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 Vous êtes mon seul espoir • Priam

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Shirin
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(#) Vous êtes mon seul espoir • Priam  Mer 3 Jan - 0:04

Priam & Shirin

6ème mois de l'année 150

Aujourd’hui, Shirin était de corvée.  Être apprentie ne signifiait pas seulement passer ses journées à apprendre à sa battre ou étudier. Certains services devaient être rendus à la communauté ; des services plus ou moins plaisants à faire. Quand il ne s’agissait pas d’aller récurer les écuries ou de nettoyer les armes et tenues de combat, d’autres missions pouvaient encore venir spontanément à l’esprit des formateurs. Ce matin-là, Shirin s’était levée en se préparant à passer l’après-midi fermée dans l’armurerie à nettoyer les armes une à une. Et qui n’a jamais fait une telle chose ne peut pas se douter à quel point c’est fastidieux. Pour la Shisayo, le pire restait le nettoyage des armures. Certains guerriers étaient si soucieux de leur image qu’ils n’auraient pas accepté la moindre éraflure ou que demeure une seule tache. Mais lorsque Shirin se présenta à l’armurerie, Saleem était déjà occupé à nettoyer le matériel à sa place. Il lui indiqua aussi qu’un intendant avait besoin d’elle pour une tâche particulière. Intendant qu’elle chercha pendant une bonne demi-heure avant de le trouver. Il lui indiqua le nom d’un garçon d’écurie, en fit une brève description, expliqua qu’il avait disparu depuis trois jours et lui demanda d’aller le chercher. Trois jours ! Shirin avait besoin d’indices pour savoir où le chercher. L’intendant lui indiqua le nom de quelques tavernes dans lesquelles le jeune homme était susceptible de se trouver et la laissa seule avec la mission qui l’attendait. Shirin n’avait pas d’autre choix. Elle devait obéir, même si la mission en question lui semblait aussi insultante qu’insignifiante. Depuis quand devait-elle jouer les gardiennes d’enfant ?

Elle prit donc le chemin des tavernes tout en cachant de son mieux son mécontentement. Une pluie torrentielle tombait sur la ville. La jeune apprentie en regrettait presque ses armures et l’exigence des guerriers. Bientôt, le chemin pavé d’une allée principale ne tarda pas à laisser la place à une ruelle boueuse. Shirin se rapprochait du quartier dans lequel se trouvait la première taverne mentionnée par l’intendant. Elle avait dû s’y reprendre à deux fois et demander à plusieurs reprises son chemin. Elle connaissait la ville, certes. Mais la Citadelle était si grande qu’il aurait presque fallu une éternité pour en connaître les moindres recoins. Or, Shirin n’était là que depuis trois ans et la plupart du temps trop occupée pour prendre le temps de visiter. D’autre part, les tavernes n’étaient pas son lieu de prédilection. Elle finit par pousser la porte de la première et ôta sa capuche en même temps qu’elle franchissait le seuil. Ils avaient beau être encore en pleine journée, un monde fou occupait le lieu. Shirin pinça le nez devant l’alcool qui coulait à flot et l’évident état de dépravation dans lequel se trouvait la plupart des clients. Elle n’était pas du tout dans son élément et prit la direction du bar en se faisant le plus discrète possible. Elle interpella celui qui semblait être le propriétaire du lieu et lui demanda s’il avait vu le jeune homme qu’elle recherchait. « Il s’appelle Koda. Il doit faire à peu près ma taille et travaille aux écuries. » L’homme tapa du plat de la main sur le bar. « Si je le connais ? Il vient à chacun de ses jours de repos et met un bazar monstre dans ma taverne ! Je l’ai jeté dehors ce matin. » Shirin tourna les talons et s’apprêta à sortir. L’air devenait irrespirable et elle n’avait plus rien à faire ici. L’homme la rappela avant qu’elle n’ait franchi le seuil. « Essayez au Sanglier Fringuant, deux rues plus loin ! » L’apprentie hocha la tête et rabattit sa capuche avant de sortir.

Un temps encore plus horrible l’attendait dehors. Elle réussit toutefois à se frayer un chemin à travers les gouttes d’eau et les passants. C’est ruisselante et gelée qu’elle entra dans la seconde taverne, pour en ressortir une minute plus tard toujours seule. Une chose était sûre, quand elle trouverait le fameux Koda, et quel que soit son âge, elle lui ferait sévèrement mordre la poussière. Dix bonnes minutes de marche la menèrent jusqu’à une autre taverne indiquée par l’intendant. Elle adressa une prière à l’âme du désert avant d’entrer. Qu’elle puisse endurer l’horreur de ce lieu et trouver celui qu’elle cherchait. Elle fut surprise, en entrant, de découvrir qu’il y avait beaucoup moins de monde que dans les tavernes précédentes et un relatif calme. Elle savoura cet environnement moins contrariant et entama ses recherches. Recherches qui la conduirent devant une salle dans laquelle semblait se tenir une réunion privée. Elle la dépassa sans un regard ; regard qui tomba finalement sur un jeune garçon dont la chevelure oscillait entre le roux et le blond. Il était avachi sur une table. Shirin s’avança d’un pas décidé. « Koda ? » Il leva la tête et son regard vitreux se posa sur elle. Il devait avoir à peine quelques années de plus qu’elle. « … Hum ? » Elle le foudroya du retard et l’attrapa par la col avant de le tirer jusqu’à un grand bac rempli d’eau et certainement destiné, soit à la vaisselle, soit pour la toilette des clients, et lui plongea la tête dedans. Quand elle le relâcha, il vint s’appuyer contre le mur et s’écroula avant de commencer à ronfler. Shirin lui donna un léger coup de pied. Pour réponse, elle n’eut droit qu’à un immonde grognement. Le garçon avait une tâche suspecte sur la joue et sentait si mauvais qu’elle n’avait pas envie de le porter jusqu’aux écuries. Elle ne voulait pas être associée à un tel déchet ou se fatiguer pour lui.

Elle remarqua alors un visage connu dans la salle de réunion. Celui du chef de clan des Pankaras. Derrière lui, se tenait sa garde du corps. Shirin les fixa un instant. Elle ne pouvait pas le déranger. C’était pourtant une occasion en or. Elle avait vraiment besoin de ses conseils. Son point faible, ne pas savoir nager, lui porterait bientôt préjudice lors d’entraînements. Elle ne voulait pas que cela se sache. Or, il était le seul Pankara qu’elle croisait régulièrement à la Citadelle et dont elle était sûre de recueillir des conseils avisés. Elle ne pouvait pas demander à Augias. Certainement pas. C’était donc le seul. Une serveuse passait non loin avec un plateau chargé de chopes à l’intention du petit groupe. Shirin saisit l’occasion. Elle s’avança vers elle. « Vous semblez très occupée ! Je vais leur apporter... » Une fois le plateau dans les mains, Shirin prit la direction de la salle privée. Elle entra et commença à faire le tour de la table en distribuant les chopes en bois grossier. Au fur et à mesure qu’elle se rapprochait du chef de clan, elle perdait en assurance. Elle repensa à l’entraînement dans un lac qui l’attendait deux semaines plus tard et se ressaisit. C’était une fille du désert qui connaissait peu de choses aux environnements aquatiques. Elle s’imaginait qu’il suffisait d’une règle simple pour savoir nager et elle était bien décidée à la connaître. Et puis, elle n’avait rien trouvé dans les livres. Arrivée au niveau du guerrier et de sa garde du corps, elle s’arma de son sourire le plus résolu. « Bonjour ! C’est un honneur de vous revoir à la Citadelle ! Auriez-vous un instant à m’accorder un peu plus tard dans la journée ? » Elle déposa ensuite une chope devant lui. « Voici votre vin. » Cette fois, elle ne le laisserait pas l'ignorer.
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(#) Re: Vous êtes mon seul espoir • Priam  Jeu 4 Jan - 15:46

Tirant sur ma néréide, j'écoute le marchand de soie que j'essaie de convaincre d'envoyer plus de caravanes m'expliquer le pourquoi du comment il ne peut accéder à ma requête. Selon lui les routes ne sont pas sûres et envoyer plus de caravanes aboutirait à un déficit pour lui. Pff, mensonges. S'il veut plus de soldats pour assurer la sécurité de son chargement qu'ils me le disent directement au lieu de m'inventer des histoires. Je laisse s'échapper un nuage de fumée blanchâtre du bout de mes lèvres puis me redresse.

- Écoutez, je vais vous fournir 5 soldats supplémentaires et je m'engage à vous remboursez en cuir de baleine un dixième de votre marchandise si vous subissez des pertes.

L'homme, gros et gras, caresse sa moustache tout aussi imposante que son énorme corps en étudiant mon offre.

- J'accepte vos hommes mais je veux que vous me remboursiez 50 % de ma marchandise.

Je réprime un grognement en tirant à nouveau sur ma néréide. Saloperie, il a bien conscience de la valeur du cuir de baleine et souhaite en avoir le plus possible.

- 30 % et parmi les 5 soldats je vous mets un manieur de masse d'armes.

Le marchand me fixe de ses petits yeux noirs avant d'hocher la tête.

- Très bien, j'accepte d'augmenter la quantité de mes caravanes pour votre clan.

J'écrase ma néréide sur un coin de la table puis adresse un sourire quelque peu forcé au marchand avant de tremper la plume qu'il me tend dans l'encrier puis j'appose ma signature sur son document. Une jeune femme fait son entrer dans la salle et commence à déposer devant chacun une choppe de vin. Quand vient mon tour, je pose mes yeux sur elle. Shirin. Décidément la gamine du désert est partout. Elle ne manque pas de toupet en me demandant de lui accorder un peu de mon temps. Que croit-elle ? Que je viens à la Citadelle pour passer du bon temps ? Même s'il est vrai que je participe quelques fois à des tournois et jeux de boissons. Je jette un coup d’œil au marchand puis m'approche de l'apprentie:

- Je t'ai déjà dis que tu perdais ton temps avec moi, gamine. Tes instructeurs sont donc si inutiles pour que tu vienne voir un chef de clan ?

Sans lui laisser de répondre, Anna l'attrape par le bras et la raccompagne à l'extérieur de la taverne.

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(#) Re: Vous êtes mon seul espoir • Priam  Ven 5 Jan - 22:41

Priam & Shirin

6ème mois de l'année 150

Le bruit de la pluie qui tombait sur le toit de la taverne provoquait un tel vacarme que Shirin crut un instant que le chef de clan Pankara n’avait pas pu l’entendre. Elle fut pourtant surprise quand elle le vit se tourner vers elle. Elle se rapprocha un peu pour mieux entendre ce qu’il allait lui dire. C’était peut-être bien la première fois qu’il ne l’ignorait pas complètement. Serait-il prêt à lui venir en aide ? Elle ouvrit de grands yeux pleins d’espoir jusqu’à sentir quelqu’un l’attraper par le col. Quelques centimètres de plus et ses pieds auraient pu décoller du sol. Elle se cramponna tant bien que mal à la table. « Je t'ai déjà dis que tu perdais ton temps avec moi, gamine. Tes instructeurs sont donc si inutiles pour que tu viennes voir un chef de clan ? » Cette fois, c’est par le bras que Shirin sentit la garde du corps l’attraper. Elle se débattit tant bien que mal. Ce n’était pas qu’une « gamine ». Elle avait suivi une formation de guerrière à Semara, avait été choisie par son clan pour devenir apprentie de l’Ipa. Cinq parmi tant d’autres jeunes. Elle se tourna vers le chef de clan, mais sa vision était déjà en partie obscurcie par le corps massif de la femme chargée de la raccompagner, ou plutôt de la jeter, à l’extérieur de la taverne. Elle ne se laisserait pas faire, ça non ! « Lâchez-moi, j’ai tous les droits de me trouver ici. C’est même l’intendant Alhuïn qui m’a envoyée en mission ! » Une mission peu valorisante, certes, mais une mission officielle tout de même. Le jeune homme qu’elle était venue chercher continuait de ronfler avachi sur une table quelques mètres plus loin.

Une fois jetée à l’extérieur, Shirin commença à faire les cent pas devant la taverne, dont la porte était désormais clause. Mais c’était douter de sa volonté que de la croire capable de renoncer aussi rapidement et de juste, docilement, rentrer. La pluie tomba à verse sur elle et de fines gouttes vinrent ruisseler le long de son visage. Trempée, elle fit de nouveau irruption dans la taverne comme si rien ne s’était passé. Le tavernier et ses employés la remarquèrent à peine. La scène précédente s’était passée si calmement qu’ils n’en avaient peut-être pas vraiment pris conscience. En tout cas, elle savait désormais où trouver Priam. Elle alla se planter devant l’entrée de la salle privée, bien décidée à patienter là jusqu’à ce qu’il sorte. Elle n’était pas une enfant idiote et capricieuse qui harcelait un chef de clan pour son bon vouloir. Elle était consciente du statut et des obligations de ce dernier. Mais sa motivation à bénéficier de ses enseignements lui semblait d’une importance réelle. Elle devait devenir plus forte. Pas pour elle. Pour défendre l’Ipa, mais aussi son clan. Elle ne pourrait pas supporter de se ridiculiser lors de la future séance d’entraînement dans un lac, ni même de risquer que son secret soit découvert. Il lui fallait donc l’aide du Pankara. Et de toute urgence. Quant à ses instructeurs, pouvait-elle réellement leur faire confiance ? Il y en avait bien qu’elle appréciait, mais certains avaient de tout évidence des favoris… Elle ne pouvait pas non plus risquer qu’on la pense inapte à défendre l’Ipa ou à être l’une de ses apprenties pour cette raison. Rien qu’à cette idée, elle frissonna.

Elle se pencha vers l’ouverture de la salle pour essayer de voir où en était l’assemblée et si la réunion serait bientôt terminée. La conversation dont elle avait été spectatrice quelques minutes plus tôt lui laissait présager que oui et elle s’arma de patience pour le temps qu’il lui resterait à attendre. Elle en profita pour tenter de sécher rapidement ses vêtements. Puis, quelques hommes commencèrent à sortir de la salle pour aller se ravitailler directement au bar. Faisaient-ils une pause ? Avaient-ils terminé ? Sans attendre de réponse, Shirin en profita pour entrer. A peine l’avait-elle fait que la garde du corps fonça sur elle. Shirin l’évita avec adresse et contourna la table de l’autre côté pour se rapprocher du chef de clan. Il était seul, ne semblait pas occupé. C’était une occasion plus que parfaite ! Elle s’accroupit à son côté et leva les yeux vers cet homme intimidant avant de prendre la parole à voix basse. « Il ne s’agit pas seulement de moi, mais de la protection même de la paix. » Elle ne pouvait pas citer le nom de l’Ipa ainsi, tout haut, mais c’était implicite. « L’enseignement que vous pourriez m’apporter ne vous prendra que quelques minutes… » Elle se ravisa. Quelques minutes, c’était peut-être déjà trop aux yeux du Pankara. « A peine ! » Elle se redressa et se dépêcha avant que la garde du corps n’arrive de nouveau sur elle. « Je vous prie de bien vouloir m’accorder ne serait-ce qu’un bref instant. C’est vraiment important. Croyez-moi, je ne vous dérangerais pas sans raison... » Shirin tenta de transmettre toute sa détermination dans un regard. Priam ne pouvait quand même pas être le type de dirigeant étroit d’esprit soutenant uniquement l’apprenti de son clan. « Je ne suis peut-être pas Augias. Je ne suis pas une Pankara. Mais vous devez croire en ma sincérité. Je veux seulement apprendre, progresser, et vous êtes le mieux placé pour m’aider. »
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(#) Re: Vous êtes mon seul espoir • Priam  Ven 12 Jan - 23:51

Des yeux je vérifie que ma garde du corps fasse bien sortir l'apprentie de l'Ipa. Ces protestations sont soudainement étouffées lorsque la porte se referme sur elle. Je reporte mon attention sur le marchand de soie, peut-être s'attend t-il à une explication pour ce qu'il vient de se passer mais je n'avais aucun compte à lui rendre. Portant ma chope à mes lèvres, j'avale un peu de vin. Il n'est pas mauvais mais n'égale en rien ce que me propose Servan, le tavernier sengoli est sans doute le meilleur tavernier de toute l'Alliance. Et je ne pouvais aller en Sengoli sans passer par l'une des deux de ses tavernes. Cependant, je faisais bien attention à ne pas emmener Jack avec moi, le bougre m'avait fait rester une semaine de plus la dernière fois que je l'ai amené et ce, uniquement pour pouvoir gouter à tout les alcools de Servan.

Annabeth se replace derrière moi en silence, le marchand et ses acolytes seraient, j'en suis sûr, prêt à payer une fortune pour employer la garde du corps à ma place. Je repose ma choppe, désormais vide, sur la table. La pluie tambourinait sur le toit de l'auberge avec une telle intensité que l'on peut se demander comment se fait-il qu'elle n'est toujours pas percer les tuiles. Le gros marchand range le contrat signé dans une doublure de sa veste avant de me donner du "c'était un plaisir de faire avec vous". Je hais tout ces politiciens, marchands et autres personnages de la même veine. Ils sont tous imbus d'eux-même et profiteur, de vrais charognards. Un bon coup de masse bien placé, voilà tout ce qu'ils méritaient.

Les dignitaires passent tous la porte un par un et lorsque le dernier me lance un "bonne journée, je me contente de répondre par un grognement. Je jette un coup d’œil à ma chope vide, le bon rhum de Pankara me manque. Il faudra que je pense à prendre une ou deux bouteilles avec moi la prochaine fois que viens à la Citadelle. En voyant, Shirin pointé le bout de son nez dans la pièce Anna se jette sur elle mais l'adolescente lui passe entre les bras. Shirin s'accroupit à côté de moi puis commence à me supplier. D'un simple mouvement de la main je fais comprendre à ma garde du corps de la laisser parler, pour le moment. Je lève un sourcil lorsqu'elle dit qu'elle n'est ni Augias ni Pankara mais qu'elle a réellement besoin de mon aide. Si elle croit m'atteindre par les sentiments c'est raté, de plus même si c'était Augias qui se tenait à sa place je réagirais de la même manière.

- Je me suis déjà rendu dans ton clan de naissance par le passé, les Shisayos sont des gens forts sympathiques et travailleurs. Cependant, aucun ne m'a semblé être une pipelette ou du genre casse-pieds.

Sans un regard envers la jeune apprentie, je sort un nouvelle feuille à fumer puis la porte à mes lèvres avant de la déclarer. Je dégaine mon poignard d'un geste vif et rapide puis le plante dans la table, je sors un petit morceau de bois de ma poche de manteau. Puis, avec des gestes pratiqués tant de fois, je me mets à le tailler.

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