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 Feu de Glace ❅ Zalera

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(#) Feu de Glace ❅ Zalera  Dim 12 Nov - 12:43


Feu de Glace



La nuit était tombée sur les terres glacées des Kelowniens. Un vent froid s’engouffrait dans les petites rues de mon village, un petit village non loin de Brinim. Au loin, j’apercevais ma maison où toute ma famille habitait. Du toit sortait une fumée annonçant qu’il y avait du monde à l’intérieur.

J’étais parti avec un groupe de guerriers attaquer un village en Orketa à la frontière de Kelowna. Les quelques guerriers vivant là-bas résistèrent un temps avant de tomber sous les coups de nos armes. En fouillant les maisons à la recherche de nos gains, j’étais tombé sur une jeune femme dont l’âge ne dépassait pas la vingtaine. Il y avait chez elle quelque chose qui me perturba comme cette gamine que j’ai sauvée quelques mois auparavant. La tuer m’était impossible, je ne saurai expliquer pourquoi. Alors, je la sortis brusquement de sa cachette, calmai sa vaine tentative pour appeler des personnes à l’aide d’un coup de baffe. Cette femme ne se débattait pas mais avait une résistance qui m’agaçait au plus haut point. Je la traînais sur le sol jusqu’à ce que je trouve une corde pour lui maintenant les deux mains jointent et qui lui permettait de marcher à quelques mètres derrière moi. Cette corde fut obligatoire pour qu’elle ne puisse pas s’enfuir. Je lui hurlais de se taire, mais rien à faire. Et un bâillon fut aussi nécessaire pour faire taire ses jérémiades. À moitié dévêtue par sa résistance, j’avais la ferme intention à la ramener à la maison et d’en faire mon esclave.

D’autres guerriers eurent un regard sur cette femme et je sentais qu’il voulait avoir cette chair fraiche mais il suffit que je mette un coup de tête dans l’un d’eux pour calmer leur ardeur. Personne ne la toucherait. Personne à part moi. Les premières nuits furent fraîches et je lui jetais une fourrure dessus afin qu’elle ne meure pas de froid. Je posais mon regard azuré sur elle, sans un mot, l’observais de l’autre côté du feu, la dévisageant d’un regard lubrique.

Les jours passèrent et les guerriers se dispersèrent. Ne restait qu’avec moi deux autres hommes qui habitaient dans mon village. Devant la porte, je m’arrêtai quelques secondes, prenant une grande inspiration avant de la pousser pour entrer dans la maison. La chaleur du feu se sentit immédiatement lorsque je posai le pied à l’intérieur. Ma famille était là, presque tous réunis. Assis autour d’une table, la conversation s’arrêta immédiatement et tous les regards se tournèrent vers moi et l’inconnue. Ma mère leva le regard et se figea lorsqu’elle vit la jeune femme attachée au bout de la corde avant de baisser le regard sur son repas.

Je suis rentré, dis-je froidement en tirant sur la corde pour la faire se rapprocher du feu.

Mon petit frère se leva pour m’accueillir et me donna une tape sur l’épaule à laquelle je répondis d’un coup de poing sur l’épaule aussi avant de l’attraper pour lui passer un savon. Ma sœur se mit à rire silencieusement, mais ne lâchait pas du regard ma nouvelle propriété. Alors que mon frère tentait de se libérer, Ingham tapa d’un poing sur la table sans me lâcher du regard, nous faisant nous libérer de notre étreinte brusque mais fraternelle.

C’est quoi ça ?  Demanda-t-il en faisant un simple signe de tête en direction de l’inconnue, ne faisant rien pour masquer son dédain.

Elle est à moi.

C’est à toi ? Je ne vais pas nourrir une autre putain de bouche ici pour ton bon plaisir Rhazek.

Mon regard froid s’arrêta un temps sur mon père avant que je ne sorte et de ma besace et ne jette un sac rempli de pierres précieuses que j’avais récupéré dans le village quelques jours plus tôt. C’était une façon de le payer. J’en avais gardé une partie pour moi car j’étais en train de construire, avec les biens ramenés de mes pillages, une maison là où les restes de murs en pierre solide étaient posés. Elle semblait être presque finie, mais j’attendais l’aval du charpentier pour en prendre entièrement possession. Vivre avec mon père devenait de plus en plus intolérable. Mon père n’en savait rien pour cette maison car il risquait de ne pas apprécier.

T’as ton dû.

La maison possédait une grande pièce principale où le centre était un grand feu, il y avait une ouverture, un conduit au-dessus qui amené immédiatement le toit. La table où était le de sa famille était juste à côté du feu. La pièce avait une cuisine de l’autre côté où étaient accroché des diverses viandes en train de sécher, des légumes et autres plantes. Dans le fond de la pièce une sorte de salle d’eau et à côté des escaliers menant à l’étage. A cet étage, trois pièces plus ou moins grandes. La plus grande était celle où dormait mon père et son esclave. Habituellement, je dormais avec mon frère absent et les deux autres de la fratrie ensemble.

Tirant sur la corde, je ramassais dans la cuisine de quoi manger ainsi qu’un pichet de vin avant de me diriger vers l’escalier. Je n’avais pas envie de m’éterniser avec eux, pas ce soir, pas après des jours de marches. Montant les marches, j’entendais les discussions reprendre calmement comme si de rien n’était. Ouvrant la porte, la chambre était chauffée par le conduit de cheminée central et ne possédait d’une bougie sur le point de s’éteindre. La pièce était assez grande pour avoir une vasque d’eau remplie, quelques linges à côté, un grand lit et une sorte de commode et deux chaises. Il n’y avait aucune décoration dans cette pièce, rien qui rendait la pièce chaleureuse.

Brusquement, je la fis s’asseoir sur le lit, posai mes trouvailles sur le lit et le sol puis alla allumer d’autres bougies pour avoir plus de lumière dans la pièce afin de mieux l’observer. Une fois fait, je m’adossais contre un mur, les bras croisés.

T’as un nom ?

C’étaient les premières paroles calmes que je lui adressais depuis sa sortie de son placard. Elles n’étaient ni froides, ni chaleureuses, il n’y avait aucune animosité dans ma voix mais ce quelque chose d’inquiétant que chaque esclave avait dû ressentir une fois dans leur vie.

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(#) Re: Feu de Glace ❅ Zalera  Dim 12 Nov - 16:34


Feu de Glace




Nous étions sur la route depuis quelques jours déjà. Ou plutôt, je me faisais traîner sur la route depuis quelques jours déjà. Le barbare qui m'avait enlevée à mon village et ma famille sans vergogne m'avait fait sienne. Et dieu sait que je m'en suis débattue, mais j'avais abandonné tout espoir.

Il m'avait trouvée cachée dans un placard dans la maison de la couturière, qui avait fui les lieux dès que le combat avait commencé. Figée, le seul réflexe que j'avais eu était de me cacher dans ce foutu placard, qui m'a condamnée. Si j'avais couru, j'aurais pu m'enfuir, ou mieux, mourir. Au moins je ne serai jamais tombée aux mains rêches de ce sauvage. Il m'a extirpée de ma planque par le bras, me tirant comme si j'étais un vulgaire cadavre qu'il était nécessaire de déplacer. Je me laissai faire en sanglotant, et quand nous passâmes la porte, je vis l'ampleur du massacre. Tout le monde était mort, et ils restait un ou deux agonisants. Ma tutrice et allongée là, le crâne fendu en deux. L'espace d'une seconde, je me demandai s'il ne valait mieux pas que j'aie fini comme elle. Dans la détresse, j'avais oublié le plus important. Tahert. Alésiah.

NON! hurlai-je, TAHERT, ALÉSIAH! QUELQU'UN! AID...
Je n'ai pas eu le temps de finir ma phrase que l'homme me cingla le visage d'une force qui arracha le souffle de mes poumons si fort que je n'eus même pas la force de crier. Je tentai de me débattre, le frapper, le griffer. Je cherchai des points faibles, des blessures, pour les rouvrir avec mes ongles, mais en vain. Je gesticulai dans tous les sens, et je sentis sa force autour de mon bras se multiplier. Il me ramena vers lui violemment, arrachant la moitié de mes vêtements, et m'attacha à une corde.

J'étais nue. Dénuée de tout respect. Je retrouvai un peu de force pour hurler, mais il me réprima immédiatement en m'intimidant, me hurlant dessus. Il finit par me bâillonner, et j'abandonnai tout espoir. Nous étions désormais sortis du village, et tout espoir était perdu. Je me suis abandonnée à lui, et me suis réfugiée dans mes pensées et mes souvenirs pour éviter de penser à la souffrance physique que j'endurai. Je n'avais même plus la force de pleurer tellement j'étais fatiguée et j'avais froid, puisque mes vêtements n'en étaient plus.

Je revins parfois à moi, et aperçus les autres sauvages Kelowniens me dévorer du regard. Ça ne durait cependant que quelques secondes, ils croisaient le visage de mon ravisseur et finirent par baisser les yeux. Il ne me négligeait pas entièrement, d'ailleurs. Ou alors avait-il seulement pitié de ma condition, si cet homme était capable de ressentir de tels sentiments. Il me couvrait de fourrures, car le voyage était long et froid, et je commençai à penser qu'il m'avait enlevée pour une raison et non pas seulement m'humilier ou me torturer.

Nous arrivâmes devant une chaumière, et de la lumière en sortait. Enfin, nous allions être au chaud. Mais qu'est-ce qui m'attendait là-dedans? Tous les scénarios possibles et inimaginables envahirent mon esprit: je n'étais qu'un butin de guerre destiné à être massacré autour d'un âtre, ou pire: destinée à devenir esclave pour le restant de mes jours d'une famille de barbare, frappée, violée...

Il ouvrit la porte et je fixai le sol, serrant ma fourrure dans mes mains, la pressant contre moi. On voyait mes jambes et mon sexe était à peine caché. Je n'osai lever les yeux, je ne savais même pas qui était dans la pièce que nous venions de pénétrer. L'homme à mes côtés grogna de sa voix rêche qu'il était "rentré". Où? A sa femme? Ses enfants? Ses parents? Son chef de clan...? Un garçon plus jeune vint chahuter avec, me bousculant un peu sur le côté.

C’est quoi ça ? lança une voix hargneuse et massacrante, encore plus que celle de mon bourreau, ce qui m'effraya. Suite à cela, je fermai les yeux et retins ma respiration. Je n'osai rien dire ni faire, mais je savais que si je restai auprès de celui qui m'avait enlevée, j'étais en sécurité. S'il avait voulu me tuer, il l'aurait fait depuis longtemps. Je sentis sa poigne se resserrer.

Elle est à moi, lança-t-il à l'autre homme.

Je relevai timidement la tête en voyant qu'il prit ma défense, et les deux se ressemblaient. Il y avait aussi une femme, qui fixait son repas. Je mourrais de faim. Je me mis à gratter le poignet, brûlé à cause de la corde, et gémit de douleur discrètement. Je priai pour que personne ne m'ait entendu à ce moment-là.

C’est à toi ? Je ne vais pas nourrir une autre putain de bouche ici pour ton bon plaisir Rhazek.

Charmant. Un silence gênant s'installa, et je me rapprochai du fameux Rhazek, je pouvais enfin mettre un nom sur son visage. Je cherchai un peu de réconfort en sa présence, pour des raisons qui m'échappent toujours. Au moment ou je me suis rapprochée de lui et où mon corps touchait à nouveau le sien, il se dégagea pour sortir quelque chose de son sac et me bouscula à nouveau. Discrètement, j'y ai jeté un coup d’œil, et il s'agissait de pierres précieuses que notre village avait trouvé, une sorte de trésor que nous gardions. J'eus un pincement au cœur en repensant au village anéanti, mais je pris le dessus sur mes émotions et décida de relever la tête. Il les jeta comme de la vulgaire pacotille sur la table en direction de l'homme attablé, grommelant quelque chose que je n'ai pas saisi.

La pièce était spacieuse, et j'appréciai la chaleur du feu de la demeure. Je me risquai à observer les lieux, et je me suis aussi surprise à loucher sur la nourriture. J'ai ressenti l'irrépressible besoin de manger, et ai hésité à voler un morceau de pain quand Rhazek tira sur la corde, me faisant trébucher. Je me suis rattrapée et l'ai suivi docilement, en jetant un regard aux personnes attablées, sans sourire, en essayant d'implorer de la pitié. Mais ils semblaient insensibles, et me jugeaient. Je serrai les dents et détournai le regard alors que je commençai à monter les escaliers.

Nous entrâmes dans une pièce qui semblait être une chambre, qui, dieu merci, était chauffée par l'âtre du rez-de-chaussée. Il y avait aussi une bougie qui avait été dévorée par les flammes et qui menaçait de s'éteindre. Rhazek me jeta sur le lit et s'affaira d'allumer de nouvelles bougies, alors que je baissai les yeux et rajustai ma fourrure qui dévoilait encore une fois ma féminité. Je le fixai, et lorsqu'il croisa mon regard, il ouvrit la bouche pour me parler. Il était calme, et son ton était neutre, ce qui m'étonna.

T'as un nom?

J'haussai un sourcil, et plongea mon regard dans le sien avant de baisser les yeux de nouveau. Il n'y avait plus de véhémence dans son regard ou sa voix, et ma haine pour lui s'effaçait presque. Presque. Je tendis les mains vers lui, regardant la corde. Heureusement qu'il avait enlevé mon bâillon quelques heures plus tôt. Je devais oser lui tenir tête immédiatement. Sinon, il prendrait le dessus sur moi pour toujours.

Peut-être. Mais j'ai faim, et j'ai soif. Et j'ai froid. Et vous me traînez depuis des jours et des jours comme une... comme une merde.

Je relevai la tête et ravala ma salive, plongeant mon regard dans le sien.

Donc, je pense que c'est à moi de poser les questions, osai-je avant de tourner la tête vers la porte et serrer les dents, de peur de représailles.






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(#) Re: Feu de Glace ❅ Zalera  Dim 12 Nov - 19:29


Feu de Glace



La jeune femme tendit ses mains vers moi avant de parler. Écarquillant les yeux étonnés par ses paroles, j'eue immédiatement un éclat de rire, surpris mais amusé de voir quel moulin à paroles j'avais en face de moi. Mes bras se décroisèrent et une de mes mains se glissa lentement sur le haut d'une de mes hachettes encore attachées à ma ceinture. Mon bras libre se posa sur la commode. Elle m'avait provoqué en me tenant tête et cette idiote finirait par comprendre à qui elle avait à faire. Les flammes des bougies vacillaient régulièrement donnant une ambiance tamisée qui rendait la scène angoissante. Que se passerait-il si les lumières s'éteignaient?

Une merde? Nooon ... Une jument oui, dis-je un sourire narquois et mauvais déformant mon visage.

Ne la lâchant pas du regard, ce sourire s'effaça et mes yeux impassibles la dévisagèrent. L'envie de la remettre à sa place et la faire taire me démangeait mais je voulais voir jusqu'où cette petite femme était capable d'aller. Pourtant, la laisser faire trop longtemps lui ferait croire que je n'avais aucune poigne et aucune autorité. Or, il y avait quelque chose chez elle qui me perturbait. Il fallait que je la possède entièrement et cela me dépassait mais la pénombre ne laissait rien entrevoir.

Allons donc. Tu ... Penses ... Avoir le droit de poser des questions? Demande-je pris de soubresaut que je tentais de retenir avant de finir par rire à nouveau.

Au moins, elle savait m'amuser. Finissant par m'asseoir sur une chaise dans un coin de la pièce, j'attrapai le pichet de vin et en bu une rasade alors qu'elle mourrait probablement de soif. Je laissais la question en suspens quelques secondes avant de reprendre.

Et bien pose les... Tes questions.

Ma voix fut soudainement dure et sans compassion. Cette jeune femme ne comprenait pas où elle avait mis les pieds et piaillait comme si elle se croyait être libre. Elle n'avait pas conscience de sa situation. Je ne savais pas pourquoi, mais je lui donnais une chance, une courte de chance d'apprendre à se taire avant de lui montrer de quel bois je me chauffe. Mais la situation m'enjouait et me faisait rire de la voir ainsi parler, presque comme si elle venait de subir un outrage. Il n'y avait pas grand chose à dire, elle était en vie, si elle tenait tant à mourir, je lui ferais ce plaisir.

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(#) Re: Feu de Glace ❅ Zalera  Lun 13 Nov - 16:01


Feu de Glace




Aussitôt avais-je ouvert la bouche après tout ce temps terrée dans mon mutisme, je le regrettai. J'avais esquivé son regard immédiatement après avoir parlé, et heureusement, car je sentis ses yeux rivés sur moi, et ses bras bougèrent. Je commençai à me raidir, prête à recevoir un coup, il ne fit rien.
Étonnée, je reportai alors mon regard vers lui. Il avait juste changé de position, et avait un regard amusé, comme si j'étais une sorte d'attraction pour lui. C'était la première fois je prenais le temps de le détailler. Il était grand, musclé, et ses yeux que j'avais déjà croisés plus tôt étaient encore plus beaux sous le feu des flammes vacillantes des bougies. C'était un bleu que je n'avais jamais vu avant. Presque un bleu de glace, mais pour autant son regard était tout mais froid. Il était brûlant. Intriguant, presque excitant. Brûlant.
Je me suis surprise à le trouver beau. J'étais presque physiquement attirée par lui, même s'il ne prenait visiblement pas soin de lui, à part peut-être de sa pilosité faciale. Sa barbe était magnifiquement bien taillée et lui donnait un charme auquel je ne résistais pas. Et le pire, c'est qu'il me souriait. Mais ce n'était pas un sourire qui voulait dire qu'il m'appréciait, plutôt qu'il se moquait de moi.

Une merde? Nooon... Une jument oui, lança-t-il, sérieusement amusé.  

Clairement, je préférai être une moins que rien à ses yeux qu'un objet sexuel de ses fantasmes tordus. Je serrai les dents, insultée, et quand je vis l'expression sur son visage je compris qu'il ne valait mieux pas que j'en rajoute. Soit il allait m'en foutre une, soit me violer. Après tout, c'était un Kelownien, je ne sais même pas pourquoi je m'attendais à ce qu'il soit autre chose qu'une brute sans vergogne et avec un minimum de respect pour les femmes.
Il ne me lâcha pas du regard, et j'essayai de maintenir le contact visuel aussi longtemps que possible, mais je n'y arrivai plus. Il était beaucoup trop intimidant. J'avais baissé mes mains au-dessus de ma féminité, comme pour la protéger au cas où, et ferma mes poings sur eux mêmes.
Il finit par briser le long silence qui me mettait mal à l'aise, toujours en me fixant.

Allons donc. Tu... Penses... Avoir le droit de poser des questions?
continua-t-il en riant.

Ses moqueries me mettaient hors de moi, mais je me retins de le confronter par pure peur. Mon frère et ma sœur m'avaient pourtant appris que, pour être une vraie femme, il fallait tenir tête aux hommes qui nous faisaient peur. En y repensant, je ravalai un sanglot. Le souvenir était assez drôle en soi, mais l'idée que ma seule famille était morte...

Et bien pose les... tes questions,
enchaîna Rhazek peu de temps après, m'arrachant à mes souvenirs, d'une voix intraitable, effrayante pour moi. Je plongea mon regard dans le sien, le visage neutre, mais j'essayai cependant de lui montrer que je n'avais pas peur. Je souris faiblement et haussa les sourcils. Son regard était toujours plongé dans le mien, impassible. Le duel de son regard bleu glacial et du mien, vert fier, charmant, apportait une tension palpable dans la pièce et presque électrique, voire sexuelle.

Pendant l'espace d'un instant, je ne considérai même pas l'idée de répondre tant j'avais peur. Il venait de boire un peu de vin, et sa main était si serrée autour de son verre... Mais l'instinct de survie me rattrapa.

Non.. Pas de questions, au final. Je n'oserai pas vous indisposer, Monsieur, répondis-je d'un ton un peu trop ironique et passif-agressif, insistant sur la fin de la phrase. Encore une fois, j'ai faim et j'ai soif, et j'ai mal aux poignets Rhazek. Tu ne voudrais pas d'une femme handicapée, affamée, voire morte, pour te servir, si? risquai-je.

Ma peur intérieure finit par se manifester. Je fermai les yeux rapidement et fixai mes mains, serrant ma fourrure contre moi, tremblante. Je savais que je devais lui tenir tête, que je devais m'affirmer. Je ne l'avais jamais fait jusqu'ici, car c'était ma soeur et mon frère qui le faisaient à ma place. Mais je me devais de leur rendre ce qu'ils avaient fait pour moi, même s'ils étaient morts.

Mes pensées me rattrapèrent, et je réprimai une nouvelle fois mes larmes.






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(#) Re: Feu de Glace ❅ Zalera  Lun 13 Nov - 20:19


Feu de Glace



Elle essayait de soutenir mon regard mais finissait toujours par le ramener sur ses mains liées qui se posait rapidement sur sa poitrine que j'observais un temps, désireux de voir plus que cela. Je ne connaissais pas ce que certain appelait le désir de la chair, du corps. Je ne voyais en cette femme, comme en une autre d'ailleurs, le moyen d'apaiser cette tension qu'elle provoquait en moi. Le plaisir charnel, surtout le sien, un truc de femmelette qui ne m'intéressait guère.

Je ne m'apercevais pas de ses petites réactions, je ne voyais pas cette once mais vaine tentative de rébellion étouffée immédiatement dans l'œuf par son intelligence. Son regard était humide, en proie à quelques souvenirs, en proie à la souffrance dont je me moquais. Je me voyais, le moment où elle allait ouvrir à nouveau la bouche, me lever pour lui donner une gifle qui la ferait se taire pour les jours à venir. Mais ce petit bout de femme se ravisa rapidement à poser ses questions.

Monsieur? On ne m'avait jamais appelé ainsi et cela brossait mon absence de modestie dans le sens du poil. Définitivement, cette femme me faisait rire et je lui faisais comprendre en riant à cette phrase mais cela ne m'atteignait pas. J'étais un guerrier, pas un pompeux. Elle me rappela qu'elle était toujours affamée, assoiffée et liée à sa corde. Elle osa même m'appeler par mon prénom et trouver une plaidoirie en sa faveur qui faisait sens pour le commun des mortels mais pas pour un Kelownien.

Je la changerai, ça ne manque pas,  répondis-je avec le même sourire mauvais.

L'armure de cuir que je portais commençait à me déranger, surtout pour la suite. J'étais quelque peu fatigué mais l'envie de la posséder commencer à se faire durement ressentir. Je me relevais puis m'approchais d'elle pour attraper son visage d'une main par le menton afin de redresser son regard pour qu'il ne puisse pas fuir le mien.

Tu n'es pas si stupide que ça finalement, c'est bien. Ose me défier encore une fois et je te marquerai au fer rouge.  

De ma hauteur, se resserrait un peu cette poigne avant de laisser tomber ma main mollement. Mon verre à la main, je le terminai d'une traite avant de le remplir à nouveau pour le tendre vers la jeune femme. Mais avant que je ne le lui lâche, je lui adressais à nouveau des paroles lourdes de sens, concernant sa condition.

Tu mangeras quand je te le dirais, tu boiras quand je te le dirais et je te libérerai de tes liens quand je serai certain de ta docilité, est-ce bien clair?

Une fois certain qu'elle ait bien compris les enjeux de sa vie future, je lui permettais d'étancher sa soif. Je me dirigeai vers la commode pour commencer à enlever le cuir qui protéger mes avants-bras puis détachais les lanières pour ôter le plastron de l'armure que je posais proprement sur la chaise. Et tandis que j'ôtais mon armure, je lui adressais ses paroles en lui jetant de temps en temps mais régulièrement des coups d'œil :

Tu es à moi, maintenant. Tu m'appartiens. Je t'ai donné le droit de vivre. Si la vie que je t'offre aujourd'hui ne te convient pas, dis le moi tout de suite pour que je puisse t'achever.  

Je prenais mes deux hachettes et la regardais, attendant de voir si elle réagirait à mes paroles. Puis, je les posais sur la commode, me donnant l'impression d'être nu sans elles. Finissant d'ôter le reste de mon armure, je me retrouvais simplement dans une tunique et un pantalon large tenue par un ceinturon. J'attrapais un petit couteau posé sur la commode et poussais la chaise pour m'approcher du lit et de ma nouvelle propriété. M'asseyant à nouveau, j'attrapais une épaule de cochon séchée bien entamé et en découpais quelques tranches que j'avalais en quelques bouchées.

Personne ne lèvera la main sur toi,  continuai-je calmement, le ton de ma voix sonnant durement, personne ne te touchera, à part moi. Je tuerai quiconque le fera.

Mes yeux pourtant froids s'embrasèrent: "ce dont tu t'empares est tien", ainsi était l'adage. Personne d'autre que moi ne pourrait l'avoir. Je lui tendis une tranche épaisse du jambon sec, continuant de la fixer, continuant de parler.

Je ne te ferai pas de mal, sauf si tu m'y obliges. Alors obéis-moi. Tu apprendras vite que nous autres Kelowniens ne punissions pas les autres, cela se termine souvent six pieds sous terre. Alors maintenant, tu vas me dire qu'elle est ton nom.

J'attendais qu'elle me donne son nom pour lâcher le morceau de jambon que je lui tendais. Je ne poserai pas une nouvelle fois cette question, quitte à lui donner un nom lambda, mais tout acte de rébellion serait difficilement punissable. Et pourtant, au fond de moi, je ne voulais pas la tuer. Ce regard vert émeraude avait brisé quelque chose en moi que je haïssais. Je haïssais cette sensation-là et rien n'arrivais à m'apaiser de donnant l'impression d'être en proie à des sentiments contraire. La frapper pour que ce regard hypnotisant ne cesse de me perturber et la protéger ... Même de moi.

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