas vu l’utilité, il lui paraissait logique qu’Oldarik devine qu’il y serait en vue de ses idéaux sur l’alliance dont il lui avait bien sûr parlé, mais ce n’était peut-être pas le cas. Une autre solution pouvait-être qu’il n’avait simplement pas envie de le voir, mais cette option-là, il préférait ne pas y croire et la cacher bien loin dans son esprit. Il ne pouvait pas lui faire ça, il n’en avait pas le droit, pas après toutes les concessions qu’à fait Atlas pour lui.

Si Oldarik venait à disparaître de sa vie maintenant ou dans le futur, il ne pourrait s’en remettre : le cap de non-retour avait été franchi depuis longtemps. Rien que cette idée le brisait. Derrière son apparence d’homme solitaire, froid, détaché et insensible qu’il montrait, il était pourtant extrêmement fragile dans le fond, chose qu’il n’avait montré qu’à son ami, et Uruk bien évidemment. Au fils du temps, il avait fini par ne plus se poser de question sur les intentions du Kelownien, sur le fait qu’il puisse un jour l’abandonner. Il avait fini par y croire et laisser sa paranoïa de côté, cacher au fond d’une boite logé au fond de son esprit, qui pourrait se réveiller à n’importe quel moment.

Il s’éloignait de la ville pour les paysages alentours. Le soleil se coucherait très bientôt et il n’avait pas pensé à prendre de quoi s’éclairer. Il profitait de la vue tant qu’il en était encore possible, après quoi il devrait s’aider de la vision d’Uruk pour se déplacer. Les champs et les hautes herbes à perte de vue offraient un spectacle splendide, d’autant plus que le ciel était lui aussi magnifique par ses couleurs teintés de rouge et de rose. Il pensa encore une fois au fait qu’il aurait aimé admirer tout ça en compagnie de son ami. Non… pouvait-on même dire meilleur ami en réalité ? Il était le seul après tout et il méritait largement ce titre.

Le jeune homme continuait sa route, la lumière avait totalement disparu. Perdu, c’est un peu le mot qui représentait la situation actuelle. Il n’y avait pas vraiment d’indication pour se repérer, manque d’arbres surtout.   C’est à ce moment-là qu’il aperçut de la lumière plus loin et une fumée. Un feu de camp ? Il se dirigea vers ce dernier, une curiosité qui lui faisait souvent défaut. La dernière fois qu’il s’est approché d’un feu de camps inconnu, il a fini attaché à un poteau devenant ainsi prisonnier de guerre mais c’était il y a 3 ans environs et hors de l’alliance. En ashkadi, il ne pouvait pas y avoir la même chose, l’alliance empêchait tout cela.

Lorsqu’il fut assez proche pour qu’il puisse distinguer le visage du campeur, une immense joie l’envahit. Etait-ce une hallucination ? La probabilité qu’il s’agisse de cette personne semblait nulle, et pourtant c’était le cas. Une heureuse coïncidence. Il ne l’avait pas vu et Atlas comptait bien profiter de cette surprise. Il fit le tour afin d’arriver derrière lui. Il marchait discrètement, sur la pointe des pieds, surveillant Uruk par la même occasion afin qu’il ne gâche pas tout. Proche de lui, c’est à ce moment-là qu’il signifia sa présence, le prenant dans ses bras par surprise en prononçant quelques mots près de son oreille
Alors, tu pensais pouvoir m’éviter ? C’est mal me connaître

Cette phrase était dite sur le ton de la rigolade, bien que se cachait derrière une pensée bien réelle. Pourquoi s’était-il isoler autant de la civilisation, pour ne pas voir le guérisseur peut-être ? Il le lâcha pour se placer face à lui, plongeant son regard dans le sien. A chaque fois qu’ils se revoyaient, le guérisseur subissait une sorte de choc électrique lorsqu’il croisait ces yeux pour la première fois, le cas présent n’y faisait pas exception. Cette sensation devenait une drogue pour lui.  Il sourit, oubliant par la même occasion cette pensée qui lui avait traversé l’esprit. La joie de retrouver son meilleur ami était bien trop importante pour que des pensées négatives viennent détruire tout cela.
Tu nous as beaucoup manqué, tu sais.

Oh oui, Oldarik lui avait beaucoup manqué, bien plus qu’il ne pouvait l’imaginer. Après ces derniers jours, il se sentait enfin renaître. Il pouvait enfin passer du temps avec un ami, une personne qui le comprenait et avec qui il pouvait s’ouvrir.
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(#) Re: [Atlas - Oldarik] Together  [Atlas - Oldarik] Together  EmptyDim 15 Oct - 22:57

TogetherTout était bouleversé dans son esprit. Contrairement à ce qu’il avait pût imaginer quelques mois plus tôt, il lui était compliqué de se concentrer sur son apprentissage et sur les Esprits, et de pouvoir consacrer autant de temps qu’il l’avait promis et qu’il l’avait souhaité pour son très cher ami, Atlas. Oldarik réalisait seulement depuis deux mois à peu près que c’était un réel travail spirituel que de pouvoir s’ouvrir aux Esprits et de mettre de côtés toutes ses questions, ses doutes et ses légères réticences. Enfin, il les mettait de côté sur le moment, puisque le soir venant, quand son mentor l’acceptait, ils parlaient alors pendant des heures et des heures, ce qui lui permettait de vider son sac, bien que ce dernier ne soit jamais réellement vide et que le jour suivant, de nouvelles questions lui venaient, de nouveaux doutes. Et ce n’était pas la seule chose éprouvante, chaque fois qu’il était avec Muire, il notait ce qu’elle disait, ce qui lui paraissait pertinent pour ensuite mettre le tout au clair sur des feuilles qu’il conservait bien à l’abri et numérotait pour essayer de se retrouver. Le problème étant surtout que les propos de la Shaman n’était pas réellement transmissibles telles qu’ils sortaient de sa bouche. Le premier mois, le jeune homme avait eu beaucoup de mal à comprendre, à présent, il parvenait à suivre son cheminement de penser, il commençait à comprendre sa façon de penser. Le tout était de réussir à ‘traduire’ cela dans des mots clairs sans altérer leur signification. Quand les mots lui faisaient défaut, le Disciple faisait alors des dessins. Tout cela prenait un temps considérable.

Malgré tout, il arrivait à trouver des petits moments calmes, sous le soleil timide du Nord pour écrire des lettres à son ami. Les premières, il avait eut peur de lui dire ce qui lui prenait autant de temps à répondre à ses missives, peur que cette spiritualité qui lui était importante et qui aux yeux du guérisseur n’était que poudre aux yeux ne gâche tout. Son honnêteté l’avait pourtant poussé à le faire dès la première réponse, bien qu’il la dissimule un peu en fin, pour désamorcer la chose. La réponse l’avait soulagé, mais avait alimenter de nouvelles craintes, le plus jeune des deux faisait bien sentir sa désapprobation. Un autre point sur lequel ils n’étaient pas d’accord, mais au moins, il ne couper pas les ponts, c’était toujours ça. Outre les lettres, ils s’étaient quand même revus une fois. Une fois sur les terres de Kelowna, Atlas avait pris la décision de venir cette fois et Oldarik avait opté pour la capitale plutôt que Brinim, déjà pour raccourcir son voyage, mais aussi pour être en terrain neutre. Autant Atlas et Muire avait une grande importance pour lui, autant, pour le moment tout du moins, il ne voulait pas les faire se rencontrer. Chaque chose en son temps.

Et depuis, le Kelownien n’avait pas eu le temps d’entrer à nouveau en contact avec le guérisseur. Et la fête de l’alliance était arrivé. Son mentor lui donnait totalement libre champ pour voyager et allait où il voulait, mais cette fête, même si elle était aussi pour le clan du Nord, Oldarik ne se sentait pas d’y aller. Il était curieux, c’était évident, il avait envie de découvrir Askhadi, envie de rencontrer ceux qui faisaient parti de l’alliance, de découvrir de nouvelles cultures. Sauf que. Ce n’était pas son univers, ce n’était pas sa place. Ne serait-ce que de s’imaginer au milieu de tout ces gens, il se sentait mal à l’aise. Et pourtant, il était venu. Après avoir réussi à se procurer un cheval, une belle jument grise, le Disciple avait fait un mini packtage et avait pris la route pour plusieurs jours de voyage. Pour toute cette distance à parcourir, et pour ses voyages à venir, cette décision lui paraissait la meilleure, même s’il craignait de ne pas parvenir à s’occuper assez bien de l’animal. Peut-être qu’Atlas pourrait lui donner des conseils.

Les mains tendues vers le feu qu’il avait allumé, Oldarik releva la tête en entendant du bruit. Il lui avait fallut quatre bons jours pour venir jusqu’ici, non loin de l’endroit où la fête avait lieu (et pour trouver ce dernier), et voilà maintenant deux jours qu’il restait dans son coin sans oser aller plus loin. Il s’était fait un petit campement légèrement éloigné, bien que quelques minutes suffiraient pour qu’il rejoigne la population. Deux jours qu’il tentait parfois de s’approcher sans trouver le courage de réellement le faire. Ce n’était pas sa place. Il avait pourtant le droit d’y aller. Pourquoi pas ne pas y aller ? Voilà ce qui se passait dans sa tête depuis deux jours. Et maintenant que le soleil s’était de nouveau couché, il voyait une nouvelle chance de découvrir le monde s’envoler. Les sens en alerte, il cherchait d’où venait la source du bruit, mais l’obscurité était bien trop épaisse. Et sa jument, qu’il devait baptisé, ne semblait rien avoir entendu elle. Sans doute un effet de son esprit épuisé et de la fatigue accumulée de dormir ainsi à la belle étoile depuis plusieurs jours. Il soupira en secouant la tête, faisant un geste pour attraper les quelques fruits qu’il avait ramassé quand deux bras se refermèrent derrière lui. Sur le moment il s’immobilisa, moins d’une seconde après, une voix chaude murmura à son oreille deux petites phrases. Une voix qui le fit sourire, bien qu’il soit particulièrement surpris de le voir. Enfin, il s’était douté qu’il serait ici, mais pas qu’il le trouverait comme ça.

Atlas. Et Uruk qui avait encore grandit. Mais sa vision fit réagir sa jument, la faisant reculer et s’éloigner de son propriétaire. Ce dernier se leva pour rattraper ses rênes et flatta son flanc pour la rassurer, la ramenant vers le camp, avec la nuit tombée, il n’avait pas envie de lui courir partout pour la rattraper. Gardant donc les rênes dans une main, Oldarik se rassoyait pour être de nouveau face à l’orketa et sourit d’autant plus, secouant la tête pour signifier son nier son souhait de le fuir, mais n’eut pas l’occasion de répondre puisque le plus jeune lui annonçait lui avoir manqué. Cette simple annonce le fit sourire d’autant plus et affoler son cœur qui avait déjà exprimé sa joie de le voir en croisant son regard. C’était quelque chose dont il avait l’habitude maintenant, une chose qu’il avait déjà constaté la dernière fois qu’il s’était vu. C’était à quelque chose près le même état dans lequel il était quand il lisait ses lettres.

« Loin de moi l’idée de te fuir. Parce que déjà je n’étais pas sûr que tu sois là. Et puis, je ne fuis pas, je… j’essaye de me convaincre que ma présence ici est légitime. »

Ce n’était pas tout à fait exact, puisqu’il ne savait même pas si c’était exact ou non. Et la seule réelle chose qui l’avait poussé à faire tout ce chemin, outre la curiosité, était le fait potentiel qu’Atlas soit là. C’était une vérité maintenant, et il se sentait soulagé. Pourtant, ce dont il avait envie à présent, ce n’était pas de rejoindre les célébrations avec lui, mais juste de rester avec lui.

« Vous m’avez manquez aussi, tous les deux. Comment est-ce que tu as su que j’étais là ? Tu n’es pas à la fête ? »

Loin de lui l’envie de le voir partir, bien au contraire. Est-ce qu’Atlas l’avait aperçu aujourd’hui et l’avait suivit ? Étaient-ce les Esprits qui l’avaient guidé pour lui donner un signe ?© 2981 12289 0
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(#) Re: [Atlas - Oldarik] Together  [Atlas - Oldarik] Together  EmptyDim 29 Oct - 5:53

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Atlas & Oldarik


an 150, 4ème jour de la fête de l'alliance

Il observa son ami se relever pour calmer la jument qui s’était effrayée en voyant Uruk. Atlas ne l’avait jamais vu, l’avait-il adopté après leur dernière rencontre ? Celle-ci avait eu lieu à capitale, c’était sa première visite en Kelowna, il avait toujours adoré explorer des paysages inconnus, découvrir de nouveaux lieux. La principale raison  restait tout de même l’envie de retrouver le nordique, mais il ne pouvait nier que l’envie de visiter ce peuple l’intriguait beaucoup. Les seules informations dont il avait connaissance étaient celles que voulait bien lui présenter Oldarik. Il avait eu envie de rester plus longtemps, mais son devoir de guérisseur l’en empêchait.  Devenir une sorte de sauveur engendrait bien évidemment des sacrifices. S’il le pouvait, il irait le voir bien plus souvent, il voyagerait même avec lui si la situation était possible. Il se demandait cependant si son ami le voudrait. Le cas du guérisseur était après tout complexe, il n’avait que lui, il était l’unique personne qui comptait et savait très bien qu’il ne pourrait se lasser de sa présence, cela était peut-être différent pour Oldarik qui en aurait peut-être marre ou encore qui finirait par le considérer en boulet. De plus, il avait d’autres personnes, de nombreuses personnes bien plus importantes que l’était Atlas. Il n’en était aucunement jaloux, heureux que son ami ait d’autres personnes qui lui soient cher, comme Karrah qu’il a pu rencontrer il y a quelques jours, alors qu’Oldarik était pour lui cette personne, celle qui était la plus importante.
Loin de moi l’idée de te fuir. Parce que déjà je n’étais pas sûr que tu sois là. Et puis, je ne fuis pas, je… j’essaye de me convaincre que ma présence ici est légitime.

Atlas fut clairement soulager d’entendre qu’il ne le fuyait pas, il n’aurait clairement pu supporter la situation opposée. La réponse à cette question paraissait cependant logique aux yeux du guérisseur, nullement faussée par la haute estime qu’il éprouvait à son égard. Bien entendu que sa présence était légitime, elle l’était bien plus que d’autres personne présente à la fête. Rien ni personne ne pouvait dire le contraire.
Pourquoi le serait-elle moins qu’un autre ? Ma présence n’est pas plus légitime que la tienne.

En réalité, Atlas n’avait pas réellement envie de débattre là-dessus car il n’y avait rien à débattre tout simplement. Il souhaitait seulement profiter de la présence d’Oldarik, passer ce bon moment qu’il attendait depuis tellement longtemps, rire et s’amuser avec lui. Philosopher et délibéré au sujet la légitimité de sa présence n’est pas ce qu’il avait prévu, ou du moins pas réellement ce dont il avait besoin. Tergiverser sur ce sujet était d’une certaine manière inutile.
Vous m’avez manquez aussi, tous les deux. Comment est-ce que tu as su que j’étais là ? Tu n’es pas à la fête ?.

J’y étais mais ce n’était pas amusant. Pas sans toi. J’avais l’impression que ma place n’était pas là, pas auprès de ces gens.

Il marqua une courte pause, avant de s’asseoir à ses côtés et répondre à sa première question.
Je ne savais pas que tu te trouvais là, je remercie le hasard pour ça, ou plutôt ton feu  que j’ai aperçu au loin. J’avais fini par perdre l’espoir de te voir, je t’ai longtemps cherché, mais maintenant tu es là  

Il l’avoua clairement, ne cachant nullement ce qu’il a fait ces derniers jours, une pointe de tristesse et de déception marquant ces derniers mots. Ce sont des sortes de privilèges qu’il ne s’autorisait qu’auprès de lui, il n’aurait jamais avoué ce genre de chose à une autre personne avant leur rencontre. Une relation basée sur l’honnêteté : sans secret, ni peur, ni honte de dire ce qu’il ressentait,  c’est ce qu’il souhaitait, ce qu’il avait toujours désiré. Bien entendu, il existait bien des choses qu’atlas ne lui avait jamais dite tel que son homosexualité. En réalité, il n’avait jamais vu l’intérêt d’en parler, ce n’était pas un secret mais les conversations qu’ils avaient eu ne s’orientèrent jamais sur ce sujet. De plus, l’idée de le lui dire en mode « Hey, au fait je suis gay. » lui paraissait bien étrange, personne ne viendrait dire à quelqu’un qu’il est hétérosexuel après tout. Le jeune homme sourit, détournant innocemment le regard en direction du feu.
Tu acceptes que je me joigne à toi ?  

Bien entendu, il fallait qu’il finisse sur une question un peu stupide même si importante à ses yeux, d’autant plus qu’il s’était déjà assied à ses côtés. . Il se doutait pourtant bien que son ami ne refuserait sûrement pas cette demande, seulement il ne voulait pas le déranger, la fatigue sommeillait peut-être déjà en lui, ce qui n’était absolument pas le cas d’Atlas atteint par l’adrénaline de ces retrouvailles. Le guérisseur s’était invité lui-même et ne voulait nullement lui manquer de respect en s’incrustant de cette manière. Il pouvait partir et laisser Oldarik se coucher pour mieux se retrouver le lendemain, il comprendrait parfaitement s’il refusait, même si la déception viendrait inévitablement s’enticher de lui. Cette rencontre tenait peut-être moins à cœur au nordique qu’au guérisseur, sans quoi il aurait dépassé ses craintes pour le chercher lui aussi, c’est une situation qu’il devait accepter : il avait cru comprendre que dans une relation, même en amitié, il y a toujours l’une des deux personnes bien plus attaché que l’autre.  La peur qui le dominait était plus de ne pas le revoir dans la journée que se perdre encore dans l’obscurité en voulant chercher la ville.
Je peux te laisser te reposer et revenir demain si c’est ce dont tu as envie

Atlas commençait à préparer l’action de se lever, appuyant ses mains pour se soulever selon la réponse qu’il obtiendrait. Réponse dont il n’était finalement plus si sûr. Il ne voulait vraiment pas partir, pas maintenant mais ne le montrais pas. Le choix du kelownien ne devait pas être influencé par les envies de l’orketa, mais de ses propres envies.


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(#) Re: [Atlas - Oldarik] Together  [Atlas - Oldarik] Together  EmptyVen 17 Nov - 15:13

TogetherEn quelques mois, Oldarik avait appris, sans l’aide de qui que ce soit, à se maîtriser, à contrôler un peu ses ardeurs et à se montrer un peu moins impulsif. Un peu moins. Avec son mentor, il s’était vite rendu compte qu’il fallait qu’au moins un des deux ait les pieds sur terre, un peu plus du moins. Et si intérieurement, il avait envie de sauter sur Atlas pour le serrer dans ses bras, pendant une période indéterminée, il ne laissait rien passer. Trop se dévoiler provoquait des situations souvent désastreuses. Et de toute façon, maintenant que le jeune guérisseur était là, maintenant qu’il lui disait que la fête sans lui n’était pas réellement une fête, qu’il l’avait cherché et attendu pendant longtemps, le Kelownien était bien décider à faire une chose qui le mettrait complètement à nu face à l’autre jeune homme. L’honnêteté, c’était la définition même de leur amitié, relation ou quelque soit le mot qui collait sur ce qu’il y avait entre eux. Il se devait d’être honnête avec lui et de ne pas se cacher, comme il l’avait fait depuis quelques jours. Bien que ce soit pour d’autres raisons. Souriant toujours, il lâcha finalement les rennes de sa jument pour venir caresser Uruk. Bon sang ce qu’il avait grandit ! Où était passé le louveteau qu’il avait vu à Alon ? Il le gratta derrière les oreilles et sur le sommet de son crâne avant de reposer son attention sur Atlas, gardant plus ou moins un œil sur sa monture qui n’était pas totalement rassuré par la présence du loup avec eux.

« Bien sûr, enfin ! Il y a suffisamment de place pour nous deux. Tu peux te servir aussi. Enfin, je n’ai pas cueillis grand-chose, mais c’est toujours ça. »

Heureusement, Oldarik se retint de mentionner la viande, sachant que son ami n’en mangeait pas. Là encore, ça avait été une chose qu’il n’avait pas très bien compris sur le moment, un tel régime alimentaire en Kelowna, ce n’était juste pas pensable. Mais après avoir longuement discuter avec lui sur le sujet, il avait fini par comprendre son point de vue. Il ne le partageait pas pour autant, surtout pas maintenant qu’il était en contact avec les Esprits, mais il le respectait. Et donc, pour l’encourager, il prit dans la petite réserve de fruits de son sac une pomme dans laquelle il croqua, sans quitter le plus jeune du regard. Son cœur s’affolait toujours autant, ses mains étaient moites et ses pensées divaguaient toujours autant, l’empêchant de réellement se concentrer sur ce qu’il devait faire, ce qu’il avait prévu de faire. Et quand il entendit Atlas lui dire qu’il pouvait le laisser et amorcer un geste pour se lever, le jeune disciple jeta presque sa pomme pour poser ses deux mains sur les épaules de l’orketa et l’empêcher ainsi de partir.

« Non ! Non… s’il te plais, reste… Maintenant que… je suis sûr que tu es là, je ne veux pas passer un soir de plus tout seul. S’il te plais… Je sais que je le mériterais pour ne rien t’avoir dit, ni d’avoir répondu à tes lettres et d’être rester dans mon coin… mais s’il te plais… En plus, je… il y a quelque chose que je voudrais te dire... »


Les mots lui avaient échappé, le prenant à son propre piège. Il n’avait plus vraiment le choix à présent, il devait lui dire. Il devait faire son aveu, comme il l’avait prévu. Enfin, il pourrait toujours trouver des portes de sorties si jamais… mais c’était revenir à lui mentir, ce qu’il se refusait justement de faire. Ravalant sa salive, il relâcha doucement le guérisseur en se pinçant les lèvres, s’excusant par la même occasion de cette pression soudaine. De quoi se flattait-il déjà ? Ah oui, du contrôle de soi et de son impulsivité limitée… Penaud et mal à l’aise, Oldarik alla ramasser sa pomme, qu’il décida finalement de donner à sa jument en la faisant rouler dans sa direction pour ne pas l’effrayer et reposa son regard sur le feu. Il regrettait déjà d’avoir ouvert la bouche. Surtout qu’il ne savait absolument pas comment il devait s’y prendre, et encore moins ce qu’il devait dire exactement. Enfin, si il devait lui dire ce qu’il avait sur le cœur, mais il craignait que ce soit justement trop. Trop confus. Trop absurde. Sans compter qu’il n’osait pas songer à ce qu’il se passerait après. Cet aveu était avant tout purement égoïste, il souhaitait le faire non seulement pour ne rien cacher à son ami, mais aussi pour ne pas avoir ce poids. Il n’avait jamais fait ça auparavant. Pour la simple et bonne raison qu’il n’avait jamais ressenti ça jusqu’à maintenant.

« C’est… je voudrais que tu m’écoutes jusqu’au bout, s’il te plaît… C’est la première fois que je fais ça... »

Une nouvelle inspiration, Oldarik n’arrivait pas à tourner la tête pour le regarder, ayant beaucoup trop peur de revenir sur sa décision, de ne plus être capable de se jeter à l’eau. Il avait le courage, là tout de suite, de s’exprimer, ce n’était pas pour se dégonfler.

« Il se passe quelque chose d’étrange quand je suis avec toi. Bon, tu le sais, en Kelowna, les choses sont différentes qu’ailleurs. Là-bas, les gens sont plus… rustres… on va dire. Les choses sont faites et vues au plus simple : La faim engendre la chasse. Les affronts engendre la guerre. L’ennuie… engendre la guerre. C’est très simple. Et là-bas… mes différences sont plus que marquées. Alors qu’en Orketa, je suis comme n’importe qui. Comme toi. En Kelowna, ou du moins dans ma famille, on a jamais appris à écouter ce qui se passe en dehors de l’épée et du besoin de se reproduire. Je n’ai pas le souvenir qu’une seule fois, l’amour ait été prononcé. Mon père a eut trois femmes dans sa vie, peut-être même qu’il en a eu une quatrième depuis que je ne suis plus là-bas, j’en sais rien. Il les a toujours pris jeunes et en formes pour pouvoir avoir des enfants. Et dans mes souvenirs, ma mère n’a jamais vraiment été très chaleureuse avec ses enfants. Et c’est toujours le modèle que j’ai eu sous les yeux. La question des sentiments de mes parents les uns envers les autres ne s’est jamais posée. Et jusque là, je ne savais pas si c’était normal ou non. Mais… maintenant que je te connais… quand je te vois, quand je lis tes lettres, je n’arrive plus qu’à penser à une seule chose : toi. Et c’est depuis que je t’ai rencontré que c’est comme ça. Jamais je n’avais ressentis ça pour un homme. Enfin, ce n’est pas d’être attiré par toi la surprise, je suis attiré par les hommes depuis toujours… c’est d’avoir… des sentiments pour toi. Ouais, je crois que c’est ça… C’est ironique, moi qui suis toujours avec les mots, je n’arrive pas à mettre ceux exact pour ce que je ressens pour toi. Enfin, si… je crois. Mais comme je n’ai jamais connu ça auparavant, je ne sais pas si… enfin… voilà… ce que je voulais te dire. »

Un très, trop, long discours pour dire si peu de choses. D’ailleurs, le disciple des Esprits n’était même pas certain d’avoir réussi à dire ce qu’il voulait, et encore moins de la façon dont il le voulait. Ceci dit, maintenant, il se sentait capable de regarder Atlas, bien que pas exactement dans les yeux, les mains croisées sur ses cuisses pour éviter de trop remuer, comme si après ce qu’il venait de dire, il avait peur que le guérisseur s’enfuit au moindre geste brusque.© 2981 12289 0
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(#) Re: [Atlas - Oldarik] Together  [Atlas - Oldarik] Together  EmptyDim 26 Nov - 12:37

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Atlas & Oldarik


an 150, 4ème jour de la fête de l'alliance

Atlas sourit en voyant Oldarik le retenir, deux mains posés sur ses épaules. Un geste qui montrait clairement l’affection qu’il portait pour lui, bien évidemment celle-ci était réciproque. Il ne put s’empêcher d’éprouver cette joie unique, celle d’avoir quelqu’un à ses côtés, quelqu’un qui compte pour lui et inversement.

« Non ! Non… s’il te plaît, reste… Maintenant que… je suis sûr que tu es là, je ne veux pas passer un soir de plus tout seul. S’il te plaît… Je sais que je le mériterais pour ne rien t’avoir dit, ni d’avoir répondu à tes lettres et d’être rester dans mon coin… mais s’il te plaît… En plus, je… il y a quelque chose que je voudrais te dire... »


Il ria légèrement en voyant son ami réagir ainsi. Si seulement il savait qu’Atlas pourrait lui pardonner n’importe laquelle de ses erreurs, passés comme futurs –excepté l’abandon– il ne réagirait peut-être pas de cette manière, mais c’était également pour cette raison qu’il l’appréciait tant. Il avait été pardonné avant même qu’ils ne se voient. Il se demanda même si ce n’était pas lui qui ne le méritait pas, sans raison particulière ceci-dit. Cela venait sûrement d’un certain manque de confiance en lui, c’était pour cette raison que les mots d’Oldarik le touchaient sûrement autant, comme lorsqu’il le suppliait de rester. Comment refuser une demande pareille, surtout venant de lui ?

Pourtant, ses derniers mots l’intriguaient. Il avait quelque chose à lui dire ?  Y avait-il un rapport avec cette Muire dont il parlait souvent ? Mais étrangement, l’instinct d’Atlas lui dit qu’il n’y avait aucun rapport là-dedans, et il comprit assez vite que le sujet allait être extrêmement sérieux en voyant son visage se décomposer. Cette vue lui fendit le cœur, il ne supportait pas de le voir dans cet état et ne pouvait qu’afficher une mine inquiète pour son ami. Etait-il arrivé quelque chose de grave ? Il passa une main sur son dos pour  tenter de le calmer, le caressant doucement.

« C’est… je voudrais que tu m’écoutes jusqu’au bout, s’il te plaît… C’est la première fois que je fais ça... »


Il lui fit un sourire rassurant, mais il le stoppa juste avant qu’il ne commence son récit

« Et c’est ce que je vais faire. Mais je vois bien que ce que tu as à me dire te travaille et j’aimerais que tu reprennes ton souffle avant. Quoi que tu me dises, je serais toujours là et j’espère que tu le sais n’est-ce pas ? »


Il hocha la tête, signifiant qu’il pouvait commencer, mais ce dernier détourna la tête. Il commença par dire qu’il se passait quelque chose d’étrange lorsqu’ils étaient ensemble. Ce qui étonna le guérisseur, ce n’était pas tant l’emploi de ce mot, Atlas ressentait la même chose mais cela était tout à fait normal pour lui : il n’était pas habitué aux relations sociales. Ce qui l’étonna réellement, c’est le fait que ce soit Oldarik qui le dise : avait-il fait quelque chose qu’il ne fallait pas ? Son comportement n’était-il pas normal ? La peur de faire des erreurs à ses côtés s’était envolée il y a longtemps, voulant profiter pleinement de cette relation et souhait être lui-même, sans avoir à faire attention aux « conventions » mais cela ne lui plaisait peut-être pas. En l’espace d’une phrase, les rôles s’étaient inversés : C’était Atlas qui angoissait maintenant.

Il continua en parlant de la vie en Kelowna. L’Orketa ne comprenait pas où il voulait en venir, il savait effectivement déjà tout ça : il lui en avait parlé à de nombreuses occasions. Arriva alors le moment où il lui dit qu’il avait  alors l’opportunité de devenir n’importe qui dans son clan. Pourtant, Atlas n’était pas d’accord avec cela. Certes, c’est jouer avec les mots mais à ses yeux, il était unique. D’ailleurs, il n’avait jamais vu la différence comme un mal, bien au contraire : nous le sommes tous tant par nos choix, nos origines, nos caractères, notre physique… et c’est par cela que le monde peut évoluer : à travers cette diversité, ces divergences au sein d’une société.

Il expliqua alors la relation entre ses parents et cela désolait toujours Atlas lorsqu’il en parlait, qui ne pouvait clairement pas comprendre cette manière de penser. Il était peut-être important de se reproduire là-bas, mais l’amour l’était bien plus. Finalement, il l’avait complètement perdu lorsqu’il annonça qu’il ne pensait qu’à lui. Il commençait à comprendre peu à peu le but de cette discussion, cela se confirma lorsqu’il révéla son attirance à son égard, mais surtout ses sentiments. Tout s’embrouilla dans son esprit, ne sachant quoi en penser. Il ne put écouter la fin, bien trop occupé à se poser des questions à lui-même sans obtenir de réponses. Les caresses qu’il effectuait plus tôt avaient cessé également.

Est-ce qu’il venait clairement de dire qu’il avait des sentiments, qu’il … l’aimait ? Non, il n’avait pas employé ce mot. Il essayait de se convaincre qu'il s'agissait de sentiments amicaux dont il faisait allusion, mais il n’était pas stupide pour autant, il arrêta bien vite de chercher des excuses.  Il ne se posa même pas la question de savoir s’il avançait ou non une plaisanterie, car il en connaissait déjà la réponse. Il n’avait même pas conscience qu’il aimait les hommes non plus, tout comme lui. Ils n’avaient jamais parlé ensemble de femmes ou d’hommes, mais jamais il ne l’aurait deviné. L’unique personne qu’il savait comme lui était Rahjan, une erreur de son passé. Malgré toutes les émotions qui le submergeait : la peur, l’incertitude, le doute… deux d’entre elles dominaient, écrasant les autres : la joie et le désir.  Pourquoi la joie et le désir ? Il n’en savait strictement rien. Que devait-il faire alors? Ils n’étaient qu’amis pourtant, non ? Le doute l’envahissait encore, et encore.

Il releva finalement la tête à son tour, plongeant son regard dans le sien, s’y perdant profondément une nouvelle fois. Il ne pouvait ouvrir la bouche, il ne pouvait sortir aucun son. Il ne pouvait effectuer aucun geste. Il était simplement paralysé de toute action, frappé par la saisissante vérité qui ne tarda à émerger dans son esprit. Toutes ces pensées, toute cette douleur, toutes ces craintes et tout ce manque qu’il éprouvait lorsqu’ils étaient séparés, tout cela devint clair dorénavant. Ce qu’il croyait être des sentiments amicaux n’en étaient pas. Il avait passé tout ce temps à se mentir à lui-même, dissimulant ce qu’il ressentait réellement, asservis comme toujours par la peur. La peur de le perdre.

En cet instant, il ne pensait plus à rien hormis à une unique chose. Une unique chose qu’il n’avait encore accordée à personne jusque-là.  
« Tu sais ce qui est réellement ironique ? C'est de découvrir seulement maintenant que depuis tout ce temps, je ressentais la même chose que toi »


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